lebeau a écrit :
Si l'on prenait le temps de s'occuper des élèves, le redoublement deviendrait obsolète.
Je sympathise énormément avec ton post.
Cependant je ne peux pas m'empêcher de réitérer qu'en France on passe 40% plus de temps pour enseigner les élèves de 7-14 ans qu'en Finlande avec des classements mondiaux respectivement de 15/30 et 1/30 pays, et quasiment sans redoublement scandinave!
Avec un budget légerement supérieur à celui en Finlande, on ne peut pas prétendre que les ressources (temps et argent) manquent!
Avoir le temps et de le prendre ou bien l'utiliser efficacement, comprends-je bien, ne sont pas la même chose.
Je n'ai pas le temps immédiat de faire des recherches, mais je serais plus prudente dans les comparaisons avec la Finlande. Les tests comme PISA fournissent des données brutes , encore faut-il les analyser , en tenant compte de tous les éléments qyui distinguent un pays d'un autre. pas seulement les chiffres ( résultats, budget de l'éducation).
Rapidement, par exemple:
- la population de Finlande est beaucoup plus homogène que la notre. il y a des finnophones ( 91,5%) ,5,6% des gens parlent suédois. Mais en gros, assez peu d'immigration et essentiellement européenne et souvent des diplômés. Situation fort différente de notre pays.
immigration en Finlande
- La densité de population en Finlande est de: 15,4 habitants au km2.
En France , elle est de 32 habitants au km2. La population urbaine y est moins importante que chez nous. Autrement dit, le tissu social ( pour parler savant
est mieux préservé que chez nous.
Dans les problèmes scolaires, on ne peut se contenter de regarder uniquement les contenus des programmes, la didactique, la pédagogie, le budget et le travail des enseignants. Il faudrait pouvoir tout prendre en compte.
J'ajouterais , pour la France, surtout dans les grandes villes l'existence de collèges ou lycées ghettos, par manque de mixité sociale.
Bref, les choses me semblent plus complexes et à analyser avec recul.
Eh oui, JSC, mon beau pays se prend pour le sel intellectuel du monde!
Un enfant n'est pas fait pour passer six heures assis, mais pour changer cela il faudrait équiper les écoles de matériels dont elles ne disposent pas ou peu: matériels culturels, informatiques, sportifs, matériel de bricolage, de chimie Etc...
Ca coûte cher et notre premier ministre dit que les caisses sont vides.
Je crois, moi, plutôt, que l'on fait d'autres choix, et l'enseignement n'intéresse pas vraîment la politique dans notre pays.
De plus, changer ses habitudes est la chose la plus ardue que l'on puisse demander à un être humain, et il n'y a pas plus conservateur qu'un enseignant.
Au fait, on parle de supprimer l'école maternelle...
Normalisation européenne, je suppose.
Dernière modification par lebeau (15/03/2008 15:59)
lebeau a écrit :
Au fait, on parle de supprimer l'école maternelle...
Normalisation européenne, je suppose.
Quelle horreur: mettre les parents à s'occuper de la plus tendre enfance de leur progénie! Quelle idée!!! 
On parle de réduction de postes, donc moins de profs, donc moins de classes, donc classes surchargées, donc les redoublants ne pourront pas forcément être acceptés dans leurs anciens lycées et seront obligés de devoir aller ailleurs. Mais rassure toi, ceux qui seront dégagés devront obligatoirement être repris ailleurs. Alors peut être que votre lycée a eu la même bonne idée que le notre, qui est de tenter de renvoyer certains premières pour laisser de la place aux terms redoublants.
Stella in Praha a écrit :
On parle de réduction de postes, donc moins de profs, donc moins de classes, donc classes surchargées,
Encore le fameux "on".
Mais qui est-il?
De quelle autorité parle-t-il?
Ce dont les médias parlent beaucoup moins est la réduction constante d'effectif de collégiens pendant plusieurs années.
Moins d'élèves = moins de professeurs pour maintenir la même proportion professeur/élèves (déjà assez généreuse en France par rapports aux autres pays occidentaux).
"Surcharge" reste à définir....bien que l'autorité qui s'en charge soit le Ministre de l'Éducation Nationale. Donc, c'est chose faite!
Quand il y a des absences d'élèves en hiver, on enseigne les classes de 25. Je ne vois que difficilement comment prouver sciemment qu'il est moins difficile d'enseigner une classe de 25 que de 32.
Codrila: Merci de ton lien intéressant sur l'immigration en Finlande.
Les chiffres ne me permettent pas une comparaison directe avec la France.
De la population, plus de 90% est française de naissance. Est-ce que tu es en train de dire que la République n'est pas en mesure d'éduquer correctement 10% de ses citoyens? Est-ce qu'il n'y a pas de redoublement parmi les 90%?
Mon lycée vient d'une académie particulièrement touchée (Orléans-Tours). L'année dernière, les terms. S étaient 25 par classe, avec 5 classes. Je concoit que c'est une chance. Mais cette année, on sera 38 par classes, et le "surchargées" n'est absolument pas de trop. Surtout que des salles pour 38 élèves, y'en a aps dans mon lycées, nos paillasses de salle de science sont fait pour 36, et je ne suis pas sure que mon lycée soit le seul dans ce cas. Quand au "on", on sait tous qui c'est.
Stella in Praha a écrit :
Mais cette année, on sera 38 par classes,
Je voudrais savoir qu'est-ce que te permet de dire cela. Annonce du proviseur? Affichage de l'Académie? Lettre aux parents par un syndicat?
Quelle authorité derrière ce post alarmiste?
Annonce du proviseur. Dans le meilleur des cas, 35. Post alarmiste? un peu, parce que ca fait vraiment peur de voir qu'on se fiche pas mal de notre éducation. Je ferme cette parenthèse.
J'espère que tu reviendras en septembre pour nous dire la vraie taille des classes après les déménagements, desistements, nouveaux élèves, changement de filière etc.
Sur le redoublement:
1. Si l'enseignement est censé d'être par cycle, pourquoi doubler une année (ou plusieurs?)
2. Des élèves qui ont redoublé, qui a trouvé que l'année 'perdue' était bénéfique et qui aurait mieux aimé le défi d'être mis au pied du mur dans l'année supérieure?
3. Est-ce que l'on perd ses copains en redoublant?