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je sais bien 
N'empêche, beaucoup de Nuit étoilée
Et la mer? (Et ne me parle plus de Charles Trenet!)
Et les flammes?
Je ne veux pas trop répondre : le demandeur est Hors charte, je ne suis pas supposée l'aider
Léah a écrit :
Pourquoi faut-il à tout prix y voir un tableau ? Rimbaud, allongé par terre, décrit ce qu'il voit
Je n'ai à aucun moment dit qu'il fallait y voir un tableau. Seulement, il peut être intéressant de faire des rapprochements (d'autant plus que Rimbaud a certainement vu le tableau).
Aussi, je ne pense pas qu'il s'agisse d'une vision allongé par terre, car Rimbaud, à l'époque du poème, était certainement à Londres (ou du moins dans une grande ville).
Par rapport à "mystique" et donc une vision d'un tableau qui ne serait pas très mystique... comme si quelqu'un qui faisait une étude sur la névrose, l'intitulant "névrose" devait être névrosé... Rimbaud n'a pas dit qu'il avait une vision mystique, il ne fait qu'intituler son poème "mystique".
Et puis Rimbaud veut ici créer des pièces purement poétiques, des enluminures. Ce n'est pas incohérent si jamais il s'est inspiré d'un tableau pour ce poème (comme point de départ), car quand on connaît un peu la litétrature, on voit que ça arrive assez souvent, de prendre une ... idée de départ sans pour autant en faire une "transposition"...
Dernière modification par eddie (13/03/2008 21:55)
eddie a écrit :
(d'autant plus que Rimbaud a certainement vu le tableau).
Rimbaud, à l'époque du poème, était certainement à Londres (ou du moins dans une grande ville).
Bonsoir, eddie.
Qu'est-ce qu'il te fait dire ça?
Où se trouve ce tableau en 1872?
Ce tableau n'a ni mer, ni flammes, nio bataille, ni talus......
La datation exacte des poèmes reste un mystère.
Et puis Rimbaud veut ici créer des pièces purement poétiques, des enluminures.
Non, pas purement quoi qu'il soit. On pourrait aussi dire "d'inpiration autobiographique" ou "à la recherche des couleurs" ou "la passion en poésie" ou "les méchantes grandes villes".....
"J'ai seul la clef de cette parade".
Eddie
En quoi le fait que Rimbaud était à Londres (fait d'ailleurs incertain car on ne sait pas exactement quand il a écrit ce poème) empêche-t-il qu'il soit allongé sur le sol ? je dois dire que j'ai du mal à te suivre !
Et puis... vu “le” tableau : quel tableau ?
Le tableau de Van Eyck conservé en Belgique (en 1872 peut-être déjà). Rimbaud était allé là bas avec Verlaine (la biographie est connue). Verlaine s'est ensuite converti au christianisme. La relation entre les deux (à distance) n'a pas été interrompue pour autant.
Regarde mieux le tableau. Encore une fois je ne dis pas qu'il s'en est inspiré, je dis qu'on peut y penser. Tu cites "J'ai seul la clef de cette parade" d'un autre poème, donc ne parlons plus de rien dans ce cas. Et puis cette référence est décontextualisée, et puis faut-il la prendre pour argent comptant... ?
Je n'ai pas dit (enfin, je crois) que le poème a été réalisé à Londres. Je sais très bien que ce recueil est très problématique, mais c'est possible qu'il l'ait été.
Pour le "allongé sur le sol", je croyais que Léah parlait de "ce qu'il voyait allongé sur le sol", et donc peut laisser penser à quelque chose de peu citadin, c'est tout, mais peut-être que j'ai interprété trop vite. Ca arrive aussi.
Oui, j'ai bien dit qu'il voyait la tête à l'envers (puisqu'il voit le ciel en bas)
En quoi un environnement citadin empêche-t-il d'aller s'allonger au bord de la Manche, ou sur les berges d'un fleuve ?
Le retable de van Eyck me paraît bien trop complexe par rapport au poème de Rimbaud... et il y manque pas mal d'éléments du poème
Je suis personnellement reconnaissant à Eddie de sa géniale ouverture. En effet on peut retrouver dans le poème de Rimbaud une correspondance à chaque élément du tableau des frères Van Eyck. C'est troublant !
JSC n'a pas su voir la mer : elle est sur la ligne d'horizon en trait bleuté discontinu, on peut même discerner une "conque", une échancrure arrondie comme la concha de San Sebastian. La bataille est une extrapolation des chevaliers (les ordres monastiques guerriers) peints sur la partie gauche séparée par une "arête"... C'est troublant.
Pour répondre encore à JSC, le polyptique n'a jamais quitté la cathédrale de Gand. Rimbaud a séjourné en Belgique et il a sans doute vu cette oeuvre.
Ce qui me gêne, c'est de ne voir dans ce poème qu'une transposition d'un tableau. Si Rimbaud l'a nommé Mystique, c'est qu'il voulait nous parler de SA mystique. De fait, il évacue toute référence à la foi catholique de son enfance pour lui substituer une expérience de voyant en superposant à l'organisation du tableau ce qu'il a expérimenté dans "Aube", un réveil émerveillé de vagabond dans la nature... C'est l'hypothèse que je formulerais.
Apparemment je ne le vois pas de la même façon ! ça ne me trouble pas du tout (mais l'hypothèse est intéressante)
et peut-on sans erreur affirmer que Rimbaud a vu ce tableau ? quelqu'un qui se rebelle contre le catholicisme n'entre pas dans les cathédrales....
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