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Galain a écrit :
Ne pouvons nous pas trouver des fondements rationnel dans certaine de nos peurs ?
Essaye toujours.
Je veux dire, le fait que nous agissions de façon instinctive face à la peur, le fait que la peur soit "viscérale", ne veut pas dire que les raisons de cette peur sont irrationnelle.
- Et si la peur était une réaction, une réalisation, une représentation de nos instincts?
- Est-ç'un fait que la peur est viscérale (que veux-tu dire par là?)
- L'utilisation du subjonctif exprime un doute....
- "irrationnelle j'ai pris d'une contribution (de gaëlle, je crois): ce n'est pas forcément mon avis.
Ainsi, la peur que nous pourrions éprouver durant une bataille, un bombardement, ou je ne sais quoi d'autre mettant notre vie en danger,
Ah, non! Tu as été bombardé, toi? Tu as participé à une bataille? Ta vie a été en danger?
La réflexion peut imaginer des situations, mais ne peut pas obligatoirement en projeter notre réaction.
n'est-elle pas que l'expression instinctive d'une analyse inconsciente de Nous-même face au danger ?
J'aime mieux cela.
Mais alors, bonjour la psychologie.
Comme disait Barbey d'aurevilly dans son Du Dandysme ou de George Brummel : "la terreur est le plus beau des sentiments" ; et comme tout artiste, je recherche le beau. La terreur est le sommet de la Beauté parce qu'elle pousse au frisson que voulait déjà Aristote pour définir la tragédie - je revendique l'invention ou la découverte d'un nouveau registre dans la littérature, le registre du Saint Frisson. Et ensuite, parce que ressentir le délicieux frisson en étant en sécurité est une expérience sur l'identité qui va bien au delà de la série B de comptoir.
A la question : "quelle est ta plus grande peur ?" je réponds "n'avoir peur de rien" ; ceux qui n'ont peur de rien sont des croquemitaines, des monstres, des serial killers, tout ce que tu veux. Le cinéma de terreur ravive donc notre propre identité. Il nous construit en nous déconstruisant un moment, le temps d'un film.
La peur construit notre identité comme l'affirmait déjà Lovecraft dans son Essai sur le surnaturel dans la littérature d'horreur.
Ensuite, j'ai des convictions religieuses : et j'appelle saint frisson le moment où dans un film je ressens la peur, je perds mes repères, ma confortable réalité, "excrément de l'esprit" selon Artaud. Le saint frisson permet aussi de toucher une divinité, mais je n'irai pas au-delà...
Et je signe : le gothique est la plus belle expression dans l'art écrit, pictural, car il passe par la transgression pour justifier le divin. Je suis spécialisé dans le film de terreur. Pas d'horreur qui souvent l'associe. L'horreur, art de la démonstration repose sur l'art graphique et le dégoût. La terreur est un art de la dissimulation. Il m'intéresse plus car il dit plus qu'il ne montre.
Dernière modification par Jérémy (27/06/2008 12:29)
Moi j'ai seulement peur de l'inconnu. Je comprend mieux pourquoi certaines personnes se rassurent à travers un Dieu. Mais j'ai du mal à me forcer, car se serait me mentir à moi même et me tromper.....
Sinon j'ai aussi peur de l'échec.Je crois que c'est la ma plus grande peur: Ne pas y arriver..... Pourtant on ne me met pas spécialement la pression. Pourtant j'ai peur d'échouer. Surtout au niveau professionnel ou je suis toujours un peu perdu (Hypokhâgne option ciné l'année prochaine, mais pour quoi faire???) et c'est la que mes deux peurs se rejoignent. Je ne sais pas ce que je vais devenir et j'ai peur de ne pas devenir celui que je voudrais être..........
Ce que j'ai écrit n'a pas grand chose de Philosophique. Mais je pense avoir répondu à la question de départ..........
Selim a écrit :
Moi j'ai seulement peur de l'inconnu. Je comprend mieux pourquoi certaines personnes se rassurent à travers un Dieu. Mais j'ai du mal à me forcer, car se serait me mentir à moi même et me tromper.....
Bonne réflexion Selim, je partage ton avis.
un peu de psychologie dans ce forum de philosophie...
j'ai peur de ne pas réussir à trouver le bonheur, d'être en train de me forger avec mes études un avenir qui ne me correspond pas, mais peur pour autant de quitter la voie traditionnelle des études maintenant même si je veux m'échapper de la voie toute tracée de l'existance sédentaire, monotone et banale ; de mourir sans avoir rien changé de grand dans le monde, d'être inutile, d'avoir été un homme parmi tous les autres. J'ai peur de ne comprendre qu'à la fin de ma vie ce que j'aurais pu faire pour être heureuse , et de ne pas avoir de deuxième chance malheureusement.Il me semble que toutes mes peurs sont vouées à se réaliser pourtant.
Des peurs centrées sur mi-même je m'en rend compte.
A plus large échelle j'ai peur que le progrés ne finisse par tuer l'humanité entière, peur d'un monde sans nature, un monde copmplètement déshumanisé en somme.
Dernière modification par socitmo (20/07/2008 15:44)
j'ai peur que tu ne dise ça en réaction à ce que j'ai écrit JSC 
Dernière modification par socitmo (20/07/2008 15:48)
Pas uniquement toi, socitmo!
Mais certainement ce fil n'a rien de philosophique.
socitmo a écrit :
j'ai peur (...) d'avoir été un homme parmi tous les autres. J'ai peur de ne comprendre qu'à la fin de ma vie ce que j'aurais pu faire pour être heureuse
Tu as l'air en effet bien perdu(e)
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