Quelle pertinence pour l'enseignement scolaire de la littérature ?

Nephtys a écrit :

Vous croyez qu'il a des chances pour que ça change ? Pour qu'on trouve un autre moyen d'enseigner ?

La logique du concours et l'absence de véritables enseignements pédagogiques dans la formation des enseignants risque de limiter toutes évolutions. Par ailleurs, je ne suis pas certain que l'avis que quelque uns d'entre nous ont ici formé au sujet de la forme de l'enseignement de la littérature soit partagé par le plus grand nombre.

12

Quelle pertinence pour l'enseignement scolaire de la littérature ?

Pour la majorité des gens, les profs de français doivent enseigner le français. Déjà que les élèves sortent du lycée sans savoir écrire, et on ne parlera même pas de savoir parler, a quoi bon étudier la littérature? Et si, par chance, un groupe d'élèves est intéressé par une oeuvre étudiée en cours, alors cela suffit largement. Le professeur a remplit sa mission avec succès !

13

Quelle pertinence pour l'enseignement scolaire de la littérature ?

@Leihe

Évidemment, quand je disais "on", je ne nous désignais pas. À vrai dire, je crois que peu de gens s'intéresse aux programmes qu'on applique aux lycées. Après tout, est-ce si important que ça de savoir que la littérature n'est pas enseignée comme certaines petites voix le voudraient ? À quoi bon changer un système qui marche ? (Sur ce point, on n'est d'accord ou pas d'accord.)

Je trouve que la formule de Karlsbrau résume très bien la chose : "Pour la majorité des gens, les profs de français doivent enseigner le français".

14

Quelle pertinence pour l'enseignement scolaire de la littérature ?

Etant  moi même un collégienne j'aimerai repondre à ton message mais je n'ai point lu les réponses qui ont été postées avant la mienne de peur d'être influencée dans mon jugement.
Je pense que l'atrait que nous avons de la littérature dépend des proffesseurs qui nous entoure mais également de notre éducation. 
Je m'explique: depuis que je suis petite, j'ai été élevée dans les livres (certains naissent dans les feuilles de choux ou dans les roses, chaqun son truc  wink ) et même si je ne lisais certes pas du stendhal dans mon berceau j'ai sus évoluer aux fils des ans et suis passée par plusieurs étapes avant d'arriver à finir "Le rouge et le noir" que ce soit par les contes dans l'enfance, les romans de JK-rowling dans ma premiere partie d'adolescence (qui n'est toujours pas finie d'aprés les justes dires de ma mère) et tant d'autre mais aurais-je eu cette passion si le soir, mes parents ne m'avaient pas lu d'histoire pour m'endormir? S'ils ne m'avaient pas pousser dans cette magnifique voie?

Mais ce n'est pas tout, nos profeseurs de français nous influence également. Paradoxalement, les enseignants que tout le monde aimait m'était indifférend (notamment dans mes années de sixième et de cinquième) qui étaient toujours là à l'écoute, à aider les éléves en difficulté ect m'oripilait car cette gentillesse m'agaçait, les honeurs se meritent et reprendre quarente fois la même leçon pour des cancres qui de toute manière ne penses qu'a s'amuser ou à pertuber la classe et non à leur avenir. Certe je suis d'accord qu'un enfant dans le besoin et l'incomprehension doit être aider cependant j'estime que cet "enfant" doit faire des efforts, ce n'est pas en comptant les nuages qu'il réussira car si l'enseignant passe trop de temps à l'aider, les autres risquent de décrocher à force de rabacher sans cesse la même chose déjà aquise.
Il m'est arrivé cette expérience et mis à part le plaisir de lire, le français m'ennuyais consiérablement pendant ses deux années jusqu'a tomber sur une prof geniale, enfin c'est mon avis car il n'était partagé par personne. Elle ne fesait guere de préférence, ces notes étaient justes et méritées. Désirant fortement être premiere de ma classe c'est à cette période que j'ai commencé à travailler réellement mon style d'écriture pour briller ayx "rédactions", je m'achetais rapidemment les bescherelle de grammaire, orthographe et conjugaison que je parcourrais ardûmment pour m'ameliorer sans cesse et pour pouvoir fierement rendre mes productions, évaluations et autres en sachant que la note serais correcte.
Cette enseignante aidait les élèves en difficulté qui cherchaient à réussir, ceux qui n'avait aucune volonté furent un peu oublié au fond de la classe dès le second trimestre mais je me pliait en quatre pour tenter de la satisfère et c ette perceverance fut remarquer et ma moyenne augmenta.
Les livres que j'ai du lire dans ma scolarité me semblaient "simplaient", trop facile à lire ou inintéréssant tandis que tous mes camarades les lisaient difficilement avec des incompréhensions assez fréquante donc les livres étudiés ne nous correspondait pas vraiment, trop difficile pour les uns, trop facile pour les autres alors, que faire? Je ne penses pas qu'il soit fesables de satisfaire tout le monde et ce juste milieu doit je pense être maintenu sauf si une autre solution est trouvé. Mais ce serait dommage de le supprimer car toute la grammaire, tout l'orthographe (et compagnis) qu'on apprend est présent dans ces livres, ce ne sont que la pratique de ses régles qui semple perdre la moitié de la classe!
J'ai un autre professeur cette année mais je ne penses pas que cette expérience soit très utile à relater étant donné que cela ne fais qu'un trimestre que je l'ai.

Je vais esayer tant bien que de mal de synthètiser tout ceci ici:
Les professeurs ne peuvent pas plaire à tous le monde, ils  influancent et aident certaines personnes suivant leurs attittudes mais ce sont les élèves qui doivent s'accrocher, un professeur ne peut passer l'heure à expliquer quelque chose si personne n'écoute, dans ce cas il devrait tout réexpliquer le lendemain.
Et pour que les élèves soient attentif, cea réleve de leur éducation, les parents doivent les suivrent dans leurs études en leur apprennant les valeurs fondammentales notamment l'autonomie qui sont indispensables dans les études et pour plus tard, leur avenir.

J'espere avoir été claire et lisible car je crois que c'est un peu le bazarre dans mes idées mais je n'arrive pas à trouver les mots juste. Merci de m'avoir lue, je vais à present lire les posts.
Bonne journée

Quelle pertinence pour l'enseignement scolaire de la littérature ?

Bonjour, je remets ce post au goût du jour, car j'aime bien la littérature et la poésie (mais avec modération)...J'ai pris le temps de lire un peu tout ce qui est dit, et je vois que les personnes du forum constatent qu'il y aurait un problème au niveau de l'enseignement de la littérature.
En effet je pense aussi qu'il existe un problème; il y a eu depuis deux dizaines d'année un certain progrès dans l'enseignement de la littérature au collège et au lycée: sur le plan de l'équilibre psychologique des enseignants eux-même d'abord, mais aussi sur la méthodologie...Quand j'ai appris la littérature au lycée dans les année 80, je dirais que les profs étaient tout simplement cinglés, littéralement fous, probablement m^me des patients suivis en psychiatrie...De nos jours le cadrage de l'enseignement et le contenu du programme fait que cela se voit moins et permet aux élève de sortir du lycée plus équilibrés psychiquement.

Je m'explique: d'une part il faut savoir que les études supérieurs effectuées par les enseignants ne font pas forcément d'eux des être toujours équilibrés, ceci du aux nombreuses prises de tête intellectuelles qu'ils ont du faire pour finir leurs études.
D'autre par et cela n'a en rien aidé ces enseignants, il faut savoir que les poètes et beaucoup d'écrivains, ne sont pas toujours sains d'esprit; ce que l'on n'apprend pas en littérature, c'est le versant malade du poète et de l'écrivain; il faut savoir aussi que par exemple les poètes du 18ème/19ème et de nos jours encore, se droguaient...Avec quoi me direz-vous, et cela est écrit noir sur blanc dans appolinaire et consorts , c'est avec l'alcool, et oui la plupart d'entre-eux étaient alcooliques, et d'autres buvaient un substance appelée Absinthe qui n'est à l'époque ni plus ni moins qu'un distillat neurologique au même titre que l'opium utilisé par Beaudelaire.

Ces substances aujourd'hui illicites étaient utilisée par les poètes et les écrivains, pour être productifs et planer pour avoir de l'inspiration, ceci les profs ne le disent jamais, et oui on nous a tout simplement fait adhérer à des propos tenus par des toxicomanes, opiomanes...

Certains enseignants, font même de nos jours plonger les élèves les plus fragiles dans ces délires en leurs disant que c'est merveilleux, que tout est bien dans ces écrits, que cela fait ressentir des émotions; des émotions cette mais les émotions de personnes dont le psychisme est quelque peu perturbé.

On le sait par exemple dans la littérature du 19ème avec ce qui est décrit comme "le romantisme tourmenté de châteaubriant".
En fait toutes ces personnes étaient dans une forme de mal être psychique plus ou moins permanent, le Spleen et l'idéal de Beaudelaire a une double signification: la barque qui navigue sur une mer tourmentée, je souligne qu'elle est tourmentée comme l'esprit peu l'être, et le spleen représente lui-même un état d'esprit de malaise intérieur et de questionnements conflictuels à l'intérieur de soi.

Ce qui n'est jamais fait dans l'enseignement de la littérature c'est le décriptage médical de cette littérature, qui permettrait une meilleure compréhension, une distanciation nécessaire de la part des élèves, l'évitement de la survenue de troubles psychiques et de déséquilibres psychiques tardifs pour les jeunes adultes et les plus anciens élèves de littérature et autres.

Eviter en partie aussi la recherche par certains élève de l'experience de l'élévations vers le Spleen grâce à certaines substances afin d'être plus inspirés et productifs.

Je serais heureux que ce soit un peu plus dans cette voie de recherche sur l'enseignement afin de préserver un petit peu plus nos enfants, et même si ce sont pas nos enfants, cela pourrait éviter en partie de se trouver à travailler avec un supérieur hiérarchique déséquilibré, cela ferait les bonnes grâces de la prévention des maladies psychiques...Bien que ce type de prévention soit bien loin du regard de nos dirigeants, bref ils en ont rien à foutre tant que ça touche pas leurs gosses, car eux ils ont les moyens de leurs offrir des écoles couteuses et correctes.

J'ai l'air de faire des critiques assez dures mais j'aime bien quand même la littérature d'autant plus que tous les auteurs ne sont pas comme cela, il suffit de lire certaines préfaces pour voir l'auteur lui-même écrire que la rédaction de son livre était très difficile, que cela a pris beaucoup de temps et que cela était une réelle souffrance d'écrire...Car faut se donner de la peine pour écrire, ce n'est pas facile.

Ce qui n'est quasiment jamais dit par les profs, c'est que la plupart des soi-disant génies des arts et lettres étaient des fous. Salvator Dali était tout simplement fou, c'était "le fou génial".

Je ne dirait pas mieux de Picasso, (j'espère qu'ils me feront pas un procès)...Pour moi peindre de traviole n'est pas forcément une preuve de génie, ça peut être un défaut de la vision dont l'artiste profite, cela peut-être l'oeuvre d'un esprit perturbé, ça peut-être un coup de création mais un peu une oeuvre produite dans un état shizophrénique de recherche de toute puissance de l'esprit...Ou une arnaque.

Je vous recommande de relire vos classiques avec un autre regard. Un peu plus distant...Mais malheureusement cette distance n'est pas prise par les profs; il faudrait leur donner un petite formation ou information sur l'absinthe et sur les troubles psychiques causés par les drogues et l'alcool, et les maladies causées par ces choses là, il leur faudrait aussi une formation sur la principale maladie des écrivains , des poètes: que voyez vous dans "le Spleen" et d'autre choses comme ça, sinon de la mélancolie
Les enseignants savent-ils que c'est une maladie grave qui peu conduire au suicide, pourquoi faire adhérer les élèves à des écrits de personnes quasiment suicidaires; et aussi des délinquants graves, comme le conflit Rimbaud et Verlaine, je sais plus lequel avait essayé de planter l'autre avec un couteau???

(Excusez-moi pour les fautes, mais l'ordinateur corrige tout seul)

De nos jours aussi, on rencontre des ouvrages, perturbant
La question n'est pas qu'il ne faut pas lire, mais faut plonger dedans tête baissée, comme le suggèrent les profs de français et de littérature qui ne cessent de vanter le génie des auteurs alors que certains ont écrit sous l'emprise de la folie, de l'éthylisme avancé ou que sais-encore, peut-vantera-t-on un jour les auteurs qui ont écrit sous ecstasie, et inviteront les élèves à écrire eux-même quelque chose, comme devoir à faire à la maison, alors ne vous étonnez pas si vous aviez des sales notes...C'est tout à fait normal on pouvait pas comparer vos écrits à ceux des toxico...Les grands auteurs produisent des trucs géniaux grâce à des substances merdiques...Si on 'en fait pas autant on aura forcément une sale note, à moins de devenir aussi fous qu'eux durant les deux heures ou quatre heures de devoirs sur table.

Vous qui êtes lycéen(ne)s, collégien(ne)s, essayez, je vous engage vivement a essayer d'avoir une autre vision dans vos lectures et de faire un petite recherche sur ce que c'est que l'absinthe, les dégats causés par l'alcool, comment se sont écrites certaines poésies, regardez le célèbre tableau de van Ghog , l'homme à l'oreille coupée, et se demander dans quel état d'esprit était-il? qui sont réellement ces auteurs, ces peintres, ces poètes, qualifiés de génies? Faut-il vraiment chercher à les égaler, et à quel risque?

16

Quelle pertinence pour l'enseignement scolaire de la littérature ?

phearl a écrit :

Je m'explique: d'une part il faut savoir que les études supérieurs effectuées par les enseignants ne font pas forcément d'eux des être toujours équilibrés, ceci du aux nombreuses prises de tête intellectuelles qu'ils ont du faire pour finir leurs études.
D'autre par et cela n'a en rien aidé ces enseignants, il faut savoir que les poètes et beaucoup d'écrivains, ne sont pas toujours sains d'esprit; ce que l'on n'apprend pas en littérature, c'est le versant malade du poète et de l'écrivain; il faut savoir aussi que par exemple les poètes du 18ème/19ème et de nos jours encore, se droguaient...Avec quoi me direz-vous, et cela est écrit noir sur blanc dans appolinaire et consorts , c'est avec l'alcool, et oui la plupart d'entre-eux étaient alcooliques, et d'autres buvaient un substance appelée Absinthe qui n'est à l'époque ni plus ni moins qu'un distillat neurologique au même titre que l'opium utilisé par Beaudelaire.

Dis donc, que d'idées simplistes...c'est vrai qu'en étudiant, on finit par devenir limite borderline big_smile . Le versant malade du poète et de l'écrivain, on l'aborde très souvent en étudiant la littérature, donc je ne vois pas pourquoi tu prétends apprendre quelque chose aux membres de ce forum...Baudelaire boit de l'absinthe, idem pour les personnages des Rougon-Macquart...oui, et alors ? C'est de notoriété publique, ils ne s'en sont jamais cachés. Après, jamais on ne fera (en tout cas pas moi) l'apologie de la drogue, ou en tout cas jamais je n'en diminuerais l'importance...
Mais puisque tu m'as l'air spécialiste de la question, j'attends ta petite formation avec intérêt. Je précise quand même qu'on ne fait jamais lire une oeuvre sans un minimum d'infos sur le contexte d'écriture, de l'époque, etc. Ce n'est pas parce qu'on dit aux élèves que Baudelaire prenait de l'opium qu'ils vont vouloir faire pareil. Par contre, ça peut les motiver à lire le livre.

En bref, les profs sont de gros tarés. Je ne me voyais pas comme ça !

Quelle pertinence pour l'enseignement scolaire de la littérature ?

L'absinthe, c'est de l'alcool, et le spleen de Baudelaire se nomme syphilis dans les traités de médecine.
Ni l'alcool ni le tréponème pâle ne donnent de génie (ou de talent) littéraire, au contraire. Celui qui réussit à construire une oeuvre malgré le tréponème ou l'alcool nous donne le regret de ce qu'il aurait pu faire à jeun.
François Villon a commis plusieurs casses, et il a failli être pendu, en est-il moins un grand poète ?

Quelle pertinence pour l'enseignement scolaire de la littérature ?

Mes anciens profs n'abordaient pas ce genre de questions sur l'utilisation de substances par les poètes, comme je suis unique sur terre je pense que d'autres profs ailleurs ont peu, très peu ou pas abordé ce problème...L'absinthe n'est pas qu'un simple alcool, car il s'agit d'un alcool distillé au 19ème siècle...Je ne sais plus ce que contenait ce produit mais il ne contenait pas que de l'absinthe, de plus c'était distillé un peu comme un alcool de bois, avec un très fort degré, pas entièrement pur alcool mais suffisamment fort pour éventuellement provoquer des effets néfastes.

Même si mes souvenirs ne sont pas entiers sur le spleen, il 'en demeure pas moins que c'est un état d'esprit reflétant une mauvaise humeur, une mélancolie, la mélancolie, ne représentait rien de spécial dans l'esprit des élèves, une vague maladie comme une autre au même titre que la grippe ou le simple rhume, comme nous l'avaient transmis nos profs, ce n'était pas dit de cette façon, mais en sortant du cours on n'avait pas plus à l'esprit que c'était une maladie psychique grave. Je ne doute pas que dans les hautes études en littérature on en apprenne davantage...Mais je relate ce qu'il en était dans les collèges et lycées, ou du moins l'impression que j'en ai tirée avec un peu de recul.

semble-t-il vous me dites que je ne vous apprend rien sur cette question.

Y a pas que vous j'espère qui lisez le forum?

Bon c'est vrai je sais pas qui vous êtes, mais je ne ferais que poser ces questions:

que dites vous précisément à vos élèves actuellement sur le sujet?

que comprenez vous qui êtes élèves de la part de vos profs sur la question de l'utilisation de l'absinthe ?(ce n'est pas le même que l'on trouve actuellement dans les boutiques, c'est pas le même produit du tout, allez donc demander au musée de l'absinthe à Auvers sur oise),

que disent-ils sur l'utilisation de la cocaïne pour la production en littérature?

Et que comprennent les élèves sur ce que vous leur dites? en parlent-ils dans leurs devoirs?

Je pose surtout ces questions aux profs de collèges et lycées, et aux élèves de ces classes.

Je vous dis que j'aime bien la littérature mais avec un peu un regard distant, ressentir l'émotion du poète certe mais pas y adhérer totalement.

Quelle pertinence pour l'enseignement scolaire de la littérature ?

Pour mes élèves de Première, j'ai traduit spleen par déprime : la dépression nerveuse, ils savent ce que c'est !.
Je n'ai pas pensé à leur faire remarquer que le gars qui écrit des poèmes sur sa déprime en a guéri : quand on déprime, on n'a pas la force de ramasser un yaourt...
Parce qu'il faut tenir compte de la distance critique : le poète ne peut pas exprimer ses sentiments au moment où il les éprouve. Il faut laisser le temps faire son oeuvre, et ce que le naïf lecteur prend pour une brûlante confession est une reconstruction délibérée.

Quelle pertinence pour l'enseignement scolaire de la littérature ?

Est-ce que c'est moi le naïf lecteur?

Je n'avait pas à l'esprit que Beaudelaire ait écrit une confession, mais si je me souviens bien c'est ce que mon prof disait en parlant des ces poèmes, oui c'était un peu dans le genre brûlante confession, surtout sur cette histoire qu'il voyait des prostituées (les fleurs du mal, qui représentent aussi plein d'autres trucs)...Il semble que mon prof était un naïf lecteur.

Bon en fait, la déprime oui, cela pourrait se comprendre par un élève, effectivement...Mais bon on fait ce qu'on peut pour qu'ils comprennent un truc ou deux, c'est vrai...Si j'avais été dans cette situation je pense que j'aurais quand même tenté le coup de l'explication de la mélancolie, en disant que c'est très grave comme maladie...Mais bon après tout, je dis ça mais j'en ai pas vraiment grand chose à faire, ces gosses là c'est pas les miens. (je sais je suis dur, là).
Alors sur le fait que le poète ne peut pas exprimer ses sentiments au moment ou il les éprouve, c'est une chose que je n'ai jamais comprise, excepté lorsque je pense que le poète est fou, ou en tout cas que son problème produit un décalage important entre ses sentiments, et l'expression de ceux-ci...J'en reviens à l'explication médicale, cela peut s'interpréter comme un décalage, un problème par rapport au temps qui passe, bref un problème psychologique tout court...J'en viens à demander: est-on d'accord pour dire que ce poète comme presque n'importe quel autre à non seulement un profond mal-être mais en core un grave mal-être?

Faut-il dire ou évoquer auprès des élèves que le poète est susceptible d'être gravement atteint sur le plan moral, pour ne pas dire psychique et ainsi trop effrayer les élèves? Mais dire quand même que là, il est très très mal dans sa peau, voir même que de nos jours il serait hospitalisé en psychiatrie (lui ou un autre)? Et que s'il ne l'avait pas été à cette époque, c'est que y a une astuce qui lui a sauvée la mise, pas comme Camille Claudel.

Serait- outrageux pour la littérature, et les grands des arts et lettres (l'académie française) de le reconnaître auprès des lycéens? est-ce que cela vaut une exclusion du corps enseignant? donc on dit rien on répète comme tout le monde comme on l'a toujours fait pour éviter les embrouilles?

Est-il judicieux de dire à ses élèves que certains poètes et écrivains écrivaient ou écrivent sous l'emprise de la cocaïne? et de dire (au lieu de dire que c'est super génial): "je ne vous recommanderais pas de faire pareil".

Et expliquer un peu les effets de la coc, aux élèves, est-ce dans les compétences? il suffirait d'une connexion internet, puisque c'est à la mode dans les établissements d'informatiser le dossier scolaire, le planning des profs et tout le reste?

Ne le faites surtout pas si vous risquez de vous faire foutre à la porte! n'allez pas perdre votre travail pour si peu, après tout ce ne sont pas vos enfants. c'est pas les miens non plus, ils ont qu'à se démerder eux même pour apprendre après tout...Et si ils deviennent toxico, ou se suicident dans un délire poétique, on en est pas responsable je vous rassure tout de suite...Y aura qu'à témoigner qu'il était pas bien en ce moment mais qu'on avait rien remarqué de spécial.