1

Du nouveau sur la langue ancienne en Lettres modernes

Jusqu’ici, l’étudiant de Lettres modernes avait le choix, au CAPES, entre la version latine ou la version grecque, mais il devait nécessairement avoir étudié le latin s’il voulait passer l’Agrégation de Lettres modernes, où seule la version latine était proposée.

Indépendamment de son attirance pour telle ou telle langue ancienne, on l’incitait donc fortement à étudier le latin de son entrée à l’Université jusqu’à la préparation aux concours. Les étudiants de Lettres modernes qui souhaitaient continuer ou commencer l’apprentissage du grec à l’Université étaient vite remis « dans le droit chemin ». Au fil des ans, cela a été préjudiciable non seulement au grec ancien, mais aussi au latin, qui a été perçu comme la langue imposée.

Un arrêté du 17 juin 2008, paru au Journal Officiel du 20 juin 2008, met fin à ce déséquilibre. Il stipule que les candidats à l'Agrégation de Lettres Modernes pourront désormais choisir à l'écrit la version latine ou la version grecque.

Cette décision est capitale, car elle laisse un choix véritable à l’étudiant à son entrée à l’Université. Elle va, j’en suis sûr, permettre de relancer l’étude du grec ancien auprès d’un public qui joue un rôle essentiel dans la transmission de l’héritage antique.

CB