#1 14/03/2008 16:40

amandecmoi
1 message(s)
Entraide scolaire et méthode Apollinaire, La victoire : réflexions sur cet extrait

Bonjour à tous et à toutes,

je me permets de vous demander si vous aviez déjà étudier le poème d'Apollinaire, La victoire, car je dois faire un commentaire, sur l'extrait de « Ô bouche l'homme est à la recherche d'un nouveau langage » jusqu'à «  Je suis le ciel de la cité » mais je ne suis pas sûre de mes analyses. D'ailleurs , je n'ai trouvé aucun analyse, ou indication sur ce poème entier, sur Internet, à part le texte d'Apollinaire complet :
http://www.toutelapoesie.com/poemes/apo … ctoire.htm

Ô bouches l'homme est à la recherche d'un nouveau langage
    Auquel le grammairien d'aucune langue n'aura rien à dire

    Et ces vieilles langues sont tellement près de mourir
    Que c'est vraiment par habitude et manque d'audace
    Qu'on les fait encore servir à la poésie

    Mais elles sont comme des malades sans volonté
    Ma foi les gens s'habitueraient vire au mutisme
    La mimique suffit bien au cinéma

            Mais entêtons-nous à parler
            Remuons la langue
            Lançons des postillons
    On veut de nouveaux sons de nouveaux sons de nouveaux sons
    On veut des consonnes sans voyelles
    Des consonnes qui pètent sourdement
            Imitez le son de la toupie
    Laissez pétiller un son nasal et continu
    Faites claquer votre langue
    Servez-vous du bruit sourd de celui qui mange sans civilité
    Le raclement aspiré du crachement ferait aussi une belle consonne

    Les divers pets labiaux rendraient aussi vos discours claironnants
    Habituez-vous à roter à volonté
    Et quelle lettre grave comme un son de cloche
            À travers nos mémoires

    Nous n'aimons pas assez la joie
    De voir les belles choses neuves
    Ô mon amie hâte-toi
    Crains qu'un jour un train ne t'émeuve
                 Plus
    Regarde-le plus vite pour toi
    Ces chemins de fer qui circulent
    Sortiront bientôt de la vie
    Ils seront beaux et ridicules
    Deux lampes brûlent devant moi
    Comme deux femmes qui rient
    Je courbe tristement la tête
    Devant l'ardente moquerie
    Ce rire se répand
    Partout
    Parlez avec les mains faites claquer vos doigts
    Tapez-vous sur la joue comme sur un tambour
                                Ô paroles
              Elles suivent dans la myrtaie
              L'Éros et l'Antéros en larmes
    Je suis le ciel de la cité

En effet, je pense qu'Apollinaire, souhaite voir naître un nouveau langage, une nouvelle poésie qui n'existe pas encore. Il dit aussi qu'on parle, qu'on écrit selon les règles inscrites depuis toujours, mais lui, veut chambouler ce temps là. Il emploie un vocabulaire assez grossier avec les termes de « postillons », « pétent », « pets », « roter », ... Un champs lexical des sons, de la musicalité, lié aussi  au vocabulaire « grossier » peut-être aussi vu avec les « sons », répétés plusieurs fois, « bruit sourd », « rire », « tambour », ... Je trouve aussi qu'il évoque la guerre, vers la fin de l'extrait avec « le train », «  les chemins de fer », mais je ne suis pas sûre.

Merci d'avance pour tous renseignements sur « la victoire », ou sur l'extrait que j'étudie.

Bonne journée.


Bonjour,
♦ Assurez-vous d’envoyer votre message dans la bonne rubrique du forum en examinant leurs descriptifs.

(→ Message déplacé.)

(Message édité.)

Dernière modification par Muriel H. (14/03/2008 17:33)