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Bonjour à tous et à toutes,
je me permets de vous demander si vous aviez déjà étudier le poème d'Apollinaire, La victoire, car je dois faire un commentaire, sur l'extrait de « Ô bouche l'homme est à la recherche d'un nouveau langage » jusqu'à « Je suis le ciel de la cité » mais je ne suis pas sûre de mes analyses. D'ailleurs , je n'ai trouvé aucun analyse, ou indication sur ce poème entier, sur Internet, à part le texte d'Apollinaire complet :
http://www.toutelapoesie.com/poemes/apo … ctoire.htm
Ô bouches l'homme est à la recherche d'un nouveau langage
Auquel le grammairien d'aucune langue n'aura rien à dire
Et ces vieilles langues sont tellement près de mourir
Que c'est vraiment par habitude et manque d'audace
Qu'on les fait encore servir à la poésie
Mais elles sont comme des malades sans volonté
Ma foi les gens s'habitueraient vire au mutisme
La mimique suffit bien au cinéma
Mais entêtons-nous à parler
Remuons la langue
Lançons des postillons
On veut de nouveaux sons de nouveaux sons de nouveaux sons
On veut des consonnes sans voyelles
Des consonnes qui pètent sourdement
Imitez le son de la toupie
Laissez pétiller un son nasal et continu
Faites claquer votre langue
Servez-vous du bruit sourd de celui qui mange sans civilité
Le raclement aspiré du crachement ferait aussi une belle consonne
Les divers pets labiaux rendraient aussi vos discours claironnants
Habituez-vous à roter à volonté
Et quelle lettre grave comme un son de cloche
À travers nos mémoires
Nous n'aimons pas assez la joie
De voir les belles choses neuves
Ô mon amie hâte-toi
Crains qu'un jour un train ne t'émeuve
Plus
Regarde-le plus vite pour toi
Ces chemins de fer qui circulent
Sortiront bientôt de la vie
Ils seront beaux et ridicules
Deux lampes brûlent devant moi
Comme deux femmes qui rient
Je courbe tristement la tête
Devant l'ardente moquerie
Ce rire se répand
Partout
Parlez avec les mains faites claquer vos doigts
Tapez-vous sur la joue comme sur un tambour
Ô paroles
Elles suivent dans la myrtaie
L'Éros et l'Antéros en larmes
Je suis le ciel de la cité
En effet, je pense qu'Apollinaire, souhaite voir naître un nouveau langage, une nouvelle poésie qui n'existe pas encore. Il dit aussi qu'on parle, qu'on écrit selon les règles inscrites depuis toujours, mais lui, veut chambouler ce temps là. Il emploie un vocabulaire assez grossier avec les termes de « postillons », « pétent », « pets », « roter », ... Un champs lexical des sons, de la musicalité, lié aussi au vocabulaire « grossier » peut-être aussi vu avec les « sons », répétés plusieurs fois, « bruit sourd », « rire », « tambour », ... Je trouve aussi qu'il évoque la guerre, vers la fin de l'extrait avec « le train », « les chemins de fer », mais je ne suis pas sûre.
Merci d'avance pour tous renseignements sur « la victoire », ou sur l'extrait que j'étudie.
Bonne journée.
Dernière modification par Muriel H. (14/03/2008 17:33)
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