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Bonjour à tous !
Voila je suis en seconde à Condorcet (Paris)
J'ai pas mal de difficultés à faire des commentaires, c'est pour cela que je viens demander de l'aide ici :
Voila l'extrait:
On a repris la route tous les trois donc.
« Je leur raconterai plus rien à l'avenir ! » que je me disais, vexé. Je voyais bien que c'était pas la peine de leur rien raconter à ces gens-là, qu'un drame comme j'en avais vu un, c'était perdu tout simplement pour des dégueulasses pareils ! qu'il était trop tard pour que ça intéresse encore. Et dire que huit jours plus tôt on en aurait mis sûrement quatre colonnes dans les journaux et ma photographie pour la mort d'un colonel comme c'était arrivé.. Des abrutis.
C'était donc dans une prairie d'août qu'on distribuait toute la viande pour le régiment, - ombrée de cerisiers et brûlée déjà par la fin de l'été.
Sur des sacs et des toiles de tentes largement étendues et sur l'herbe même, il y en avait pour des kilos et des kilos de tripes étalées, de gras en flocons jaunes et pâles, des moutons éventrés avec leurs organes en pagaïe, suintant en ruisselets ingénieux dans la verdure d'alentour, un bœuf entier sectionné en deux, pendu à l'arbre et sur lequel s'escrimaient encore en jurant les quatre bouchers du régiment pour lui tirer des morceaux d'abattis.
On s'engueulait ferme entre escouades à propos de graisses, et de rognons surtout, au milieu des mouches comme on en voit que dans ces moments-là importantes et musicales comme des petits oiseaux.
Et puis du sang encore et partout, à travers l'herbe en flaques molles et confluentes qui cherchaient la bonne pente. On tuait le dernier cochon quelques pas plus loin. Déjà quatre hommes et un boucher se disputaient certaines tripes à venir.
- C'est toi eh vendu ! qui l'as étouffé hier l'aloyau !...
J'ai eu le temps encore de jeter deux ou trois regards sur ce différent alimentaire, tout en m'appuyant contre un arbre et j'ai dû céder à une immense envie de vomir, et pas qu'un peu, jusqu'à l'évanouissement.
On m'a bien ramené jusqu'au cantonnement sur une civière, mais non sans profiter de l'occasion pour me barboter mes deux sacs en toile cachou.
Je me suis réveillé dans une autre engueulade du brigadier. La guerre ne passait pas.
Le manuel nous propose ce plan:
I/ Une langue originale
II/ Les relations entre les personnages
III/Une scène symbolique
Voilà, en attendant vos remarques avec impatience
Merci !
Dernière modification par Muriel H. (06/04/2008 16:17)
On parle de distribution de viande. Quels morceaux? Des côtes? Des rumstecks?
La pagaie de carcasses et le sans partout ne te rappellent pas une autre image?
Est-il facile à s'imaginer en guerre pendant l'été?
Pourquoi utilise-t-il ce genre de mots: barboter, dégueulasses, vomir?
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