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L’encadrement ne me semble pas un critère déterminant. Il y a certes des cours magistraux en Amphi, à l’Université, mais ils sont assez limités, notamment dans les cursus littéraires. En première année d’Humanités, il n’y a guère que deux cours d’Histoire qui sont assurés en Amphi et où nos étudiants sont mélangés avec les historiens. Mais les étudiants sont ensuite répartis dans des groupes de TD (Travaux Dirigés), pour l’application du cours magistral. La politique de Nanterre est la suivante : chaque groupe ne doit pas excéder 35 étudiants. C’est valable pour les langues, et pour toutes les disciplines où les cours sont dédoublés. Ces cours sont alors assurés dans des salles plus modestes, comme au Lycée.
Cette année, nous ne nous attendions pas à avoir autant d’étudiants au premier semestre, et nous n’avons pas prévu de groupes, ce qui a été une erreur. Au semestre 2, nous avons pu rectifier le tir en réservant des groupes spécifiques, dans certaines disciplines. L’an prochain, nous mettrons en place plusieurs groupes dès le début, en fonction du nombre d’inscrits.
Nous essayons aussi d’accompagner au mieux les étudiants, qui disposent d’un secrétariat spécifique. Nous organisons des réunions d’information, au moment des inscriptions pédagogiques, notamment, pour faciliter toutes les démarches de début d’année. Nous sommes également en train de préparer une conférence sur les possibilités de parcours et les débouchés qui s’offrent aux étudiants d’Humanités. Dans les années à venir, il y aura même, au semestre 2, un cours consacré à la découverte des métiers possibles (13 x 2 heures).
Le suivi des étudiants passe aussi par le tutorat. Nanterre a généralisé ce système depuis plusieurs années : des étudiants de quatrième ou de cinquième année sont payés pour suivre des étudiants de première année. Le Département de Grec a déjà affecté une tutrice au cours d’apprentissage du grec en Humanités : chaque semaine, une heure est bloquée pour que les étudiants de première année puissent aller trouver la tutrice, s’ils ont des difficultés ou s’ils veulent des compléments. Nous espérons pouvoir étendre ce système à d’autres cours, l’an prochain. Cela permet aux étudiants de se faire expliquer des choses différemment par des personnes sélectionnées par les enseignants pour leurs bons résultats universitaires, et de côtoyer des étudiants qui ont réussi dans leurs études. Cela leur évite également d’avoir à payer des cours de soutien, en dehors du campus.
Enfin, les étudiants sont inscrits sous le régime du contrôle continu (sauf dérogation), et sont donc évalués régulièrement. Pour certains cours de 2h hebdomadaires, sur 13 semaines, ils peuvent avoir jusqu’à 5 notes.
Bref, les promotions formées ne me semblent pas être moins bien encadrées qu’en Classe Préparatoire. Cela vaut d’ailleurs pour les autres Licences de Nanterre ou d’autres Universités.
La vraie différence, c’est, me semble-t-il, le cadre d’études, qui, pour le coup, n’est pas le même. Nanterre est un campus de 35 000 étudiants, avec beaucoup d’espace (et d’espaces verts !), une vie étudiante foisonnante, de nombreux Départements, laboratoires de recherche et bibliothèques, de grandes installations sportives, et la vie étudiante n’y est bien évidemment pas la même que dans les Lycées qui hébergent les Classes Préparatoires. Mais c’est une question d’ « ambiance » d’études, cela n’a rien à voir avec l’encadrement des étudiants !
CB
Merci merci pour cette réponse détaillée, mais vous n'avez pas répondu à ma deuxième question, sur la sélection! est-ce un sujet tabou?? :-)
Non, ce n’est pas un sujet tabou ! Je n’ai simplement plus pensé à répondre à votre seconde question. Je répare de suite cet oubli.
Les Universités n’ont pas le droit de procéder à une quelconque sélection en première année de Licence. Elles peuvent tout au plus fixer un « numerus clausus », dans telle ou telle formation, afin d’éviter d’inscrire plus d’étudiants qu’elles ne peuvent en former. Dans ce cas, les inscriptions sont acceptées jusqu’à ce que le maximum fixé soit atteint.
Le principe de sélection, lui, est contraire à la vocation des Universités, qui est de permettre à tous les titulaires d’un baccalauréat (ou équivalent) de s’engager dans le cursus de leur choix. L’égalité des chances, c’est cela, aussi ! Avant leur entrée à l’Université, tous les lycéens n’ont pas eu les mêmes conditions d’études ni reçu la même formation ; à leur sortie du Lycée, tous ne sont pas aussi matures, non plus. Mais cela ne préjuge en rien de leur progression et de leur réussite dans les années qui suivent. L’accès au savoir est un droit. Ce qui est important, c’est de permettre à chacun de trouver sa voie et d’arriver en fin de cursus avec le meilleur niveau possible.
Bref, en première année, nous n’opérons pas de sélection sur dossier, contrairement aux Classes Préparatoires. Les CPGE sont jugées sur leurs résultats aux concours des ENS, et elles font en sorte de prendre les meilleurs dossiers, pour pouvoir afficher les meilleurs taux d’intégration. Notre optique est différente. Nous laissons à tous les titulaires d’un baccalauréat la possibilité de s’inscrire en Licence Humanités. Nous dispensons une formation cohérente et exigeante, et la réussite aux examens que nous proposons à chaque semestre est le seul critère pour accéder au niveau supérieur. Et beaucoup de très bons étudiants s'inscrivent à l'Université plutôt qu'en Classe Prépa!
Donc, à chacun(e) de mesurer l’investissement que demande ce genre de Licence pluridisciplinaire, et de réfléchir à sa motivation. Il va de soi qu’une Licence qui associe les cours fondamentaux de plusieurs disciplines (Lettres, Histoire, Philosophie) et qui repose sur la pratique soutenue d’une langue vivante (4h par semaine, avec les étudiants de la filière Langues, et non 2h de cours à destination des non spécialistes) et l’apprentissage d’une langue ancienne (grec ancien ou latin au choix), suppose un profil homogène et une bonne aptitude à l’investissement personnel.
C’est tout à fait faisable, je vous rassure ! Certains étudiants de première année ont d’ores et déjà fait un excellent premier semestre ; tous ont beaucoup progressé, même si certains se sont réorientés dans d’autres cursus, parce que ce n’était pas le parcours qui leur convenait. Mais dans une Université comme Nanterre, qui propose des dizaines de parcours de Licence, les réorientations sont faciles, et chacun peut trouver sa voie. Trouver sa voie, on ne le dira jamais assez, ce n’est pas nécessairement suivre une ligne droite. Il faut souvent tenter, oser, pour ne pas avoir de regrets, plus tard. Et les profils les plus intéressants, souvent, sont les plus atypiques.
En revanche, ne vous inscrivez pas en Humanités si vous n’avez aucune envie d’étudier une des matières ou de commencer (ou de poursuivre) l’apprentissage d’une langue ancienne, par exemple. Les cours ne sont pas à la carte ! Pour avoir un profil complet et prétendre à un large éventail de débouchés, il faut accepter de s’investir dans toutes les disciplines.
En cas d’hésitation, il faut demander conseil aux professionnels de l’orientation, aux enseignants qui seront présents tout au long de la journée Portes Ouvertes du 19 mars (au stand Humanités), ou aux responsables de la formation (dont je fais partie). Les journées Portes Ouvertes ont cet intérêt de faire découvrir des cursus auxquels on ne songeait pas nécessairement. Venez, donc, quelle que soit la formation que vous envisagez.
Pour les étudiants qui demandent à intégrer la deuxième ou la troisième année d’Humanités, en revanche, la procédure est différente. Là non plus, il n’y a pas de sélection, mais une lettre de motivation est demandée et le parcours antérieur est examiné par une commission pédagogique, qui évalue vos acquis et votre aptitude à suivre sans difficulté les cours.
Les étudiants des Classes Préparatoires parisiennes qui s’inscrivent parallèlement à Nanterre, eux, peuvent rejoindre le cursus à n’importe quel moment, puisqu’il y existe des conventions d’établissements.
Je crois n’avoir rien oublié, cette fois !
CB
J'habite en Ille et Vilaine et compte poursuivre mes études à Paris l'an prochain; je ne peux me libérer pour la journée portes ouvertes du 19 mars alors que je suis très intéressé par cette formule. Y en aura-t-il d'autres? pendant les vacances j'aurais pu m'arranger, mais là, impossible.
La Licence Humanités Classiques : est-ce que c'est une licence de "lettres classiques" ou une licence "générale" alors ? (en fait j'ai pas vraiment eut le temps de lire toutes les infos... lol) Parce que "lettres classiques" ça me parait plutôt très spécialisé non ?
Nanterre n'organise qu'une journée Portes Ouvertes (demain, le 19 mars 2008, Bât. B, Amphi B2) à destination des élèves de Terminale qui souhaitent connaître l'ensemble de ses formations. Mais l'Université est présente lors du Salon de l'Etudiant, à Paris, et son service d'orientation (SCUIO) organise différentes rencontres dans les Lycées d'Ile-de-France. La Licence Humanités a ainsi été présentée dans de nombreux établissements, depuis le début de l'année.
Si vous avez l'occasion de venir à Paris à un autre moment et que vous voulez découvrir le campus, voire assister à certains cours d'Humanités en auditeur libre, vous pouvez prendre rendez-vous auprès de Chantal Fouilland (Secrétariat de la Licence Humanités, Bureau L109, Tél : 01.40.97.73.13 ; Email : chantal.fouilland[...]u-paris10.fr ). C'est tout à fait possible!
En tout cas, faites attention aux procédures d'inscription. Tout est expliqué sur le site : http://www.u-paris10.fr/ (onglet "Formation", puis "Inscription").
CB
Bonjour!
Je suis actuellement en CPGE et me suis inscrite à Nanterre en Humanités. Je souhaiterais savoir à quoi peuvent être consacrés les 3 crédits libres à chaque semestre (ex: LV2, grec ou latin, option quelconque...)?
En vous remerciant de votre réponse, bonne soirée!
Jo
Dernière modification par Jos...91 (24/03/2008 19:22)
Bonsoir !
A Nanterre, effectivement, presque tous les Départements proposent des modules de découverte, que les étudiants des autres disciplines peuvent suivre en option libre (3 crédits). Il y a une centaine de possibilités, je crois. Voici quelques exemples, qui vous donneront déjà un aperçu :
« Introduction à la philosophie indienne », « Initiation à la littérature pour la jeunesse », « Mythologie grecque et romaine »
« La mondialisation est-elle un Empire ? », « Ethnologie urbaine »
« Psychologie du sport », « Corps et voix », « Aquagym/fitness »
« Introduction au marketing », « Développement durable et politique territoriale »
« Comprendre le point de vue de l’enfant », « Psychologie sociale des gens nocifs »
« Histoire de la pensée juridique », « Relations internationales »
« Connaissance de l’adolescent et de ses apprentissages », « Pré-concours professorat des écoles – renforcement maths et lettres »
« Economie des PME françaises »
« Activités cinématographiques », « Groupe chorégraphique », « Relations publiques »
« Histoire des femmes américaines », « Littérature irlandaise »
« Introduction à la civilisation arabe », etc.
Bref, vous pouvez presque tout faire ! Certains de mes étudiants ont même suivi un cours pour monter leur entreprise, l’an dernier, si mes souvenirs sont bons ! C’est l’avantage d’une Université qui compte des dizaines de Départements.
Le principe de l’option libre est de vous faire découvrir un nouveau domaine, et non d’inscrire un apprentissage dans la durée, comme le demandent les langues vivantes ou anciennes. Du coup, ces cours n’ont généralement pas de prolongement, d’un semestre à l’autre (à quelques exceptions près). La plupart du temps, c’est donc une initiation à une langue et à une culture (langue ancienne ou langue vivante) qui est proposée : si la découverte est concluante, vous pouvez choisir la langue voulue sous la rubrique « langue », l’année suivante.
Le problème des langues en EC libre ne se pose guère en Humanités, puisque les étudiants suivent tous, en plus du reste, 2h de langue ancienne et 4h de langue vivante par semaine, ce qui constitue déjà une solide formation linguistique. Certains étudient en plus le grec moderne en EC libre, je crois, mais le cas est isolé.
Bref, si vous voulez étudier deux langues anciennes, le mieux serait de vous inscrire en Humanités classiques. Pour l’instant, il est impossible de suivre deux langues vivantes à égalité dans le cadre de la Licence. La seule solution est de vous inscrire, en plus, à un des DU (Diplôme Universitaire) en Langues (anciennes ou vivantes) qui existent à Nanterre. Les frais d’inscription sont réduits pour le deuxième diplôme.
Quoi qu’il en soit, comme vous êtes en CPGE, vous êtes dispensée d’assiduité. Avez-vous un projet précis en tête ?
Christophe Bréchet
Bonsoir,
je voudrais être sûre de la date limite pour se réorienter en licence Humanités sachant que je suis actuellement en deuxième année de droit à Nanterre.
Si j'ai bien lu, ce devrait être jusqu'au 5 octobre mais je souhaiterais avoir confirmation de votre part.
Merci !
Bonjour,
Merci beaucoup pour toutes ces précisions! N'étant pas certaine de passer en khâgne je voulais être sûre de choisir la bonne filière et celle ci est tout à fait alléchante de par sa pluridisciplinarité.
Le projet que j'ai serait de travailler dans le domaine des métiers du livre, c'est pourquoi je suis intéressée par le parcours métiers du livre que propose Nanterre.
Auriez vous par hasard des renseignements sur les conditions d'admission de ce parcours? (j'ai aussi posé la question dans la rubrique "métiers du livre").
Bonne soirée!
Jo
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