#1 28/02/2008 21:15

Silver34
19 message(s)
Café philo La philosophie et les maths

Ma professeure de français nous a dit la dernière fois qu'elle avait fait un Bac S et nous a affirmé que l'on avait tort de ne pas s'interesser aux mathématiques (je suis dans une classe où pratiquement tous veulent faire L donc pour nous les maths on s'y interesse pas trop) car les maths peuvent nous aider au niveau philosophique. (????)
        J'ai pu lire (pas sur ce forum) que les mathématiques et la philosophie ne devraient pas être séparés, car ils forment un tout, très liés entre eux. Je me demande bien quel pouvait être ces liens !

Ce raisonnement m'interroge grandement (je pense que vous devinez pourquoi !). Pouvez-vous m'éclairer sur ce point ?

Merci à tous !

 

#2 28/02/2008 21:28

Codrila
234 message(s)
Café philo La philosophie et les maths

La logique , par exemple dont se réclament les mathématiques et la philosophie.

logique , philosophie et mathématiques

 

#3 28/02/2008 22:52

Oregann
1762 message(s)
Café philo La philosophie et les maths

Il ne faut pas oublier que des très nombreux mathématiciens étaient aussi philosophe, et inversement. D'ailleurs, les tous premiers philosophes grecs étaient appelés physiciens.
Il faut se positionner d'un certain point de vue historique: avant, il n'y avait pas un chercheur en maths, un en sciences, un en philosophie. Il y avait un penseur, souvent réfuté, censuré, décrié, qui s'adonnait à de nombreuses activités de l'esprit.

Dernière modification par Oregann (28/02/2008 22:54)


_.-** L'amour est libre il n'est jamais soumis au sort... **-._
 

#4 28/02/2008 22:54

JSC
4923 message(s)
Café philo La philosophie et les maths

Hmm.....il y a une branche de la philosophie qui est la philosophie de la logique      et une autre qui est la philosophie analystique  Des paradoxes et énigmesd'expression réduite aux symbole plutôt mathématisants. 
S'ils ont des choses en commun avec la logique mathématique que voici (apart la déduction et la théorie des ensembles - mais voir le dernier lien #IV "logique contre mathématiques"!), ça me semble assez mince...

On n'y apprend pas de regarder les prix par kilo dans les supermarchés pour comparer les prix des produits de marques différentes, ni comment se poser les bonnes questions, ni voir les problèmes de tous les points de vue........

ni même de savoir pourquoi mon avatar gif reste imobile......hé, ho 

Dernière modification par JSC (28/02/2008 22:59)


La moralité moderne veut que l'on accepte les normes de son époque. Qu'un homme cultivé puisse les accepter me semble le pire des immoralités. (O. Wilde)
 

#5 18/03/2008 21:52

candide-ieS
7 message(s)
Café philo La philosophie et les maths

Mon avis est que la philosophie se rapproche plus des sciences en général que de la littérature (je dirais même que c'est une science) dans le sens ou son but, tout comme les sciences, est la compréhension et son moyen, tout comme les sciences est la réflexion (et aussi la mesure pour les sciences). Seulement le formalisme se rapproche plutôt de celui de la littérature, et le raisonnement se base sur des données non quantifiables (d'où le formalisme littéraire) et très incertaines voir tout à fait hypothétique. Je dirais même que la limite entre ce qui est habituellement appelé sciences et la philosophie est la limite a partir de laquelle le sujet n'est plus quantifiable.
Si les données sont très hypothétiques la philosophie n'a pour critère que la cohérence interne (par opposition avec la cohérence avec des mesures), et en ça elle se rapproche plus des maths (et de la physique théorique) que d'autres sciences.   

Oregann a écrit :

Il y avait un penseur, souvent réfuté, censuré, décrié, qui s'adonnait à de nombreuses activités de l'esprit.

Malheureusement aujourd'hui avec la quantité croissante de connaissances ce n'est plus possible. Il n'y a même plus de mathématiciens, il y a des statisticiens, des tologistes, etc...
Je ne suis pas physicien, je ne suis pas physicien théoricien, je ne suis pas physicien théoricien en théories quantiques des champs, je ne suis pas physicien théoricien en théories quantiques des champs supersymmétriques, je suis (était) physicien théoricien en théorie quantique des champs supersymmétriques SYM N=4 (j'exagère peut-être un peu mais c'est pas loin)


L'ignorance n'est pas ridicule, c'est juste l'état qui précède la connaissance (moi, pour autant que je sache)
http://www.idees-et-solutions.fr
 

#6 25/03/2008 19:34

lebeau
592 message(s)
Café philo La philosophie et les maths

Silver34, bonjour, ou bonsoir: ici en Guadeloupe il est environ 15H.
Oui, je pense que votre prof a raison. J'ignore son discours exact, mais voici ce que je peux vous proposer comme piste de réflexion.

1 Les premiers nombres: 1,2,3, 5,7,9. Nombres que l'on retrouve,dans toutes les cultures et presque toutes les religions

0: le tout ou le rien, l'infiniment petit comme l'infiniment grand; l'approche de l'origine du monde en relation au mur de Planck.

La verticale et l'horizontale, les figures géométriques simples: symboles universels.

Toutes les cultures utilisent les éléments mathématiques de base en tant que symboles universels ou locaux.

ETC.
Amusez-vous bien.....

 

#7 31/03/2008 21:17

candide-ieS
7 message(s)
Café philo La philosophie et les maths

lebeau a écrit :

Silver34, bonjour, ou bonsoir: ici en Guadeloupe il est environ 15H.
Oui, je pense que votre prof a raison. J'ignore son discours exact, mais voici ce que je peux vous proposer comme piste de réflexion.

1 Les premiers nombres: 1,2,3, 5,7,9. Nombres que l'on retrouve,dans toutes les cultures et presque toutes les religions

0: le tout ou le rien, l'infiniment petit comme l'infiniment grand; l'approche de l'origine du monde en relation au mur de Planck.

La verticale et l'horizontale, les figures géométriques simples: symboles universels.

Toutes les cultures utilisent les éléments mathématiques de base en tant que symboles universels ou locaux.

ETC.
Amusez-vous bien.....

Bonjour Lebeau,

Je ne suis pas trop d'accord avec toi (et puis si je l'étais ca ne serait pas intéressant ). Je pense que les exemples que tu donnes relèvent  de la littérature et non de la philosophie. Ce qu'il manque à ces exemples est tout précisément ce qui caractérise la philo et la rapproche des maths: le fait que ce soit, avant tout, de la logique.

 

#8 02/04/2008 21:19

The Foreigners
22 message(s)
Café philo La philosophie et les maths

Bonjour,

L'écriture mathématique est l'idéal de l'écriture philosophique. Et d'ailleurs la logique contemporaine s'est rendue formelle en s'écrivant par des signes, mathématiques ou non. (Voir Russell). Un système philosophique se tient. Il se tient seulement en lui-même car la question de savoir si il se tient universellement est trop éternelle et je crois inutile à étudier. Un système mathématique se tient de la même façon. La géométrie euclidienne, celle étudiée au lycée en est une parmi d'autres. Euclide, qui définit le point comme une unité inabordable mais existante, peut se comparer aux philosophes et aux présupposés de leurs philosophies. Par exemple, Alain Connes, détenteur de la médaille Fields (prix suprème de mathématiques) est un platonicien acharné. Il croit totalement au monde des idées et cette croyance lui est venue par sa maîtrise des mathématiques.

 

#9 03/04/2008 09:32

Léah
9750 message(s)
Café philo La philosophie et les maths

Jusqu'au XIXème siècle les savants étaient à peu près tous polyvalents, à la fois mathématiciens, physiciens, philosophes, souvent musiciens et écrivains
Avec la spécialisation et la diversité des sciences beaucoup sont obligés de se cantonner à un domaine précis et souvent pointu : mais ça n'empêche pas la plupart de réfléchir à la portée et eu sens de leurs découvertes. Pierre-Gilles Degenne, Yves Coppens, Jean-Marie Pelt (par exemple) sont savants et philosophes.
Vivre dans le monde des abstractions mathématiques et dans les étonnantes propriétés des nombres ne peut qu'entraîner l'esprit vers une réflexion sur le pourquoi et le comment des nombres et de toutes choses.
Le mathématicien Kantor est devenu fou devant les abîmes d'infinis que lui ont ouverts ses recherches.

Ah ! ne jamais sortir des Nombres et des Êtres !
Baudelaire


Tenir un seul cheveu dans sa main.
Y parvenir.
 

#10 05/04/2008 00:33

candide-ieS
7 message(s)
Café philo La philosophie et les maths

The Foreigners a écrit :

Un système philosophique se tient. Il se tient seulement en lui-même ... Un système mathématique se tient de la même façon.

= La philo comme les math n'ont pour seul critères que la cohérence interne. Pas d'expérimentation.


Léah a écrit :

une réflexion sur le pourquoi et le comment des nombres et de toutes choses.

Ca c'est la vision qu'ont les littéraires des scientifiques . Se demander le pourquoi d'un chose, ou se demander quelle est la nature d'une chose est une question purement humaine qui ne trouvera jamais de réponse ni dans le monde des nombres ni dans celui de la physique. C'est un peu comme parler de la moralité d'un nombre.

En physique par exp, on se rend compte que se poser la question: "qu'est-ce qu'un atome", "qu'est-ce que telle particule" ne trouvera jamais de réponse. C'est une question dont on se rend compte finalement qu'elle n'a pas de sens. La bonne question est: de quelle façon interagissent-elles? Et la particule est définie uniquement par la facon dont elle interagit, rien d'autre. Et même s'il y avait quelque chose d'autre, on ne le verrait jamais car tout ce qu'on peut voir est la façon dont elle interagit.


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Dernière modification par webmestre (05/04/2008 02:08)