#1 10/04/2008 16:20

nicodu59390
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Entraide scolaire et méthode Balzac, Le Cousin Pons, chapitre XII : le portrait de Madame Cibot

Bonjours à tous ! j'ai un commentaire sur le chapitre XII du Cousin Pons, plus particulièrement le portrait de Mme Cibot. La partie qui doit être utilisé pour ce commentaire le chapitre XII, de la ligne 29 à la ligne 46. Je dois le rédiger selon 3 axes :
  - un portrait élogieux
  - des effets de distorsion
  - le regard du narrateur sur son personnage
Côté portrait élogieux, j'ai trouvé les éléments qui concernait cet axe. J'ai plus de difficultés pour les effets de distorsion et pour le regard. Pourriez-vous m'aider, me donner des coups de pouces s'il vous plaît ?
Merci à l'avance pour avoir prêté attention à ce message.


Bonjour,
Nous n’avons pas tous les textes littéraires sous la main. La version numérique de votre texte est peut-être disponible sur Internet. Avez-vous vérifié ?
Si vous trouvez l’extrait que vous devez étudier, merci de le recopier dans votre message.

voici l'extrait à commenter :
Madame Cibot, ancienne belle écaillère, avait quitté son poste au Cadran-Bleu par amour pour Cibot, à l’âge de vingt-huit ans, après toutes les aventures qu’une belle écaillère rencontre sans les chercher. La beauté des femmes du peuple dure peu, surtout quand elles restent en espalier à la porte d’un restaurant. Les chauds rayons de la cuisine se projettent sur les traits qui durcissent, les restes de bouteilles bus en compagnie des garçons s’infiltrent dans le teint, et nulle fleur ne mûrit plus vite que celle d’une belle écaillère. Heureusement pour madame Cibot, le mariage légitime et la vie de concierge arrivèrent à temps pour la conserver ; elle demeura comme un modèle de Rubens, en gardant une beauté virile que ses rivales de la rue de Normandie calomniaient, en la qualifiant de grosse dondon. Ses tons de chair pouvaient se comparer aux appétissants glacis des mottes de beurre d’Isigny ; et nonobstant son embonpoint, elle déployait une incomparable agilité dans ses fonctions. Madame Cibot atteignait à l’âge où ces sortes de femmes sont obligées de se faire la barbe. N’est-ce pas dire qu’elle avait quarante-huit ans ? Une portière à moustaches est une des plus grandes garanties d’ordre et de sécurité pour un propriétaire. Si Delacroix avait pu voir madame Cibot posée
fièrement sur son balai, certes il en eût fait une Bellone !

Dernière modification par nicodu59390 (11/04/2008 10:26)