Bonsoir. :cnoel:
Si la vie était un roman, c'est bien ce roman qui devrait s'écrire tel qu'on l'a imaginé. Donc :
"La vie n'est pas un roman à l'eau de rose qui doit s'écrire tel que tu l'avais imaginé"
Bonjour à tous,
Ce débat est hautement intéressant. J'avoue ne pas avoir lu toutes vos interventions mais je crois que l'on passe à côté d'un point essentiel de la langue. En ce qui concerne mon expérience personnelle d'écrivain du dimanche, je dirais que la grammaire doit être respectée et je m'efforce à le faire. Néanmoins, il est des cas où l'information véhiculée par la phrase ne s'accommode pas aux règles.
En général, "tel" introduit une métaphore. La partie "forte" de la phrase est cette métaphore elle-même :
"Ils hurlèrent telles les sirènes d'un apocalypse nucléaire."
Dans cette phrase, le "tel" s'accorde avec "sirènes" car c'est la partie marquante de la phrase.
Par contre, "tel" peut être un bref rappel amusant ou introductif et la partie "forte" de la phrase est ailleurs :
"Tel Antigone guidant OEdipe, Charon s'arracha ses yeux et les offrit encore sanguinolents à la morte apeurée."
Dans la phrase précédente, c'est l'image de Charon qui s'impose.
Cela n'est pas conséquent à la position du "tel". Voici un exemple où la partie forte est bien celle introduite par "tel" (à moins d'être une huitre) :
"Telle Antigone guidant OEdipe, Michel porta l'huitre à ses lèvres."
Ici, c'est l'image d'Antigone qui s'impose à nous (et surtout celle d'OEdipe sous la forme d'une huitre) d'où l'accord.
En résumé, je dirais que les règles de l'Académie doivent être respectées mais que les écrivains ont droit à une licence poétique.
"Tel Antigone guidant OEdipe, Charon s'arracha les yeux et les offrit encore sanguinolents à la morte apeurée."
Désolé !
Et vous faites subir ce traitement à tous les adjectifs ?
Ils hurlèrent *ressemblantes aux sirènes d'une apocalypse nucléaire.
*Ressemblante à Antigone guidant Œdipe, Michel porta l'huitre à ses lèvres."
Certes non ! Au temps pour moi. Oubliez mon commentaire !
Mais je suis intéressé. Pourquoi utilisez-vous "ressemblant" en tant qu'adjectif verbal ?
Dans votre phrase :
Ils hurlèrent *ressemblantes aux sirènes d'une apocalypse nucléaire.
J'y vois plus une action qu'un état. Donc, personnellement et sans aucune conviction, j'utiliserais plutôt le participe présent.
J'ai eu du mal à trouver un adjectif analogue à tel, dont la prononciation est différente au masculin et au féminin. Vous avez raison, ici le participe présent convient mieux.
Je vous propose alors un contraire :
lls hurlèrent *différentes des sirènes d'une apocalypse nucléaire.
Édité par Anne345 (mardi 03 février 2009 à 12 h 09)
En effet, l'accord est mal venu. (J'avoue aussi ne pas comprendre le sens de la phrase.)
Quelques remarques en vrac :
1) Vous avez cherché un adjectif de comparaison tel que "ressemblant" ou "différent". Or l'on dit "ressemblant à" ou "différent de". L'accord se fait avec le sujet qui précède :
Choisissons une ombrelle différente de ces parapluies.
2) Je cite Grevisse (douzième édition) :
246 c) 1° L'attribut a une fonction anaphorique, c'est-à-dire de liaison avec ce qui précède.
Ainsi, "tel" a un statut analogue à celui de "cet". Exemple :
L'inconnu passa dans la nuit; cette ombre me frôla.
J'en conclus (de façon présomptueuse) que la règle d'accorder tel avec le nom qui le suit provient de l'analogie avec "cet" et donc que la règle citée dans le Grevisse (248 4°) est la "bonne".
La règle d'accorder tel avec ce qui suit, ne concerne pas le cas où il est adjectif qualificatif, ce qui est le cas dans vos exemples.
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