1
Connectez-vous pour écrire une réponse
Bonjour, pouvez-vous m'aider à répondre à une question de mon devoir maison.
Voilà j'ai trois textes celui d'Arthur Rimbaud "Alchimie du verbe"
un autre de E.Verhaeren Impressions qui débute par '"on part de la chose vue "jusqu'a "ténébreux et formidable" et un autre La Sphère de J.Supervielle.
Voici la question , expliquer les raisons du rapprochement de ces textes à l'aide d'exemple précis.
peut on dire qu'ils se rapprochent par le fait que l'auteur établit un voyage par l'esprit. Qu'il écrit tout ce qu'il ressent, il met ses émotions intérieurs...
Merci beaucoup.
Dernière modification par Jean-Luc (14/04/2008 16:37)
Bonjour voici les textes il est vrai que se sera plus clair de les avoirs.
La sphère
Roulé dans tes senteurs,belle terre tourneuse,Je suis enveloppé d'émigrants souvenirs,Et mon coeur délivré des attaches peureusesSe propage, gorgé d'aise et de devenir.Sous l'émerveillement des sources et des grottesJe me fais un printemps de villes et de montsEt je passe de l'alouette au goémon,Comme sur une flûte on va de note en note.J'azure , fluvial, les gazons de mes jours,Je narre le neigeux leurre de la MontagneAux collines venant à mes pieds de veloursTandis que les hameaux dévalent les campagnesEt comme un éclatant abrér des saisons,Mon coeur découvre en sois tropiques et banquisesVoyageant d'île en cap et de port en surpriseIl démêle un intime écheveau d'horizons.
Alchimie du verbe
À moi. L'histoire d'une de mes folies. Depuis longtemps je me vantais de posséder tous les paysages possibles, et trouvais dérisoires les célébrités de la peinture et de la poésie moderne. J'aimais les peintures idiotes, dessus de portes, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires ; la littérature démodée, latin d'église, livres érotiques sans orthographe, romans de nos aïeules, contes de fées, petits livres de l'enfance, opéras vieux, refrains niais, rythmes naïfs. Je rêvais croisades, voyages de découvertes dont on n'a pas de relations, républiques sans histoires, guerres de religion étouffées, révolutions de moeurs, déplacements de races et de continents : je croyais à tous les enchantements. J'inventai la couleur des voyelles ! - A noir, E blanc, I rouge, O bleu, U vert. - Je réglai la forme et le mouvement de chaque consonne, et, avec des rythmes instinctifs, je me flattai d'inventer un verbe poétique accessible, un jour ou l'autre, à tous les sens. Je réservais la traduction. Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges.
E.Verhaeren (Impressions)
On part de la chose vue, ouïe, tâtée,goûtée, pour en faire naître l'évocation et la somme par l'idée. Un poète regarde Paris fourmillant de lumières nocturnes, émietté en une infinité de feux et colossal d'ombre et d'étendue. S'il en donne la vue directe, comme pourrait le faire Zola, c'est -à -dire en le décrivant dans ses rues, ses places, ses monuments, ses rampes de gaz, ses mers nocturnes d'encre, ses agitations fiévreuses sous les astres immobiles, il en présentera certes, une sensation très artistique, mais rien ne sera moins symboliste.
Si, par contre, il en dresse pour l'esprit la vision indirecte, évocatrice, s'il prononce :<<une immense algèbre dont la clef est perdue<<, cette phrase nue réalisera, loin de toute description et de toute notation de faits, le Paris lumineux, ténébreux et formidable.
P.Reverdy, En vrac
La poésie est une transmutation de valeurs. Tant que cette transmutation n'a pas eu mieu, les choses restent ce qu'elles sont et les mots qui les représentent eux-mêmes restent tout simplement les mots qu'il sont, de simples signes qui attendent d'entrer en fonction. Seul celui qui est capable de cette opération magique a droit au titre de poète.
C'est pourquoi de vrais, il n'en existe pas tant. Il n'y a pas de choses, il n'est pas de mots plus poétiques les uns que les autres. Il en est de plus grossiers et de plus fins, mais de plus poétiques, point. Aucune chose, aucun mot ne recèle la moindre parcelle de poésie en soi. Tout est dans l'opération de l'esprit, du coeur du poète, de celui qui justement mérite d'être appelé poète, sur les choses à l'aide des mots et à travers les mots.
Bonjour, jenifer.
Il me semble que deux des textes parlent de ce qui est la poésie.
Les deux autres la sont!
Mais est-ce que et en quels éléments sont les deux poèmes des exemples qui illustrent ce dont parlent les deux premiers?
Y a-t-il même l'un des textes qui a les deux fonctions?
Quel est le métier d'un alchimiste de Verbe?
La sphère
Roulé dans tes senteurs,belle terre tourneuse,
Je suis enveloppé d'émigrants souvenirs,
Et mon coeur délivré des attaches peureuses
Se propage, gorgé d'aise et de devenir.
Sous l'émerveillement des sources et des grottes
Je me fais un printemps de villes et de monts
Et je passe de l'alouette au goémon,
Comme sur une flûte on va de note en note.
J'azure , fluvial, les gazons de mes jours,
Je narre le neigeux leurre de la Montagne
Aux collines venant à mes pieds de velours
Tandis que les hameaux dévalent les campagnes
Et comme un éclatant abrér? des saisons,
Mon coeur découvre en sois? tropiques et banquises
Voyageant d'île en cap et de port en surprise
Il démêle un intime écheveau d'horizons.
Alchimie du verbe
À moi. L'histoire d'une de mes folies.
Depuis longtemps je me vantais de posséder tous les paysages possibles, et trouvais dérisoires les célébrités de la peinture et de la poésie moderne.
J'aimais les peintures idiotes, dessus de portes, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires ; la littérature démodée, latin d'église, livres érotiques sans orthographe, romans de nos aïeules, contes de fées, petits livres de l'enfance, opéras vieux, refrains niais, rythmes naïfs.
Je rêvais croisades, voyages de découvertes dont on n'a pas de relations, républiques sans histoires, guerres de religion étouffées, révolutions de moeurs, déplacements de races et de continents : je croyais à tous les enchantements.
J'inventai la couleur des voyelles ! - A noir, E blanc, I rouge, O bleu, U vert.
- Je réglai la forme et le mouvement de chaque consonne, et, avec des rythmes instinctifs, je me flattai d'inventer un verbe poétique accessible, un jour ou l'autre, à tous les sens.
Je réservais la traduction. Ce fut d'abord une étude.
J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges.[/quote]E.Verhaeren (Impressions)
On part de la chose vue, ouïe, tâtée,goûtée, pour en faire naître l'évocation et la somme par l'idée. Un poète regarde Paris fourmillant de lumières nocturnes, émietté en une infinité de feux et colossal d'ombre et d'étendue. S'il en donne la vue directe, comme pourrait le faire Zola, c'est -à -dire en le décrivant dans ses rues, ses places, ses monuments, ses rampes de gaz, ses mers nocturnes d'encre, ses agitations fiévreuses sous les astres immobiles, il en présentera certes, une sensation très artistique, mais rien ne sera moins symboliste.
Si, par contre, il en dresse pour l'esprit la vision indirecte, évocatrice, s'il prononce :<<une immense algèbre dont la clef est perdue<<, cette phrase nue réalisera, loin de toute description et de toute notation de faits, le Paris lumineux, ténébreux et formidable.P.Reverdy, En vrac
La poésie est une transmutation de valeurs. Tant que cette transmutation n'a pas eu lieu, les choses restent ce qu'elles sont et les mots qui les représentent eux-mêmes restent tout simplement les mots qu'il sont, de simples signes qui attendent d'entrer en fonction. Seul celui qui est capable de cette opération magique a droit au titre de poète.
C'est pourquoi de vrais, il n'en existe pas tant. Il n'y a pas de choses, il n'est pas de mots plus poétiques les uns que les autres. Il en est de plus grossiers et de plus fins, mais de plus poétiques, point. Aucune chose, aucun mot ne recèle la moindre parcelle de poésie en soi. Tout est dans l'opération de l'esprit, du coeur du poète, de celui qui justement mérite d'être appelé poète, sur les choses à l'aide des mots et à travers les mots.
Dernière modification par JSC (14/04/2008 18:09)
Bonjour JSC je ne comprends pas votre réponse. Pouvez-vous m'expliquer vers ce en quoi vous voulez en venir.
merci beaucoup
au revoir.
Je me permets de répondre en espérant expliquer ce qu'a voulu dire JSC (mais il peut me reprendre !)
Il me semble que deux des textes parlent de ce qui est la poésie.
Les deux autres la sont !
= les deux autres sont la poésie, poésie à l'état pur, écrite par et pour elle-même
Mais est-ce que et en quels éléments sont les deux poèmes des exemples qui illustrent ce dont parlent les deux premiers ?
JSC, tu as branché ton traducteur automatique ? 
En quoi, et par quels éléments, les deux derniers poèmes sont-ils des exemples qui illustrent ce dont parlent les deux premiers
Y a-t-il même l'un des textes qui a les deux fonctions ?
Fonction poésie par et pour elle-même et autre fonction : parler de ce qu'est la poésie
Quel est le métier d'un alchimiste de Verbe ?
Là il faut se référer à la conception de la poésie selon Rimbaud. (Transmutation pour Reverdy)
Bonjour, Léah!
Je te remercie de m'avoir rendu plus compréhensible!
C'est exactement ça!
Bonjour!!!!
Merci de m'avoir expliqué c'est beaucoup plus clair à présent!!
merci encore et au revoir.
Connectez-vous pour écrire une réponse
1