Terrible solitude, ils s'agitent tous et seul, comprenant enfin, seul il regarde. Il parlent, se taisent, parfois regardent et souvent ne voient rien. Il y a aussi ces tours, grises et froide, comme des cercueils, des boites. Elles sont là, et souveraines appuient de leur unique pied sur les têtes des ombres.
Seul, les entrailles, les méandres, les tubes et les canaux, de cette ville sous la nuit je n'ai voulu connaître. Je savais tout avant, comment parler, comment se taire, comment regarder sans ne jamais rien voir. Comment plier l'échine, comment fouiller de mes pas les entrailles des géants gris. Mais une chose est survenue.
Le souvenir est brumeux, à peine dévoilé. Juste un soupçon, une fragance, une effluve, un monceau, un morceau, un éclat, un éclair, une lame...une lame.
Je vois un couloir vide, où les néons tracent de longues avenues. Je sens sous mes jambes, la rudesses du sol ; le béton des immeubles. Je hume dans l'air le parfum de l'inodore, du non-parfum. Je suis là, je ne suis pas et je suis sans faire attention la route que certain on cru bon de choisir pour moi.
Et puis un changement.
C'est comme une musique. Un tintement, un claquement léger, fluet, ridicule presque dansant. Je crois sentir une silhouette, elle n'est pas grise et cela change tout.
Elle surgit.
Et je sombre.
J'aime bien mais j'aurais préféré ne pas voir annoncer le changement: cela brise l'ambiance du texte.
Commençons par le début... Peut être la chute est-elle trop brutale?
Ce qui me paraît néanmoins logique, puisque je pense que c'est ce que tu as voulu exprimer... Mais je pense qu'il faudrait l'étoffer un tout petit peu.
Ensuite, je trouve ton texte très "personnel", dans le sens ou tu exprimes des choses que toi seul(e) peut comprendre, pour ne nous laisser que la forme, que ce que notre vécu peut nous faire comprendre, -ce qui est aussi une des facettes de l'écriture -.
Il ne faut pas se leurrer, ton texte est sombre et sûrement encore à travailler, mais je pense que tu tiens quelque chose! ^^
Peut être aussi devrais-tu retravailler ta ponctuation, sauf si ce sont des fautes de frappe, ainsi que l'orthographe.
Bref, je pense qu'il y a une "ambiance", que ton texte dégage réellement quelque chose, chose qui pourrait être un chouilla plus creusée, si tu le désires, après tout la décision n'appartient qu'à toi.
Enfin, j'apprécie le jeu des pronoms personnels, peut être un peu trop répétitifs par moments.
J'espère avoir pu t'être utile.
En tout cas, continues à écrire. 
"Je suis là, je ne suis pas et je suis sans faire attention la route que certain on cru bon de choisir pour moi."
C'est une phrase qui m'a laissé perplexe, mais sinon c'est vrai que tu tiens quelque chose, surtout quand tu insistes sur l'insipide de cette ville qui t'oppresses...
Luciiiiie a écrit :
"Je suis là, je ne suis pas et je suis sans faire attention la route que certain on cru bon de choisir pour moi."
C'est une phrase qui m'a laissé perplexe, mais sinon c'est vrai que tu tiens quelque chose, surtout quand tu insistes sur l'insipide de cette ville qui t'oppresses...
Je suis sans Etre et je poursuis une route que d'autre on tracé.
Pour ce qui est du coté personnel, pas vraiment en fait. C'est de la pure invention. Avec le "Je", je cherche juste à m'éloigner du "Nous", du "Il", de l'Autre en quelque sorte. Le texte porte sur notre raport avec le monde, avec l'autre et des enjeux de ce raport, des changements qui peuvent se produire.
Trop sombre, sans doute, je vais retravailler ça dans l'instant, nous verrons ce que sa donne
.
Je est un homme, une femme, un être qui marche dans la masse, dans le fleuve. Je poursuit une route, autour des cercueils de béton qui sont les souverains gardiens des secrets de son siècle. Je ne connais pas les tours, il ne fait que les subir, supportant le fardeau de leur unique pied sur son échine déjà courbé par le temps.
Je n'est qu'un homme, qu'une femme, qu'un être, dans l'inconnu de la ville. Je savais avant, comment se taire, comment parler, comment regarder, et subir, sans ne jamais rien voir, ne jamais rien dire. Je est Nous, n'est que nous et nous ne sommes que Je, sans plus. Je n'est rien que ce vide immense, que cette grisaille, cette brume, cette ville et ces tours qui de leurs pieds altiers nous enfonce dans notre inexistence. Nous sommes une ville et Je disparaît.
Mais Je, un jour comme les autres, au sein même des Tours, dans leur ombre noires, dans leurs indifférents regards, rêve. Je ne se souviens plus, sa mémoire est de brume et seul des fragances, des soupçon, des effluves, des monceaux, des morceaux, des éclats, des éclairs, des lames...une lame, surviennent.
Je regarde un couloir vide, des néons tracent de longues avenues. Je sens sous ses jambes, la rudesse du sol et Je crois comprendre (et cela est déjà beaucoup) que c'est la dureté de la Tour qui sens sous ses pieds. Je hume, un parfum, parfum de l'inodore, parfum de l'inexistant, parfum de la ville et de la grisaille des autres Je, Je saisi le non-parfum de soi-même. Puis Je commence à être là, puis être, c'est lent et douloureux. Je avance maintenant dans le couloir, Je sens une chaleur, Je se regarde dans le sol et Je se vois et Je apprend le je.
Puis vient le son. Claquement léger, fluet, ridicule et presque dansant. Son d'outre-couloir, en d'autre région éloigné de Je, mais Je veut savoir et tout s'ébranle, ses pieds touchent le sols parce que Je le veut. Je le veut !
Le claquement est plus fort. Une odeur, un parfum d'existence. Des renflements d'airs ondulant. Je marche, cours vers le détour du couloir. Je y arrive quand :
Elle surgit.
Et Je sombre.