Cendre2lune,
La réforme de 1990 recommande ceci (mais ce n'est pas obligatoire) :
6. Participe passé : le participe passé de laisser suivi d’un infinitif est rendu invariable : il joue en effet devant l’infinitif un rôle d’auxiliaire analogue à celui de faire, qui est toujours invariable dans ce cas (avec l’auxiliaire avoir comme en emploi pronominal).
Le participe passé de laisser suivi d’un infinitif est donc invariable dans tous les cas, même quand il est employé avec l’auxiliaire avoir et même quand l’objet est placé avant le verbe. (Voir Analyse 5.)
Exemples :
Elle s’est laissé mourir (comme déjà elle s’est fait maigrir) ;
Elle s’est laissé séduire (comme déjà elle s’est fait féliciter) ;
Je les ai laissé partir (comme déjà je les ai fait partir) ;
La maison qu’elle a laissé saccager (comme déjà la maison qu’elle a fait repeindre).
http://www.academie-francaise.fr/langue … tml#regles
L’arrêté Haby du 28 décembre 1976 autorise ceci (citations entre guillemets) :
— Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts Georges Leygues écrivait dès 1901 : « Pour le participe passé construit avec l’auxiliaire avoir, lorsque le participe passé est suivi soit d’un infinitif, soit d’un participe présent ou passé, on tolèrera qu’il reste invariable, quels que soient le genre et le nombre des compléments qui précèdent. » (Grévisse, p. 1158).
— Quelques années plus tard, il s’agit de consignes applicables « dans les examens ou concours dépendant du ministère de l’Éducation, qu’il s’agisse ou non d’épreuves spéciales d’orthographe », mais attention, « Cette disposition ne concerne pas les concours de recrutement du personnel enseignant » !
« Il ne sera pas compté de fautes aux candidats dans les cas visés ci-dessous :
Participe passé conjugué avec avoir et suivi d’un infinitif.
Les musiciens que j’ai entendus (entendu) jouer / Les airs que j’ai entendu (entendus) jouer.
L’usage veut que le participe s’accorde lorsque le complément d’objet direct se rapporte à ce participe et qu’il reste invariable lorsque le complément d’objet direct se rapporte à l’infinitif. On admettra l’absence d’accord dans le premier cas. On admettra l’accord dans le second, sauf en ce qui concerne le participe passé du verbe faire. »
— Cette règle apparaît en effet dans l’arrêté Haby du 28 décembre 1976, publié au Journal Officiel en 1977, qui fixe les tolérances grammaticales ou orthographiques lors des examens ou concours (brochure CNDP).
Dossier Weblettres, ici :http://www.weblettres.net/spip/article. … rticle=238
Le verbe commencer ne fait pas partie des recommandations de la réforme de 1990.
L'arrêté Haby de 1976 ne parle de tolérances que pour les examens et concours dépendant du ministère de l’Éducation. En dehors de ce cadre, il me semble donc que cela reste une faute.
Muriel