#1 09/03/2008 17:40

aubin
1 message(s)
Autres littératures Millénium de Stieg Larson

A propos de Millenium de Stieg Larsson : la popularité de cette trilogie est surprenante. L’œuvre relève avant tout de l’apologie du politiquement correct. Aucun suspense, les issues sont connues dès les premières pages.
Les méchants sont des hommes, cruels, misogynes, homophobes en situations dominantes, lâches et couards en positions dominées. Pour parfaire le tableau, certains se voient affublés de sympathie nazie.
Les gentils sont des femmes, courageuses en toutes situations, émancipées, aux pratiques sexuelles modernes c'est-à-dire qu’elles consomment le sexe, hétéro,  bi, voire quelque peu sado-maso, comme le café.
Le profil de l’héroïne principale est caricatural au point d’en être pitoyable d’invraisemblance : d’une intelligence démesurée elle pénètre les disques durs des ordinateurs du monde entier, d’une force et d’une agilité hors du commun, en dépit de son 1,50 m et de ses 45 kgs, elle vient à bout, à mains nues d’ennemis mâles musclés et armés jusqu’aux dents ! Sa victoire finale sur le grand méchant géant blond aux yeux bleus laisse pantois.
Quant au héros officiel, il fait office de faire valoir. Sa seule particularité étant de mettre dans son lit toutes les femmes que ces aventures lui font croiser. Il avoue avec gêne n’être qu’hétérosexuel, ce qui reconnaît-il est quelque peu « matcho ».
Cette trilogie comporte un bon millier de pages. Elle aurait pu, sans dommage aucun, être ramenée à deux cents pages. Lire une page sur trois ne ferait rien perdre au lecteur tant les redondances sont nombreuses.
Je n’ai lu que la version française. Je ne me prononcerai donc pas sur la qualité de la traduction (je maîtrise très bien la langue suédoise). Je note cependant que les traducteurs ont reproduit littéralement le tutoiement (le vouvoiement, dans la langue suédoise, n’est plus utilisé depuis un bon demi siècle). Il en ressort une impression de familiarité déplacée dans la version française. Pour mieux comprendre mon propos, imaginez un ouvrage traduit de l’anglais dans lequel le traducteur aurait transcrit le vouvoiement systématique ! Enfin, la mise au pluriel du substantif « alternative », utilisée en suédois mais non en français dénote des limites certaines de ces traducteurs quant au bon usage du français.

#2 07/04/2008 14:12

Gaëlle
Autres littératures Millénium de Stieg Larson

JE suis totalement d'accord. Ce tutoiement en est presque dérangeant. L'apothéose c'est quand l'avocat commence à tutoyer le juge, j'ai failli m'étouffer. Le premier volume est plutôt pas mal, je dois avouer qu'il m'a emporté malgré une écriture plutôt lourde et des détails souvent inutiles. Mais alors le tome 2 et 3 j'aurai mieux fait d'économiser les euros que j'ai mis dedans. Nul. Invraisemblable et sans saveur. Cette conspiration politique nationale couvert par l'internement d'une jeune fille de 13 ans ? et oui c'est quoi cette idée de l'avoir rendue invincible ? Et comment peut-on accepter des preuves de sources non citées dans un tribunal ? Incompréhensible. Et rendez nous de vrai traducteur ! pas des potiches qui se contentent de traduire littéralement. L'intéret est vraiment minime.

#3 02/05/2008 15:38

oursbleu
1 message(s)
Autres littératures Millénium de Stieg Larson

Je suis entièrement d’un avis contraire.

Je ne vois pas en quoi Millénium fait l’apologie du politiquement correct : Il décrit la société moderne telle que nous la vivons aujourd’hui : une société ou 99% des politiques et des grands patrons utilisent leur pouvoir et leur influence pour leur propres profits ou se protéger de leurs activités illégales. Il dénonce également, bien que l’un des principaux personnages en fasse lui-même partie, la responsabilité des médias dans l’interprétation des informations et leur avidité de vente et de scoop par tous les moyens. Certes, on retrouve un peu de politiquement correct, principalement chez le procureur Ekstrom par exemple, mais de là à dire que Stieg Larson en fait une apologie, il y a un fossé.
Si apologie, il y a, et encore c’est un grand terme, je dirais qu’il s’agirait de la femme ou de la condition de la femme. D’ailleurs on retrouve souvent des notes d’avant chapitre (je ne sais s’il y a un nom pour ça) qui fait référence aux femmes. Probablement raison pour laquelle le principal personnage est une femme.

L’héroïne est caricaturale ? Intelligence démesurée dites-vous ? Il n’est dit nulle part qu’elle est possède une intelligence démesurée : elle a un quelque chose que vous savez et que je tais pour ceux qui ne l’on pas encore lu. Ce quelque chose existe scientifiquement parlant. Elle pénètre les ordinateurs du monde entier : votre description est un peu tiré par les cheveux, mais elle a en effet une compétence importante à ce niveau, et peut-être un sur évaluée. Ne connaissant pas ce monde et les possibilités offerts, je ne m’avancerais pas plus. Cependant nous savons qu’ils existent beaucoup de jeunes ados qui ont des compétences extraordinaires dans ce domaine.
Une force et une agilité hors du commun ? Il n’a jamais été dit qu’elle avait une force « hors du commun » ou démesuré (d’ailleurs vu sa description physique…). Ni même une agilité hors du commun : Stieg Larson parle d’agilité et de rapidité, ce qui n’est guère étonnant. Son passé l’explique très bien. Dans les différents affrontements elle use de son agilité, de la surprise et d’armes. Jamais un coup de poing de cette fille de 1,50m et 45kg n’a mis KO un adversaire. Le grand final comme vous dites, l’auteur explique parfaitement le physique, les capacités et les défauts du « grand géant » comme vous dites, ainsi que la différence entre les deux adversaires, de même que le lieu du combat.

Blomkvist n’a que la particularité de mettre toutes les femmes dans son lit ? Si c’est la seul dont vous avez retenu de ce personnage, peut-être devriez relire les trois tomes normalement et non en diagonale.

Que la trilogie soit longue est un fait. Qu’il soit ramené à 200 pages ?! Qu’il y ait quelques redondance je vous l’accorde, mais 200 pages, vous exagérer énormément.

Pour le tutoiement, là où cela m’a le plus étonné c’est lors du procès. Mais il semble qu’il n’y ait qu’en France où l’on distingue tutoiement et vouvoiement. Sachant que l’histoire se déroule en Suède, ne faudrait-il le traduire en gardant le contexte originale ? Il faut, je dirais, se placer dans le contexte géographique (pour répondre à votre critique) et culturel. Pourquoi le traduire et l’adapter à la société française des choses, qui je pense, ne le devrait pas ?
C’est comme en cuisine : pourquoi « localise-t-on » toujours un plat étranger ? Il faut toujours y apporter un grain d’élément français (dans le cas de la France) dans un plat indien, chinois, mexicain, africain etc. L’adapter au goût des français…(ou des anglais etc.) Cela dénature le goût orignal, non ? En cuisine, je « peux » comprendre (mais je ne le comprends pas), il faut attirer le client. Pour un bouquin, et ce cas précis du tutoiement, je n’en vois pas l’utilité.
Cela vous choque donc que les Suédois se tutoient ? Que les anglophones également ? Cela signifie-t-il que leur culture vous choque ?

#4 10/06/2008 22:09

hemeng
Autres littératures Millénium de Stieg Larson

Juste une petite intervention quant à la linguistique...
Je suis surprise de lire qu'il n'y a qu'en France que l'on distingue le tutoiement du vouvoiement quand un très grand nombre de langue fait cette distiction.
Quant à la langue anglaise, apprenez que le tutoiement n'est plus utilisé depuis plusieurs siècle: l'usage est de vouvoyer tout le monde!

#5 20/06/2008 06:45

Stella Star
Autres littératures Millénium de Stieg Larson

Pas d'accord sur votre interprétation du "vous" anglais, qui comporte des nuances introduites par des mots-dificateurs (pardon) tesl que "you my dear" "dear you", "dear x or y", "you guys", "you people", "etc etc quic permettent aux traducteurs (dignes de ce nom, pas comme ceux de Millénium qui ne se posent AUCUNE question) de s'orienter vers le tu ou le vous dans certains cas difficiles (vouvoiement chez les gens chic et entre parents en enfants, textes situés dans un passé plus ou moins lointain, discours adressé aux.. animaux (si si, comme dans Tintin avec la pie voleuse) etc. Bref, c'est pas si simple !