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Bonjour bonjour,
j'ai prochainement à écrire le commentaire de "comme on voit sur la branche au mois de mai la rose", Sur la mort de Marie de Ronsard, dont je vous cite l'extrait :
Comme on voit sur la branche au mois de Mai la rose
En sa belle jeunesse, en sa première fleur
Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,
Quand l’Aube de ses pleurs au point du jour l’arrose :
La grâce dans sa feuille, et l’amour se repose,
Embaumant les jardins et les arbres d’odeur :
Mais battue ou de pluie, ou d’excessive ardeur,
Languissante elle meurt feuille à feuille déclose :
Ainsi en ta première et jeune nouveauté,
Quand la terre et le ciel honoraient ta beauté,
La Parque t’a tuée, et cendre tu reposes.
Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs,
Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
Afin que vif, et mort, ton corps ne soit que roses.
Etant donné le fait que les commentaires ça n'est pas mon fort, pouvez-vous m'aider à trouver une problématique convenable ?
merci d'avance
et à bientôt.
Dernière modification par webmestre (20/09/2006 18:18)
bonjour à tous! étant donné le manque de reponse :-s .. j'ai essayé de faire de mon mieux et voici ce que j'ai trouvé:
problématique: comment ronsard exprime-t-il la mort de Marie?
première partie: La représentation de la vie de Marie au moyen des saisons
seconde partie: La mort de Marie
Trouvez vous cela intéressant?
Je ferai bon usage de toute modification ou aide apportée ! merci d'avance! à bientôt!
Bonjour Dadyss,
Pour un début, c'est bien !
Tu ne sembles pas avoir pris en compte certains aspects :
- la révolte du poète devant un destin si cruel,
- un hommage à la rose, symbole de l'amour et de la femme, (vois le Roman de la rose), l'utilisation de la mythologie et d'un symbolisme marqué typique de la Renaissance,
- un mode élégiaque,
- dans la chute ou la pointe du sonnet, les mots qui valorisent le poète, celui qui met sa gloire dans la célébration de la gloire d'autrui,
- la construction antithétique du sonnet avec l'habile dépassement : seul, l'art du poète permet d'accéder à la permanence, autre forme de l'éternité.
Tu devrais pouvoir reformuler une problématique plus précise et un plan ternaire plus équilibré.
Dans ce poème, ROnsard s'attache au thème baroque du temps qui passe, inexorablement, avec pour originalité, de ne pas dramatiser cet instant tragique. Il s'oppose à la conception morbide et angoissante de la mort.
Pour la baroque :
- thème de la fuite du temps, notamment rendu par la comparaison (in medias res [puis-je le dire ainsi?]) de la rose et de la femme/vie ; et plus particulièrement, par l'image CYCLIQUE (à analyser : disposition des rimes, répétition des rimes même dans les tercets, les coordinations " ET/ OU " et rythmes binaires (par deux)) des Saisons :
* printemps "mois de mai"
* été "excessive ardeur (étymologiquement : brûler)"
* automne "pluie"
* ET... hiver : la mort.
- les antithèses : vie/mort, beauté/inertie morbide, amour/mort (à réfléchir : sont-ce vraiment des antithèses qui choquent deux réalités contradictoires et qui révoltent le poète (comme le dit Jean-Luc) ? ou bien plutôt une autre image de ce cycle implacable contre lequel rien ne sert de s'énerver ? Cf. la pointe finale : Ronsard exprime-t-il une image terrible de la mort ?... Se révolte-t-il ?
- les hyperboles : notamment celles explicitant la BEAUTE de Marie.
Il faut étudier aussi le LYRISME du passage : c'est-à-dire l'émotion qui s'exhale du poème. Pour cela :
- analyse l'énonciation : qui parle (je) ? à qui (tu) ? dans quelle situation (les obsèques) ? Quand apparaissent les principaux personnages ? Pourquoi si tardivement dans le poème ? Observe les temps : pourquoi le présent dans les quatrain et le passé dans le premier tercet ?
- dans le dernier tercet : 1ère irruption du "Je" (répété plusieurs fois sous diverses formes) ; balancement binaire qui évoque une lente marche funèbre :
"Pour obsèques/ reçoy/ mes larmes/ et mes pleurs,
Ce vase plein de lait,/ et ce panier plein de fleurs,
Afin que/ vif et mort/ ton corps/ ne soit que roses."
cf. assonance : mort/corps/roses et l'allitération en [p] qui martèle les vers, lento.
Sommes nous dans un sonnet amoureux ? ou un sonnet morbide ? Qu'est-ce que la poèsie selon Ronsard, et que permet-elle ? A quoi servent les ob-sèques ?... Pouvons-nous finalement comparer ce sonnet à un autre, tout aussi connu de Ronsard : "Quand vous serez bien vieille..." (lequel reprend également l'image de la rose) ? Qu'est-ce qui change ?
Voilà, pour mon apport. J'espère que cela est suffisamment clair et précis sans toutefois trop t'aider. 
merci beaucoup, vous m'avez beaucoup aidée! à bientôt :-) :-)
Bonjour,
J'ai un commentaire à faire et à présenter à l'oral vendredi prochain.
J'ai une problématique :
Quel est le rôle de la nature dans le poème de Ronsard ?
Je n'arrive pas à faire l'introduction. Voici les quelques procédés que j'ai trouvés :
- parallélisme fleur/femme
- beauté de la rose -> d'où de la femme
- brièveté de la vie pour la rose donc pour la femme
- homme à la rose, symbole de l'amour de et de la femme
- jeunesse : moi de mai
- ...
merci de me répondre sur mon adresse e-mail [...]
merci d'avance
Dernière modification par webmestre (15/09/2007 14:57)
Inutile de multiplier les demandes Coline
D'autre part on ne répond pas en perso, le Forum doit être uitle à tout le monde
Et je t'invite à lire tout ce qui a déjà été échangé sur ce poème, ci-dessus
bonjour,
quant à moi, je me demande bien ce à quoi correspond ce vase plein de lait, au vers 13. Cela m'a fait penser au lait de cléopâtre... pourquoi se baignait elle dans du lait d'ânesse ?
Relis le vers d'avant
Pour obséques reçois mes larmes et mes pleurs
Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs
C'est une libation faite à Marie
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