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Pour JSC,
Térence était romain et ses comédies étaient inspirées des comédies grecques (la nea comoedia). Il a écrit de la comédie palliata (le pallium étant un vêtement grec).
Merci, Polo. J'avais maintenant trouvé le texte en latin avecune traduction française.
Alors pourquoi un titre en grec? Hommage?
Zut! nous sommes HS.
Encore une fois.
JSC a écrit :
Merci, Polo. J'avais maintenant trouvé le texte en latin avecune traduction française.
Alors pourquoi un titre en grec? Hommage?
Zut! nous sommes HS.
Encore une fois.
Pour mieux ancrer ses pièces dans la réalité grecque. Il a par exemple écrit une pièce qui s'appelle "Les Adelphes". Or, ça vient du grec. Pareil pour les noms des personnages, les décors etc. La comédie palliata est une sorte de réécriture de la nea comoedia grecque (Ménandre par exemple).
Si vous voulez continuer à discourir de cet intéressant sujet, l'endroit idéal est le forum “Langues anciennes” 
je pensait mettre donc
L’Héautontimorouménos de Baudelaire.
En grec, cela signifie : « Le bourreau de soi-même ». Ce poème est dédié à une femme. C’est un fantasme, il n’est pas boucher. Les comparaisons sont des fantasmes. Les métaphores sont le « réel ». Il s’identifie à ce qu’il est. Il est le bourreau de lui –même. Il se torture lui-même.
Dans la première partie, il parle à quelqu’un (je, te).
Dans la 2nd partie, il parle à lui-même (je).
Les anaphores de « je » sont plus fortes dans la 2nd partie.
Temps des verbes : 1ère partie : futur
2nd partie : présent
1ère partie : verbes d’action
2nd partie : verbes d’état
Dans les métaphores, il dit qu’il est : « Je suis la plaie et le couteau », il se torture lui-même.
Il y a le désir de frapper une femme mais il se frappe lui-même. Il y a une antithèse.
Comparé : je et comparant : la plaie et le couteau ( le comparant est une antithèse)
« Faux accord » est un oxymore.
Il y a une idée de dualité dans la 2nd partie, dans le comparant.
Le mélancolique s’identifie à l’objet d’amour qu’il a perdu. L’identification est la figure dominante chez Baudelaire. La souffrance infligée à soi-même se substitut au désir de faire souffrir l’autre. Il se fait souffrir pour la faire souffrir. Analogie de la mélancolie chez Freud et du spleen chez Baudelaire. La structure du poème le démontre. Le désir n’existe qu’en tant que fantasme : les verbes sont au futur et il n’y a que des comparaisons.
Violences à l’encontre de soi-même.
La duplication des comparants (2nd partie) est simultanée avec la disparition des pronoms et adjectifs de la 2ème personne. Cela montre que l’autre est en soi.
Il y a des coïncidences entre l’interprétation et l’aspect formel. L’aspect poétique doit primer dans le poème. Les poses phoniques sont les fins de vers, milieux de vers…
1ère partie ( 3 premiers quatrains) :
Structure grammaticale : 6 vers et 6 vers.
2 phrases de 6 octosyllabes, chacune est structurées par 2 comparaisons.
Elles sont motivées par l’absence de sentiments (colère, haine) Cela réunit les 2 comparaisons.
Moïse frappe pour donner de l’eau à son peuple assoiffé.
Paupière se substitut à rocher.
Sahara se substitut à Sinaï.
C’est un désert intérieur. Cela symbolise le désinvestissement. C’est une projection sur le monde extérieur de l’absence de désir.
Analogie boucher/Moïse. Il y a un double paradoxe. Le boucher connote le sadisme.
Les Hébreux sont dans le Sinaï pour rejoindre la Terre Promise. Ils meurent de soif. Moïse frappe le rocher 2 fois.
Le spleenétique est sans affect, sans désir et sans haine. Il meurt d’absence de désirs. La fonction du coup est de ramener le désir (sadisme) pour lui faire atteindre la terre promise du désir. Mais la terre promise est inaccessible.
Pleurs/large (« salés comme la mer »)
Le thème du voyage est omniprésent chez Baudelaire. On cherche l’idéal. C’est une image romantique.
- Il y a un espace aérien : l’esprit est libéré des contraintes de la matière, monde de l’art, religion, une des figures de l’idéal sous la forme spirituelle.
Espace tellurique (terre, pierre) montre l’enfermement, l’angoisse, la mort. Ils sont associés au monde du spleen.
L’espace marin est un idéal érotisé.
Il y a un rapport conflictuel entre moi et le monde extérieur.
Le monde extérieur est persécuteur à cause de la projection. Le mélancolique s’enferme lui-même.
L’image du désert de pierre montre le désinvestissement.
Dans un univers idéal ( espace marin), il y a toujours fusion ( spirituelle ou avec une femme)
(Voir « La Chevelure », « Parfum exotique »)
Le thème du voyage est omniprésent : il ne part jamais. S’il part, il est déçu.
Cela ne marche pas à cause de la mélancolie. Ce que l’on cherche est ce que l’on a perdu et que l’on veut retrouver. Ce que l’on trouve n’est pas ce que l’on cherche. Il cherche quelque chose qu’il a vécu enfant. C’est ce qui est arrivé à Baudelaire.
Il fait une grande crise d’adolescence, il est très provocateur, sa mère se remarie avec un général (un bourgeois). Il fait scandale. Il vient d’attraper la vérole. On l’envoie faire un voyage. Il ne parle pas, il est sinistre avec tout le monde. Il arrive à l’île Maurice. Il a dragué la femme de son frère. On le renvoie en France. Il raconte qu’il est allé aux Indes. C’est une retrouvaille avec l’idéal. Il raconte tout ça dans les bistrots.
Ce sont les pleurs qui sont censés faire le voyage. Les coups qu’il donne à la femme doivent ranimer le désir. C’est comme si le cœur se mettait à vibrer (« comme un tambour qui bat la charge »).
2ème partie :
C’est la réalité.
Le monde = « divine symphonie ».
Une symphonie, c’est harmonieux : tout mal est compensé par un bien.
Divine : le monde a été crée par Dieu.
« Faux accord » : c’est une dissonance. ( diabolicus in musica)
« Grâce à » : locution prépositive.
Il fait preuve d’ironie.
Il y a l’idée de dévorer. Ce n’est pas immoral C’est une ironie qui est tournée contre soi (mélancolie)
« Poison noir » fait allusion à la théorie des 4 humeurs.
Il y a 4 liquides dans le corps, 4 humeurs :
le sang qui véhicule l’énergie
la lymphe, la fatigue
la bile
la bile noire = mélancolia
Il faut 1 équilibre mais il y a toujours 1 dominante.
Baudelaire est un faux accord dans le monde poétique de son temps. Chez lui, la mélancolie est cruelle.
« Mégère » : la furie qui poursuit le mélancolique. Une femme le persécute. La mégère devient lui-même, il a des remords.
Le 6ème quatrain illustre le titre. C’est le plus étonnant.
Le vampire : image de la mélancolie qui dévore. Le poète est le vampire de son cœur.
« Abandonnés » : image de l’abandon qui revient dans le spleen.
« rire » : substitution de rire à enfers.
Métonymie : la relation comparant /comparé est contiguë. ( ex : le toit-> la maison)
(Voir « De l’essence du rire », Baudelaire)
Le Christ ne rie jamais. Au paradis terrestre, les hommes ne rient pas et ne pleurent pas. Le rire est satanique, le sourire aussi. L’orgueil satanique se cacherait, l’envie et la joie maligne aussi. Nous supportons mal le bonheur d’autrui mais nous supportons très bien le malheur d’autrui.
C’est une métonymie puisque le rire est satanique.
Dernière modification par thelodie (04/04/2008 22:54)
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