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La vie est-elle simple ?

Galain a écrit :

Si dans la Vie nous voulons dire existence, c'est à dire le fait d'être là simplement et de perpétuer cette état d'existence en mangeant, buvant, ect... et bien alors je pense que la Vie est dans l'absolu quelque chose de facile.

sur plusieurs fils de discussion on n'est pas encore arrivé de clairement distinguer la vie et l'existence. À approfondir.
Je remarque tout simplement que Lyo n'a pas orné le mot vie d'une majuscule. Chez toi, c'est un peu aléatoire. hmm

Je contredis ce que j'ai dis plus haut

'Rien' n'est pire que les idées arrêtées.

....ce que je veux dire c'est que en réalité nous pouvons vivre sans difficulté pour autant que nous ne voulons pas résister à la mort.

Permets-moi de trouver la préoccupation excessive de la mort, surtout chez les jeunes, est non seulement futile, morbide, néfaste mais crée un empêchement à vraiment et pleinement  VIVRE.

Après il y a l'angle que prend Oregann, celui de l'Etre existant de façon réfléchis ; avec cette question de base : Pourquoi ?
Mais il est faux, je pense, de croire que cette question est réflexe. Je ne crois pas que l'homme soit génétiquement programmé pour se poser cette question.

Pourquoi ne le crois-tu pas?

De plus cette question du "Pourquoi ?" n'est-elle pas au contraire quelque chose de facile ?

Puisque très peu de gens posent et se posent cette question pour réfléchir à une réponse............ sad

N'est-ce pas en effet plus simple de regarder la Chose comme quelque chose ayant un sens que comme une entité indépendante de toute compréhension. Le Pourquoi n'est-il pas en réalité le véritable sésame pour une vie simple...

"la Chose"?
Comment distingue-t-elle de "l'Objet", souvent cité dans les discours philosophiques?
Pour tenter de répondre à ta question: poser les POURQUOI? et COMMENT? est simple. En obtenir des conclusions pourrait l'être. Les appliquer à la vie l'est en moindre mesure.
Il me semble que si le questionnement ouvre des portes, on risque de trouver autant une boîte à Pandore qu'une caverne d'Ali Baba.
Le procédé pourrait embellir ou empoisonner notre existence. (Ni l'un ni l'autre est intrinsèquement simple ou compliqué...... roll


{Pourquoi de l'ironie ( tongue ) à la fin du message?]

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La vie est-elle simple ?

Pour revenir à cette question: la vie est-elle plus difficile pour un enfant somalien?

On retombe dans cette distinction objectif/subjectif.

Si la simplicité de la vie consiste à satisfaire les besoins élémentaires de la vie ( ceux qui permettent de ne pas mourir), alors, oui, la vie n'est pas simple ou pas facile pour un enfant somalien.
Il suffit de regarder les chiffres concernant la mortalité infantile en Somalie ou d'autres pays d'Afrique.
Et ce n'est pas faire preuve d'ethnocentrisme, à mon avis, que de le dire.

Savoir ensuite,quelles représentations mentales ont les autres civilisations par rapport à la vie ou à la mort, c'est autre chose. Mais, où qu'il soit, et quelle que soit sa culture, l'être humain, comme vous l'avez signalé dans ce fil , réfléchit, se pose des questions sur la vie , son sens.
Les réponses ne sont pas les mêmes selon les cultures, mais je dirais que si le fait de réfléchir complique la vie, et bien , elle ne sera simple ni pour le Somalien, ni pour l'habitant de l'Inde ou de l'Asie , même si les valeurs ( réponses) sont différentes .

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La vie est-elle simple ?

Oregann a écrit :

Edit: en revanche, je rebondis sur ton histoire de pluie. La simplicité voudrait que l'on se laisse mouiller, se dire que si l'on s'abrite, on ne tombera pas malade, c'est déjà penser, réfléchir, analyser, et agir.Mais après, comme dans tout débat philosophique (ou s'y apparentant), il faut définir les concepts.
Qu'entends-tu par simplicité?

C'est quatre verbes (mots d'action) sont dans la nature de l'Homme. Quoi de plus simple?

Source André Lalande; Vocabulaire Technique et Critique de la Philosophie (2 Vols en poche chez Quadrige/PUF)
SIMPLE:
- dans lequel on ne peut distinguer de parties composantes
- dans lequel on ne peut distinguer plusieurs qualités différentes et susceptible d'abstraction
- que nous ne  pouvons pas décomposer en fait , bien que nous n'ayons pas lieu de le considérer comme indécomposable, quantitivement ou qualitativement
- (comparativement) composé d'un petit nombre d'éléments, matériels ou intellectuels.
En particulier construit au moyen d'un petit nombre d'opérations
- qui ne contient pas d'éléme,nts additionnels.


Poincaré a fait observer que la simplicité s'entendait aussi en un sens vague, et que chacun appelait simple ce qui lui paraissait facile à comprendr, en vertu de ses habitudes.

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La vie est-elle simple ?

La question ici n'est pas de savoir si penser, réfléchir, agir et analyser est simple, mais de savoir si vivre est simple.
J'avais dit en tant que préliminaire que dès qu'il y a pensée, il y a remise en question, étonnement, et que la simplicité s'efface derrière un questionnement nouveau.
Mais ceci n'a jamais prétendu répondre à la question de la simplicité de la vie ou de l'existence, bien que ces deux termes n'aient pas la même signification. Il y a a vie tant qu'il y a activité cérébrale. Il y a existence dès la naissance, et ce pour l'éternité. Notre vie est finie (dans le sens contraire à infini) et on peut se poser la question de la facticité de notre existence, mais l'existence elle-même ne peut être niée, sauf cas pathologique. Même après ma mort, et même si je pose un Dieu quelconque, je ferai toujours partie de l'univers dans la mesure où je ne pourrai être réduit à néant complètement.

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La vie est-elle simple ?

Oregann a écrit :

Il y a existence dès la naissance, et ce pour l'éternité.

Euh....l'éternité n'existe pas avant notre naissance?

Qu'en disent Platon, Aristote, Boèce, Thomas Acquin, Secrétan?

Eternité: temporelle et intemporelle.

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La vie est-elle simple ?

Je parle de l'éternité de l'homme.
Je ne sais pas de mémoire là comme ça de but en blanc ce qu'en pensent Aristote et les autres, mais il me revient cette très belle phrase d'André Comte-Spontville: "philosopher, c'est penser sa vie et vivre sa pensée". Et dès lors qu'il y a pensée, il y a remise en question, étonnement, et la philosophie n'est-elle pas fondée sur l'étonnement de l'homme au sujet par rapport au monde dans lequel il vit...

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La vie est-elle simple ?

Permets-moi de trouver la préoccupation excessive de la mort, surtout chez les jeunes, est non seulement futile, morbide, néfaste mais crée un empêchement à vraiment et pleinement  VIVRE.

La résistance à la mort à laquelle je faisais référence là s'était celle du simple fait de s'alimenter. C'est une résistance à la mort dans le sens que nous avons le choix de ne pas manger mais que nous le faisons parce que nous ne voulons pas mourir...

Après il y a l'angle que prend Oregann, celui de l'Etre existant de façon réfléchis ; avec cette question de base : Pourquoi ?
Mais il est faux, je pense, de croire que cette question est réflexe. Je ne crois pas que l'homme soit génétiquement programmé pour se poser cette question.

Pourquoi ne le crois-tu pas?

J'ai du mal à croire en une essence chez l'homme. J'aime l'idée que nous sommes nos propre créateur...

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La vie est-elle simple ?

la vie est simple si on la prend simplement!  tongue

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La vie est-elle simple ?

Galain a écrit :

Après il y a l'angle que prend Oregann, celui de l'Etre existant de façon réfléchis ; avec cette question de base : Pourquoi ?
Mais il est faux, je pense, de croire que cette question est réflexe. Je ne crois pas que l'homme soit génétiquement programmé pour se poser cette question.

Pourquoi ne le crois-tu pas?

J'ai du mal à croire en une essence chez l'homme. J'aime l'idée que nous sommes nos propre créateur...

Incompréhensible!
Peut-être veux-tu développer cette notion dans un nouceau fil?

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La vie est-elle simple ?

Seize the day a écrit :

la vie est simple si on la prend simplement!

Cette phrase n'a rien de philosophique, c'est une extrapolation de la philosophie que l'on nomme couramment "philosophie de vie". Je crois d'ailleurs que c'est en ce sens que Lyo disait la vie nest pas simple: elle sous-entendait qu'on était, d'une manière ou d'une autre, confronté à des difficultés.

Le débat philosophique est autrement profond.