Apollinaire, Nuit rhénane

Bonjour,

J'ai vraiment besoin d'aide car je ne comprend pas trop le rôle de l'eau dans Alcools nuits rhénane.

Mon prof me demande de qualifier l'eau et le feu dans alcools.

J'ai trouvé pour le feu mais n'arrive pas a comprendre le reste.

Merci d'avance pour votre aide.

NUIT RHÉNANE

Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d’un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds


Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n’entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées
Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l’or des nuits tombe en tremblant s’y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l’été


Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire

Apollinaire, Nuit rhénane

pour le feu j'ai trouvé le sacrifice qui n'est pas synonyme d'errance mais de point de départ.  Le poète semble  transporter le feu qui brûle son passé; et  il devient lui-même à la fois le lieu et l'aliment du feu.

voila ce que j'ai mis pour le feu.

Apollinaire, Nuit rhénane

Où y-a-t-il une idée de sacrifice dans ce poème ?
Les seules allusions au feu sont
un vin trembleur comme une flamme
et Tout l'or des nuits

Es-tu sûre que tu dois te limiter à ce poème ? parce que pour le thème de l'eau, à part le Rhin, il n'y a pas d'autres éléments. Si, le vin, qui, trembleur comme une flamme, allierait l'eau et le feu, et là ça devient intéressant.

Apollinaire, Nuit rhénane

euh...alors la je sais plus...  je suis completement perdue...


desole de vous faire perdre votre temps merci d'avoir chercher a m'aider

Apollinaire, Nuit rhénane

Tu as aussi
le Rhin est ivre  : est-ce cela qualifier l'eau ?
et une autre alliance entre le feu et l'eau
Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter
qui rejoint le début
un vin trembleur comme une flamme

On peut aussi opposer les femmes aux cheveux verts (l'eau) et toutes les filles blondes (le feu)

Apollinaire, Nuit rhénane

Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d'un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds

Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n'entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire

Je soupçonne que tu ne nous dis pas tout le sujet!

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Apollinaire, Nuit rhénane

cf. la mythologie allemande avec les Ondines.

Apollinaire, Nuit rhénane

Oui, les femmes/ fées aux cheveux verts, les Lorelei.

Apollinaire, Nuit rhénane

Alors j'ai revu tout le sujet et demander a d'autres personnes le sujet exact est " l'eau dans le brasier et dans toute la partie rhénanes composée de 9 poèmes" ...

Mais je ne trouve toujours pas...

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Apollinaire, Nuit rhénane

Le brasier

   

À Paul-Napoléon Roinard.

    J'AI jeté dans le noble feu
    Que je transporte et que j'adore
    De vives mains et même feu
    Ce Passé ces têtes de morts
    Flamme je fais ce que tu veux

    Le galop soudain des étoiles
    N'étant que ce qui deviendra
    Se mêle au hennissement mâle
    Des centaures dans leurs haras
    Et des grand'plaintes végétales

    Où sont ces têtes que j'avais
    Où est Dieu de ma jeunesse
    L'amour est devenu mauvais
    Qu'au brasier les flammes renaissent
    Mon âme au soleil se dévêt

    Dans la plaine ont poussé des flammes
    Nos cœurs pendent aux citronniers
    Les têtes coupées qui m'acclament
    Et les astres qui ont saigné
    Ne sont que des têtes de femmes

    Le fleuve épinglé sur la ville
    T'y fixe comme un vêtement
    Partant à l'amphion docile
    Tu subis tous les tons charmants
    Qui rendent les pierres agiles

    JE flambe dans le brasier à l'ardeur adorable
    Et les mains des croyants m'y rejettent multiple innombrablement
    Les membres des intercis flambent auprès de moi
    Éloignez du brasier les ossements
    Je suffis pour l'éternité à entretenir le feu de mes délices
    Et des oiseaux protègent de leurs ailes ma face et le soleil

    Ô Mémoire Combien de races qui forlignent
    Des Tyndarides aux vipères ardentes de mon bonheur
    Et les serpents ne sont-ils que les cous des cygnes
    Qui étaient immortels et n'étaient pas chanteurs
    Voici ma vie renouvelée
    De grands vaisseaux passent et repassent
    Je trempe une fois encore mes mains dans l'Océan

    Voici le paquebot et ma vie renouvelée
    Ses flammes sont immenses
    Il n'y a plus rien de commun entre moi
    Et ceux qui craignent les brûlures

    Descendant des hauteurs où pense la lumière
    Jardins rouant plus haut que tous les ciels mobiles
    L'avenir masqué flambe en traversant les cieux

    Nous attendons ton bon plaisir ô mon amie
    J'ose à peine regarder la divine mascarade
    Quand bleuira sur l'horizon la Désirade

    Au-delà de notre atmosphère s'élève un théâtre
    Que construisit le ver Zamir sans instrument
    Puis le soleil revint ensoleiller les places
    D'une ville marine apparue contremont
    Sur les toits se reposaient les colombes lasses

    Et le troupeau de sphinx regagne la sphingerie
    À petits pas Il orra le chant du pâtre toute la vie
    Là-haut le théâtre est bâti avec le feu solide
    Comme les astres dont se nourrit le vide

    Et voici le spectacle
    Et pour toujours je suis assis dans un fauteuil
    Ma tête mes genoux mes coudes vain pentacle
    Les flammes ont poussé sur moi comme des feuilles

    Des acteurs inhumains claires bêtes nouvelles
    Donnent des ordres aux hommes apprivoisés
    Terre
    Ô Déchirée que les fleuves ont reprisée

    J'aimerais mieux nuit et jour dans les sphingeries
    Vouloir savoir pour qu'enfin on m'y dévorât