#1 05/04/2008 18:02

eva001
22 message(s)
Entraide scolaire et méthode La Fontaine, Fables, V, 6 : Le Cochet, le Chat et le Souriceau - Question sur un vers

Bonjour,

Je suis entrain d'effectuer un commentaire de texte (et stylistique par la même ! ) sur une Fable de La Fontaine :
Le Cochet, le Chat et le Souriceau (VI, 5)

Je vous soumet mon vers dans son contexte:

Je le crois fort sympathisant
Avec Messieurs les Rats ; car il a des oreilles
En figure aux nôtres pareilles.
Je l’allais aborder, quand d’un son plein d’éclat
L’autre m’a fait prendre la fuite.


J'ai donc un souci de compréhension concernant la partie de ce vers que j'ai mis en valeur.
Est ce une tournure correcte au XVIIème siècle ?
Un effet stylistique est-il crée ?

Merci de votre précieuse aide.


(→ Message déplacé.)

 

#2 05/04/2008 18:20

Léah
10059 message(s)
Entraide scolaire et méthode La Fontaine, Fables, V, 6 : Le Cochet, le Chat et le Souriceau - Question sur un vers

De quel vers parles-tu ?


Tenir un seul cheveu dans sa main.
Y parvenir.
 

#3 05/04/2008 18:26

JSC
6030 message(s)
Entraide scolaire et méthode La Fontaine, Fables, V, 6 : Le Cochet, le Chat et le Souriceau - Question sur un vers

eva voudrait sans doute vérifier la position du COD l' dans

Je l’allais aborder, quand d’un son plein d’éclat

Dernière modification par JSC (05/04/2008 18:27)


La moralité moderne veut que l'on accepte les normes de son époque. Qu'un homme cultivé puisse les accepter me semble la pire des immoralités. (O. Wilde)
 

#4 05/04/2008 18:56

Edy
1431 message(s)
Entraide scolaire et méthode La Fontaine, Fables, V, 6 : Le Cochet, le Chat et le Souriceau - Question sur un vers

Bonsoir !

* Je L’ALLAIS aborder…

Quant à l’historique de la place du pronom personnel dans une construction telle que ALLER + INFINITIF, Grevisse dit ceci :

En ancien français, le pronom complément de l’infinitif était placé DEVANT LE VERBE SUPPORT, quel que soit celui-ci.
Une distinction s’est peu à peu instaurée entre les verbes énumérés dans le 1° [voir, écouter, faire, laisser, envoyer, mener…] et les autres.
Au XVIIe siècle encore, Vaugelas écrivait : « Je ne le veux pas faire sera meilleur que je ne veux pas le faire, parce qu’il est incomparablement plus usité. »
Cela n’est plus vrai au XIXe et au XXe siècle, même chez les écrivains qui pratiquent fréquemment le tour ancien. [Fin de citation]

Effectivement, avec un verbe support tel que ALLER, l’usage ordinaire actuel met le pronom DEVANT L’INFINITIF :
* J’allais L’ABORDER.
Mais, dans la langue littéraire, on trouve encore le tour ancien. Grevisse fournit presque une page de citations, mais je me limite au verbe ALLER :
* Je pensais M’ALLER coucher. (Duhamel) -> aller ME COUCHER.
* Tonio S’ALLA coucher. (Vailland)
* Antoine Le Maistre S’ALLA construire un petit ermitage. (Daniel-Rops)
* Ils s’en échapperaient pour S’ALLER poser sur… (Sartre)
* Rien n’indiquait que ma vie S’ALLAIT jouer. (Ch. Rochefort)
* Comme sa fille à elle L’ALLAIT faire. (Yourcenar) -> allait LE FAIRE.

 

#5 05/04/2008 19:11

eva001
22 message(s)
Entraide scolaire et méthode La Fontaine, Fables, V, 6 : Le Cochet, le Chat et le Souriceau - Question sur un vers

Merci beaucoup de cette réponse si rapide !!!
Encore merci

 

#6 05/04/2008 20:47

Léah
10059 message(s)
Entraide scolaire et méthode La Fontaine, Fables, V, 6 : Le Cochet, le Chat et le Souriceau - Question sur un vers

JSC a écrit :

eva voudrait sans doute vérifier la position du COD l' dans

Je l’allais aborder, quand d’un son plein d’éclat

C'est ce que j'ai pensé, mais il y a une autre construction peu courante dans ce passage
il a des oreilles En figure aux nôtres pareilles.

Edy, encore une fois