Quelques réactions sur les messages précédents, avant de répondre (j'adore ce genre de questions, je crois que je lis Cosmopolitan pour cela...)
1. pour les termes désignant l'amour en Anglais, n'oublions pas lust dans la trilogie like/love/lust, certainement plus évocatrice que notre simple aimer. et je pense que l'amitié n'est pas like, mais love. (ok, je sais que la traduction est friendship)
2. Il ya bien d'autres possibilités de réponse qu'accepter, refuser ou hésiter: l'ami doit rapporter un doigt, qu'il se coupe le sien!
ou plutôt, dnas mon cas:
je tiens trop à l'amitié pour avoir beaucoup d'ami (en fait j'ai une amie), et je ne peux donc pas me permettre de les perdre! Et ce n'est pas un sentiment anodin, l'amitié m'interdirait de tergiverser ou de refuser catégoriquement; cela dit, je tiens à mes doigts. Voici donc ce que je ferais:
a. s'ils ont relâché mon ami, pourquoi diable y retournerait-il, fût-ce muni d'un onzième doigt?
b. peut-être qu'un revolver serait plus utile qu'un doigt
c. qu'en pense la police
d. et si on allait couper le doigt de quelqu'un d'autre (il y a bien une morgue quelque part? ou à défaut un supporter de football?)
évidemment, après cela, je n'ai plus d'idée
PS
3. "chipoter sur les mots", ce n'est gênant ni pour la question, ni sans doute pour l'interlocuteur, si tant est qu'il soit conscient qu'il ne s'agit là que d'une manoeuvre d'intimidation dans une joute de pouvoir, et non une réflexion. mais JSC, tu le sais...
4. sacré "pet de furet!)
quant à s'en remettre à dieu, très cher JSC, ce serait bien inutile et bien gratuit. et il suffit de se gourer dnas la formule pour se tromper de barbu et se retrouver au shéol!
non mais vraiment!
cela dit, j'ai mis mes réponses dnas l'ordre d'arrivée (si tard pour la police!!!), cela t'aidera à identifier mon cheminement. Si en revanche mon ami refuse toutes ces possibilités, je crois que je l'empêche d'y retourner, point.
Je pense que l'exemple de base est un peu bancal: bien sûr que dans ce cas-là il est hors de question de donner un doigt ou quoi que ce soit d'autre du même genre, il vaut mieux lui donner un flingue ou appeler les flics, ou l'emmener à l'aéroport etc etc... De plus je te demande bien quel est l'intérêt du doigt pour les prétendus assassins.
Le problème d'après moi c'est: êtes-vous prêts à vous sacrifier pour un ami? Si oui jusqu'où?
Pour prendre un autre exemple: vous avez été pris en otage par des vilains terroristes avec plusieurs de vos amis, dont celui qui vous est le plus cher. Le gouvernement de je ne sais où refuse de payer la rançon demandée; les vilains terroristes s'emparent alors de votre meilleur ami et décident de le tuer pour impressionner ledit gouvernement. Vous proposeriez-vous pour mourir à la place de cet ami?
Tyagin a écrit :
1. pour les termes désignant l'amour en Anglais, n'oublions pas lust dans la trilogie like/love/lust, certainement plus évocatrice que notre simple aimer. et je pense que l'amitié n'est pas like, mais love. (ok, je sais que la traduction est friendship)
Je ne vois pas ce que lust a à voir dans cette question! Le mot en français est bien désir. Le verbe to lust (=désirer) a besoin d'une préposition.
PS
3. "chipoter sur les mots", ce n'est gênant ni pour la question, ni sans doute pour l'interlocuteur, si tant est qu'il soit conscient qu'il ne s'agit là que d'une manoeuvre d'intimidation dans une joute de pouvoir, et non une réflexion. mais JSC, tu le sais...
4. sacré "pet de furet!)
quant à s'en remettre à dieu, très cher JSC, ce serait bien inutile et bien gratuit. et il suffit de se gourer dans la formule pour se tromper de barbu et se retrouver au shéol!
non mais vraiment!
Les arguments ad hominem ne volent pas plus haut que les prétendues intimidations. Ils n'ont certainement pas leur place dans une série d'écrits autrement si bien pondus
(quand vas-tu installer la touche majuscules sur ton clavier?
)
Il ne cesse pas de m'étonner que les personnes qui ne partagent pas les croyances religieuses des autres paraissent excessivement virulentes dans leurs critiques. Qu'as-tu, qu'avez-vous à craindre? Le mépris n'est pas l'arme qui tuera la Foi.
Shéol?? Néologisme?
Cosmo, ça vole vraiment pas haut ; ne te donne pas la peine de répondre JSC 
je pense que je me venge JSC. à moi d'ostraciser
shéol n'est certainement pas un néologisme
quant à Cosmo, il n'y a rien de honteux à lire un magazine féminin...
ah, j'oubliais:
"la gravité est le bonheur des imbéciles"
Dernière modification par Tyagin (01/05/2008 12:44)
Je vois que cette question suscite encore débat ! C'est qu'elle n'était pas si anodine que cela ! 
Par contre on avait déjà précisé que la situation est fictive et comme la répété Ysabeau, elle ne sert qu'a se mettre en position "Suis je prêt(e) à me faire du mal pour sauver la vie de quelqu'un qui compte pour moi?" ça exclut la police, le flingue, la morgue et AUSSI "ça dépend pour quel ami" parce que évidemment dans l'exemple on prend l'ami que tu aimes le plus !!! 
J'ai trouvé ça très drôle le message de Tyagin ! 
Et à la rigueur je dirais même, Vive Cosmo ! 
PS : Savez-vous où je pourrais faire un sujet pour parler de Kafka et de ses oeuvres, j'ai besoin d'explication mais ce n'est pas dans un cadre d'entreaide scolaire, c'est pour le plaisir ! mais je sais pas où mettre ça ?!!
Mici d'avance!^^
Dernière modification par Lyo92 (01/05/2008 12:47)
Lyo92 a écrit :
PS : Savez-vous où je pourrais faire un sujet pour parler de Kafka et de ses oeuvres, j'ai besoin d'explication mais ce n'est pas dans un cadre d'entreaide scolaire, c'est pour le plaisir ! mais je sais pas où mettre ça ?!!
Mici d'avance!^^
Dans "Autres littératures"
Tyagin
Ce n'est certainement pas en lisant Cosmo que tu as appris à ne pas mettre de majuscules en début de phrases

Je suis persuadé que la formulation de la question conditionne un peu la réponse.
Je suis sûr que si on pose la question à une personne :
"Te couperais-tu un doigt pour une vie?" (la vie d'un inconnu...)
Cette personne pourrait répondre oui (un doigt vaut plus qu'une vie)
Mais si, à la même personne, au lieu de poser cette question, on dit :
"Te couperais-tu un doigt pour la vie d'un ami?"
Elle pourrait très bien répondre : Ca dépend de quel ami...
Effectivement, dans la première question, on met opposition la vie d'un homme à la souffrance de perdre un doigt, certains diront ne pas en être capable, d'autres diront qu'ils pourraient prendre leur courage à deux mains vu l'importance du choix...
Mais dans la deuxième question, on précise pour la vie d'un ami. La différence est que dans les deux questions, on peut se sentir "jugé" par la question. Or, dans la deuxième question, il y a une porte de sortie. Si on dit, serais-tu prêt à le faire "pour un ami", c'est qu'on s'est senti le besoin de dire que ça serait pour un ami. Cela voudrait dire qu'on dit à l'autre "je ne te pose pas la question pour n'importe quelle vie, car il est évident qu'il faut que tu aies un lien avec ladite personne pour faire un tel sacrifice"
Du coup, la personne qui prend la question comme "maitre absolu", se dit : "bon ben, une vie quelconque, on est tous d'accord que ça vaut pas le coup, mais un ami peut-être". Il s'ensuit : "quelle est la différence entre une vie quelconque et la vie d'un ami : l'importance de cette vie à nos yeux". Et forcément cela implique une échelle de valeur des liens avec autrui afin de pouvoir définir une limite ("pour ce que j'aime à plus de 7/10, c'est à dire Martin et Céline, je couperai mon doigt"), afin de répondre précisément à la question.
L'influence que la formulation de la question peut avoir à la réponse est bien entendue possible ici car on travaille dans le domaine de l'imaginaire, et que la réponse n'implique pas la mort ou la vie, mais plutôt une certaine apparence de notre personnalité. Même en essayant d'être le plus sincère possible (et certains y arriveront sûrement à 100%), on ne peut pas changer que la réflexion sur le sujet est différente dans le domaine de l'imaginaire que dans le domaine du réel, et que donc, la question influence la réponse...