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Chose a écrit :
-la pédophile n'est pas une maladie incurable, du moins pas dans tous les cas.
Bouh ! Tu m'excuseras d'avoir souligné une partie de ta phrase, mais c'est justement la petite réserve qui fait tomber toute la théorie... C'est bien des cas éventuels d'incurabilité que Charmed-girl parlait, et non des autres, ce me semble. Amicalement 
Sinon, à moi, à moi ! ... Je me contenterai de partager l'opinion du Prince, alias Idiot, de Dostoïevski, parce que quand les raisonnements ne peuvent plus rien pour nous, c'est la littérature qui nous sauve. J'ai un ami qui, de cette façon, a un jour accordé son concours à l'un de nos bouillonnants débats d'idées sous forme surréalistico-poétique. C'était parfait.
la nature humaine à le privilège d'être doué d'intelligence et de par sa nature est digne.. en cela je pense que la peine de mort est un sujet sur lequel personne ne peut se prononcer..
un homme qui tue ou qui commet un acte inhumain comme la pédophilie, le viol .. serait d'autant plus puni par un emprisonnement à perpétuité que la mort, enlever la vie à quelqu'un n'est pas permis cependant le punir séverment, cela l'homme peut y prétendre et c'est même un devoir..
hopeless
Dernière modification par Tyagin (09/04/2008 23:46)
Comment peux-tu affirmer qu'il n'y a pas de dieux ? selon quel savoir ?
Tu ne peux pas non plus dire que l'Arabie Saoudite ou l'Iran sont plus favorables à la peine de mort que les USA, car tu ignores, vu la pression qu'on exerce sur ces populations, ce qu'ils pensent vraiment. Tu as vu beaucoup d'interviews des habitants de ces pays et où ils s'expriment librement ? Certainement pas.
Charmed-girl a écrit :
1. De quel droit un être humain peut-il juger de vie ou de mort sur un autre être humain ?
2. On ne devrait s'occuper que de soi-même, et ne décider que de sa propre vie et de sa propre mort.
1. Du même droit que se donne l'Homme à juger tout comportement de son prochain. Du même droit qu'il élabore un système judiciaire censé à répondre aux besoins de la Justice. Du même droit qu'il détermine les peines "approprées" à chaque infraction de la Loi.
Ces dernières incluent la privation de la liberté d'un criminel en opposition directe aux Droits de l'Homme, ou de lui infliger une amende (NB amender a le sens aussi d'améliorer, corriger) ce qui est lui priver de ses biens, donc apparenté au...vol!
2. Vivre seul dans une boule isolante n'est pas la meilleure réponse à la tendance naturellement grégaire de l'Homme et d'ailleurs de beaucoup d'animaux. Les érmites sont rarement autosuffisants.
même voltaire, Marx, Lénine pensaient qu'il y avait un dieu.. en effet il est quasiment impossible de nier l'existence de dieu car rien que le fait de savoir que "je suis" relève une foultitude de questions dont "quelle est ma cause efficiente? quelle est la cause première du monde?" la théorie du big-bang a été refusée par la plupart des scientistes..
tout philosophe se pose la question de savoir pourquoi le monde existe et comment est-il apparut.
Tu sais, aujourd'hui si tu parles à un homme de Dieu, tout de suite il te répond que ce n'est que pure fiction et qu'un être divin n'existe pas, mais c'est en simple réaction au christianisme, les gens ont peur de toute forme de contradictions, de choix , de combat contre la perversion et du conformisme
Merci, m-m, pour la mention d'un des "Lumières" ; ça fait un moment que j'ai cherché la citation suivante en faveur de la peine de mort et sur le 'statut social' d'un criminel.
Jean-Jacques Rousseau écrit dans Le Contrat Social en 1762
D'ailleurs tout malfaiteur attaquant le droit social devient par ses forfaits rebelle et traître à la patrie, il cesse d'en être membre en violant ses lois, et même il lui fait la guerre. Alors la conservation de l'État est incompatible avec la sienne, il faut qu'un des deux périsse, et quand on fait mourir le coupable, c'est moins comme citoyen que comme ennemi.
Il serait difficile à trouver dans les écrits de Locke, Montesquieu, Kant et Hegel des arguments contre la peine de mort.
Faire 'exception' pour le viol, la pédophilie, les 'sérial killers', les assassins d'enfants est de rentrer dans la politique du Front National. Par ailleurs, c'est hiérarchiser des abominations en essayant de leur attacher un système de valeurs, qui n'est basé que sur des réactions à fleur de peau, donc subjectives.
Pour moi, il y a des autres exceptions (la compassion et compréhension données aux conducteurs qui tuent sur la route, les crimes de passion, la 'défense légitime' - très floue juridiquement ) qui me dépassent.
Dernière modification par JSC (09/04/2008 11:36)
marie-marthe a écrit :
Tu sais, aujourd'hui si tu parles à un homme de Dieu, tout de suite il te répond que ce n'est que pure fiction et qu'un être divin n'existe pas, mais c'est en simple réaction au christianisme, les gens ont peur de toute forme de contradictions, de choix , de combat contre la perversion et du conformisme
Je serai brève car on est en train de mettre un pied dans le hors-sujet, mais d'expérience, la majorité des personnes interrogées aiment à se déclarer agnostiques plutôt qu'appartenant au genre d'athéisme que tu décris. Le fait qu'on parle en France assez peu de religion dans la vie publique ne signifie pas qu'elle ait perdu tout ascendant dans la vie privée des Français. Et je ne parle même pas de ce qu'il en est dans d'autres pays ; pour avoir beaucoup d'amis Polonais, je peux t'assurer que pour la plupart, ils sont catholiques évidemment. Ce qui ne signifie pas, au reste, qu'ils n'aient pas de réflexion propre sur les dogmes de leur religion ou sur la foi elle-même.
À part cela, il n'est certainement pas impossible de nier l'existence de Dieu. Y compris grâce à des arguments irréfutables. Mais cela nous amène bien loin de la peine capitale, et mériterait sans doute un sujet propre.
Oui, pitié, ne statuant pas sur l'existence de Dieu! On arrive trop souvent à des affirmations qui se confinent dans une prétendue détention de "vérité", qui nous est pourtant impossible d'avoir.
Quant à la peine capitale, je considère les écrits de Victor Hugo comme une référence par rapport au statut de légitimité de celle-ci ("Le Dernier Jour d'un condamné", et d'autres argumentations contre la peine de mort que je n'ai pas réussi à retrouver sur le web
, mais c'est ultra connu.). Bon, je reconnais que c'est un peu facile de brandir les oeuvres de Victor Hugo, mais comme celui-ci n'avait pas encore été cité dans le débat (je crois), j'ai tenu à le faire.
Effectivement, ça serait un bon procédé de citer les arguments de VH contre la peine de mort. Quels sont-ils? {Je n'ai pas lu ce livre.}
Dernière modification par JSC (09/04/2008 17:38)
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