#1 05/03/2008 12:37

manon47
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Entraide scolaire et méthode Balzac, la Duchesse de Langeais, II

bonjour ! je suis en plein dans une lecture analytique de la duchesse de langeais de balzac (pour ceux qui ont le livre c'est p 111-113 de "la duchesse de langeais..." à "par un excès de délicatesse" .)
dans ce passage, balzac fait une description de la duchesse où il la decrit tantôt comme une femme parfaite, belle, bonne ... puis parfois il lui donne un aspect de (mechante)! dsl je n'ai pas trouvé d'autres mots! bon donc j'ai pensais que je pouvais partir d'une problématique qui serait " comment balzac décrit il la duchesse" puis comme axe j'ai trouvé :
_ une description paradoxale
_ une reproduction typique du portrait feminin
_un personnage (euu donnez moi un mots qui définirait bien la duchesse comme d'une garce ou une femme qui se sert des autres)

voila et dites moi ce que vous en penssez ! il me faut que 2 axes alors si vous pouviez me donner votre avis sur ceux que j'ai trouvé et me dire ceux que vous préférez ! mercii beaucoup !

La duchesse de Langeais avait reçu de la nature les qualités nécessaires pour jouer les rôles de coquette, et son éducation les avait encore perfectionnées. Les femmes avaient raison de l'envier, et les hommes de l'aimer. Il ne lui manquait rien de ce qui peut inspirer l'amour, de ce qui le justifie et de ce qui le perpétue. Son genre de beauté, ses manières, son parler, sa pose s'accordaient pour la douer d'une coquetterie naturelle, qui, chez une femme, semble être la conscience de son pouvoir. Elle était bien faite, et décomposait peut-être ses mouvements avec trop de complaisance, seule affectation qu'on lui pût reprocher. Tout en elle s'harmoniait, depuis le plus petit geste jusqu'à la tournure particulière de ses phrases, jusqu'à la manière hypocrite dont elle jetait son regard. Le caractère prédominant de sa physionomie était une noblesse élégante, que ne détruisait pas la mobilité toute française de sa personne. Cette attitude incessamment changeante avait un prodigieux attrait pour les hommes. Elle paraissait devoir être la plus délicieuse des maîtresses en déposant son corset et l'attirail de sa représentation. En effet, toutes les joies de l'amour existaient en germe dans la liberté de ses regards expressifs, dans les câlineries de sa voix, dans la grâce de ses paroles. Elle faisait voir qu'il y avait en elle une noble courtisane, que démentaient vainement les religions de la duchesse. Qui s'asseyait près d'elle pendant une soirée, la trouvait tour à tour gaie, mélancolique, sans qu'elle eût l'air de jouer ni la mélancolie ni la gaieté. Elle savait être à son gré affable, méprisante, ou impertinente, ou confiante. Elle semblait bonne et l'était. Dans sa situation, rien ne l'obligeait à descendre à la méchanceté. Par moments, elle se montrait tour à tour sans défiance et rusée, tendre à émouvoir, puis dure et sèche à briser le cœur. Mais pour la bien peindre ne faudrait-il pas accumuler toutes les antithèses féminines ; en un mot, elle était ce qu'elle voulait être ou paraître. Sa figure un peu trop longue avait de la grâce, quelque chose de fin, de menu qui rappelait les figures du moyen âge. Son teint était pâle, légèrement rosé. Tout en elle péchait pour ainsi dire par un excès de délicatesse.

Honoré de Balzac, La Duchesse de Langeais, II.


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Dernière modification par Muriel H. (05/03/2008 13:00)