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Bonjour,
Je suis entrain d'effectuer un commentaire de texte (et stylistique par la même ! ) sur une Fable de La Fontaine :
Le Cochet, le Chat et le Souriceau (VI, 5)
Je vous soumet mon vers dans son contexte:
Je le crois fort sympathisant
Avec Messieurs les Rats ; car il a des oreilles
En figure aux nôtres pareilles.
Je l’allais aborder, quand d’un son plein d’éclat
L’autre m’a fait prendre la fuite.
J'ai donc un souci de compréhension concernant la partie de ce vers que j'ai mis en valeur.
Est ce une tournure correcte au XVIIème siècle ?
Un effet stylistique est-il crée ?
Merci de votre précieuse aide.
De quel vers parles-tu ?
eva voudrait sans doute vérifier la position du COD l' dans
Je l’allais aborder, quand d’un son plein d’éclat
Dernière modification par JSC (05/04/2008 18:27)
Bonsoir !
* Je L’ALLAIS aborder…
Quant à l’historique de la place du pronom personnel dans une construction telle que ALLER + INFINITIF, Grevisse dit ceci :
En ancien français, le pronom complément de l’infinitif était placé DEVANT LE VERBE SUPPORT, quel que soit celui-ci.
Une distinction s’est peu à peu instaurée entre les verbes énumérés dans le 1° [voir, écouter, faire, laisser, envoyer, mener…] et les autres.
Au XVIIe siècle encore, Vaugelas écrivait : « Je ne le veux pas faire sera meilleur que je ne veux pas le faire, parce qu’il est incomparablement plus usité. »
Cela n’est plus vrai au XIXe et au XXe siècle, même chez les écrivains qui pratiquent fréquemment le tour ancien. [Fin de citation]
Effectivement, avec un verbe support tel que ALLER, l’usage ordinaire actuel met le pronom DEVANT L’INFINITIF :
* J’allais L’ABORDER.
Mais, dans la langue littéraire, on trouve encore le tour ancien. Grevisse fournit presque une page de citations, mais je me limite au verbe ALLER :
* Je pensais M’ALLER coucher. (Duhamel) -> aller ME COUCHER.
* Tonio S’ALLA coucher. (Vailland)
* Antoine Le Maistre S’ALLA construire un petit ermitage. (Daniel-Rops)
* Ils s’en échapperaient pour S’ALLER poser sur… (Sartre)
* Rien n’indiquait que ma vie S’ALLAIT jouer. (Ch. Rochefort)
* Comme sa fille à elle L’ALLAIT faire. (Yourcenar) -> allait LE FAIRE.
Merci beaucoup de cette réponse si rapide !!!
Encore merci

JSC a écrit :
eva voudrait sans doute vérifier la position du COD l' dans
Je l’allais aborder, quand d’un son plein d’éclat
C'est ce que j'ai pensé, mais il y a une autre construction peu courante dans ce passage
il a des oreilles En figure aux nôtres pareilles.
Edy, encore une fois 
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