???
Ce site s'appuie sur des manuels de littérature, dont le Lagarde et Michard. Si le site est unversitaire, il ne se base pas sur "les textes étudiés dans les universités", ce n'est pas son propos. Il s'agit de présenter objectivement ce que contiennent les différents manuels "à travers les âges".
Excuse-moi. Fatigue.
Je te confonds avec Alph (msg #5).
Néanmoins tes liens ne me sont pas 'lisibles' après les avoir ouvert.
Au fait -et ceci en guise de publicité- un livre de chevet (j'entends: mon chevet) a quasiment disparu du panthéon littéraire -encore qu'il n'y ait tenu qu'une maigre place et pendant un temps si court que sa présence fut plus remarquable que son absence: Oberman, de Senancour, qu'on écrit parfois Sénancour. Contemporain du René de Chateaubriand, le roman par lettres (qui n'a rien de romanesque) de Senancour est aussi, comme René, un livre précurseur du romantisme et une première symptomatique du mal du siècle. On dit qu'il a inventé la prose poétique, avant Flaubert. Avec tant d'innovations, on s'étonne qu'il n'ait point demeuré en plus grande estime. Mais c'est qu'il est lent, vide de tout événement et résolument pas in. Cela dit c'est beau, et pour les contemplatifs qui aiment que se dilate le temps, c'est l'éternité à claire-voix. Avec par dessus tout une étrange vertu, une mesure dans toute chose...
Alph a écrit :
On dit qu'il a inventé la prose poétique, avant Flaubert. Avec tant d'innovations, on s'étonne qu'il n'ait point demeuré en plus grande estime. ..........
Cela dit c'est beau,
Bonjour, Alph.
Ton plaidoyer est fort et presque convaincant!
Encyclopédie Universalis en dit que "Oberman fut publié en 1804 sans aucun succès! Son impopularité ne date pas donc d'hier ou avant-hier. 
En quoi, seules l'invention et l'innovation ne sont pas suffisantes pour qu'un style dure dans le temps.
A propos, ton post me fait songer aux autres innovations: celles qui mènent à la construction de ponts et barres et tours (et même des pavillons) dans les années 1970, qui de nos jours tombent d'eux-mêmes ou sont démolis avant de tomber.
Les maisons en pierre ne 'tombent' pas dans cette catégorie novatrice.
Le mouvement expressionniste, me semble-t-il avait comme premier but de décrier les 'progrès' du XIXe s.
Précurseur du Romantisme?
Je ne cesse pas de dire que la France n'y est pas pour grand-chose! Pour moi, l'un des grandes œuvres romantiques (qui n'est pas dépourvu de 'Angst' - l'un des éléments nécessaires pour le mal du siècle) qui a exercé une grande influence européenne dans le style littéraire est "Les Souffrances du Jeune Werther" de Goethe (1774).
Sainte-Beuve (est-il aussi tombé de grâce?) et Sand ont loué "Oberman", Nerval, Balzac et Proust aussi. Mais aurait-on repris sa lecture s'il n'y avait pas des célébrations nationales de son centenaire en 2004?
P.-S. "Oberman" me fait penser à "homme supérieur"; mais c'est sans doute avec la connaissance de Nietzsche et autres Hitlers plus récents que notre cher Etienne Pivert de S. 
Je voulais dire romantique en France. Sinon l'Allemagne est effectivement la vraie patrie du romantisme. J'ajoute qu'Oberman est un grand livre sur la nostalgie -ou de nostalgie. Une interprétation hardie veut qu'il s'agisse aussi d'un livre sur l'onanisme...autant dire qu'il reste discret sur ce point.
Pour ce qui est du titre, ce ne serait pas plutôt überman, s'il avait voulu dire "homme supérieur"? Oberman, phonétiquement, se rapproche d'Otherman -un homme autre, différent. Peut-être Ober, dans la langue suisse, est-il l'équivalent d'over et un faux-ami de über? Il n'est pas tellement question de supériorité en effet, mais de solitude.
Alph a écrit :
Sinon l'Allemagne est effectivement la vraie patrie du romantisme.
N'oublions pas Samuel Taylor Coleridge (1772-1834), William Turner (1775-1851) et John Constable (1776-1837) dans cette histoire, ni les poètes francais "emigrés" en Angleterre plutôt qu'en Allemagne!
Henry Fuseli (1741-1825) peintre suisse qui prit comme thèmes les personnages de Shakespeare de façon romanticisée avant 1800.
Précurseur: James Macpherson (1736-96)
dont l'Ossian (1761) => Walter Scott (1771-1832) et....Goethe!
ober est bien le préfixe allemand = supérieur!
Oberarm=bras supérieur
Oberst=Commandant (Major).
Dernière modification par JSC (16/03/2008 14:59)
oben = en haut ( en allemand)
Est-il sûr dans ce contexte que le préfixe évoque " l'homme supérieur" au sens de Übermensch?
Le livre n'établit-il pas un rapport entre le héros, sa nostalgie ou sa rêverie, la soif d'élévation de l'âme et les montagnes, les sommets suisses ?
Alph, il n'existe pas de langue suisse : il y a quatre langues officielles en Suisse: l'allemand, le français, l'italien et le romanche ( parlé par une toute petite minorité de personnes). L'allemand parlé est différent de celui de l'Allemagne ( on parle du Schwyzerdütsch , ou Schweizerdeutsch), mais officiellement ( administrations, institutions , etc) c'est l'allemand standard qui est reconnu .
Dernière modification par Codrila (16/03/2008 16:50)
Senancour: 1770-1846
Nietzsche : 1844-1900
L'un naît au moment où l'autre meurt. Les notions et références ne sont pas les mêmes...
Pour étayer ton idée, il faudrait avoir lu le livre Oberman et argumenter à partir de son contenu. Personnellement, je ne l'ai pas lu. Mais, rien dans les analyses de ce livre n'indique cette idée .