Ca, c'est une observation, pas une définition. 
Mais l'observation peut mener à la définition, parce qu'elle permet de dégager des constantes.
Un classique n'est-il pas toujours un sommet au milieu d'un champ intellectuel ou esthétique particulier, ayant une importance reconnue au sein d'un paysage culturel donné (souvent celui d'une nation)?
Par exemple, en France, Racine serait un "classique" parce qu'il représente le sommet du classicisme conçernant la tragédie.
Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Mallarmé, sont des "classiques" parce qu'ils représentent, chacun à leur manière, les quatre sommets de la "modernité poétique".
En revanche, Scarron représente peut-être le sommet du burlesque, mais on peut discuter qu'il soit un "classique" parce que ce mouvement peut être considéré comme relativement secondaire, dans le paysage culturel français.
En fait, je me demande si ma tentative de définition ne rapproche pas le "classique" d'un "paradigme esthétique"...
Je parle d'auteurs, mais je pense que le "classique" est surtout une oeuvre, et que c'est par une extension peut être injustifiée que l'on a tendance à parler d'"auteurs classiques" (je doute que les premières pièces de Racine soient dignes d'être des "classiques").
Édité par Le Sphinx (vendredi 19 septembre 2008 à 13 h 13)
un classique est l'auteur d'une oeuvre qui véhicule une vision du monde
J'ai bénéficié d'un cours en Master fort intéressant sur la "littérature savante, littérature mondaine et littérature populaire".
Selon mon professeur spécialisé XVIIème, c'est un historien, Alugelle, qui, dans les "Nuits attiques" au 1er siècle après J-C, a été le premier à utiliser le terme "classique" pour qualifier "les bons auteurs de la période précédante (à savoir Horace, Virgile, Ovide, mais aussi Cicéron et Sénèque, ou encore Lucrèce, ou bien même Tite-Live), les bons classiques".
Cette citation a eu le mérite de créer un conflit entre les "classiques-politiques" (la société romaine était divisée en classe, et la première, celle des hommes les plus riches, ceux qui payaient le plus d'impôt, comprenait ceux qu'on appelait les "classiques"), conflit, donc, entre les classiques-politiques qui avait le pouvoir par l'argent, et les "classiques" qui manipulaient la parole...
Un classique? C'est une œuvre qu'on est censé connaître ou pour le moins dont on a entendu parler. C'est un repère chronologique, historique, culturel, artistique, etc. On attache généralement une grande renommée à un classique. Tout cela est parfois légitime, toujours subjectif et en constante évolution. Il y a tout de même des œuvres intemporelles, des classiques de chez classique. Enfin, le meilleur du meilleur à mon goût, c'est l'œuvre inclassable, par exemple Les Chants de Maldoror, un classique. Je me doute qu'on va s'empresser de me dire que mon exemple n'est pas inclassable puisque les surréalistes l'ont revendiqué et récupéré. Peut-être en effet. Mais c'est oublier que l'auteur s'inscrit certes dans une époque et un courant artistique, d'une part mais que, d'autre part, il ne se revendique souvent d'aucune école, souvent même il refuse toute assimilation***. Le mieux, c'est encore de le lire et d'en juger.
***C'est très vrai en musique où nombre de groupes refusent catégoriquement l'étiquette gothique. Hors sujet! Comme d'habitude. C'est un de mes travers...
Édité par sergentgarcia (jeudi 05 février 2009 à 11 h 55)
il est clair qu'il faut distinguer le classique du livre classique, c'est à dire du livre appartenant au mouvement classique
PLus généralement, j'ai l'impression que le "classique" recouvre une oeuvre qui fait tout de même l'unanimité, et même si on peut se battre quant à savoir si telle ou telle oeuvre est un classique, en revanche, il a , à mon avis, des auteurs qui font consensus, je pense bien sûr à Zola, Molière, Hugo...
à mon sens, une oeuvre classique est aussi engagée, que ce soit sur le plan culturel, artistique, politique, social. c'est aussi un livre connu et reconnu.
c'est totalement subjectif, mais en ce qui me concerne voici ma vision du classique: ce sont les livres ou parchemins poussièreux que l'on peut trouver dans n'importe quelle caverne d'Ali Baba ou grenier de grand mère, ces oeuvres oubliées d'un temps par leur possesseur et qui tombent entre les mains de la descendance. Alors, on se perd entre les pages, on part dans un ailleurs inconnu pour que soudain un appel lointain du rez de chaussée résonne pour nous rappeller qu'il est l'heure d'aller à table.
En bref, le classique est pour moi le romanesque par excellence, ce terme débordant largement le cadre du roman et pouvant s'appliquer aussi bien à tous les genres littéraires. c'est ce qui nous transporte
Il faut aussi distinguer les classiques grand public et les classiques moins connus. Parmi les moins connus de ce grand public : En attendant Godot, Mère Courage et ses enfants, La Princesse de Clèves (!!!), La Cantatrice chauve, les œuvres de Musset, de Barbey, d'Hoffmann, de Sartre, de Diderot, de Nerval... Innombrables sont ceux-là.
ah oui, bien sûr IOnesco fait pour moi partie des classiques
mais voilà on ne peut pas tout citer
en tout cas j'ai l'impression que les classiques sont nombreux 
encore un point de vue subjecfit, mais étant férue de littérature anglo saxonne voici mes petits chouchous outre manche et outre atlantique: Barrie, Lewis Carroll, et le grand Ada de Nobokov
mais il y a aussi les soeurs Brontë, FRankenstein, Shakespeare...
mais il y a aussi les sœurs Brontë, Frankenstein, Shakespeare...
Frankenstein écrivain...
Plutôt Mary Shelley, non ? 
oui oui mais étant donné que je ne connais pas d'autres oeuvres de notre chère Mary, j'ai juste mis le titre de son roman
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