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Invention - Imaginez le récit de l'épisode du bal vu à travers le regard émerveillé d'Emma...

Bonjour (ou bonsoir) à tous,
Je ne savais pas trop où poster ce sujet; donc, voilà, je le poste ici. Je suis actuellement en première L, et je viens tout juste de passer l'épreuve écrite du bac de français. Nous sommes tombés sur " le personnage de roman du XVIIIème siècle à nos jours "...
Dans le corpus, nous avons eu les textes suivants: "Madame Bovary", "Bel-Ami", "La Jalousie", et "Les Choses, Une histoire des années soixante". Question préalable: montrez comment ces textes proposent différents modes de représentation des personnages principaux. Et j'ai parlé de personnages de condition sociale modeste, bercés par le désir d'accéder à un bonheur inaccessible; bref des personnages issus du commun des mortels et auxquels le lecteur peut s'identifier... (bref, je suis sûre que c'est faux).

Et pour le sujet à traiter, j'ai choisi l'écriture d'invention: l'extrait de Madame Bovary (texte A) se clôt sur cette phrase: "Les dames, ensuite, montèrent dans leurs chambres s'apprêter pour le bal". Imaginez le récit de l'épisode du bal vu à travers le regard émerveillé d'Emma.
Je suis déjà pas brillante à ce sujet-là; mais là, je suis sûre que j'étais complètement HS...je n'ai même pas respecté la consigne de départ: comme c'est au travers du regard d'Emma, ça supposait qu'on devait employer la troisième personne, et moi j'ai employé la première personne ! sad  sad  Et sachant que cette partie est sur 16 points, pourriez-vous me dire (même si ça va me mettre un coup au moral hmm ) combien je pourrais en tirer, s'il vous plaît ? hmm

« Malgré le fait qu’ils soient issus de la noblesse et de la haute bourgeoisie, comment diable ces hommes et ces femmes ont-ils pu faire preuve de tant d’indifférence devant tant de luxure ? » se demanda Emma Bovary, quasiment choquée. Madame Bovary n’eut pas à réfléchir longtemps ; la réponse était évidente : étant donné sa médiocre condition de jeune femme mariée à un officier de santé raté, Emma n’était évidemment pas accoutumée à ce genre d’évènements. Elle était assise dans un fauteuil. Dehors, l’aube naissait. Fardée à l’extrême, elle ressemblait à une poupée de porcelaine. Elle leva les yeux, et replongea au pays des rêves...
« Ce bal avait tout d’un conte de fée, comme il y en a peu. Les convives étaient fort bien vêtus : robes à volants et gants en soie, rivières de diamants ! L’odeur émanant des viandes, des truffes et des fruits exotiques était tel un parfum enivrant ! Et comme dans tout bal digne de ce nom, l’alcool coulait à flots ! La salle était fort bien éclairée : les bougies des candélabres brillaient de mille feux ! S’ajoutait à cette lumière l’éclat resplendissant des diamants. Une pièce montée composée de fruits confits trônait au centre de la salle et nous dominait tous, tant elle était grande. Jamais je n’avais vu tant de beauté dans un seul lieu ! L’atmosphère était fiévreuse : les conversations étaient animées, nous riions aux éclats, hommes et femmes étaient en quête d’une proie avec qui ils pourraient terminer la soirée. Nous scrutions le moindre recoin de la salle avec nos yeux d’aigle. L’immense salle était fort décorée : feuilles d’or, portraits de famille... Soudain, deux bruits assourdissants se firent entendre ; et tout se figea. Même le temps semblait s’être arrêté. Le marquis apparu avec son épouse : le bal était ouvert ! Nous tournions, encore et encore ! Le décor s’évanouissait autour de nous et nous n’entendions plus le bruit infernal des horloges ! Nous glissions gracieusement tels de cygnes, sur le carrelage qui semblait s’être transformé en lac. J’oubliais tout. J’oubliais que mes rêves avaient été brisés comme un éclat de rire, et j’oubliais l’horrible fardeau du temps qui me brise les épaules. J’étais ivre, ivre de bonheur ! Le bruit des lustres en cristal nous émerveillait encore plus et nos yeux scintillaient.
Le bal s’acheva vers deux heures du matin. Je regardais une dernière fois la salle tandis que les autres convives s’empressaient de partir. Comment pouvaient-ils être aussi indifférents face à autant de magnificence ? Dehors, il faisait froid et nous étions plongés dans les ténèbres. Une douce brise me caressait le visage. Ce bal avait tout d’un conte de fée, comme il y en a peu... »
À présent, il faisait jour.

J'ai essayé de faire aussi court que possible hmm  tongue Bonne chance à tous ceux qui passent le bac, soit dit en passant wink

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Invention - Imaginez le récit de l'épisode du bal vu à travers le regard émerveillé d'Emma...

lolaliberty1 a écrit :

Dans le corpus, nous avons eu les textes suivants: "Madame Bovary", "Bel-Ami", "La Jalousie", et "Les Choses, Une histoire des années soixante". Question préalable: montrez comment ces textes proposent différents modes de représentation des personnages principaux. Et j'ai parlé de personnages de condition sociale modeste, bercés par le désir d'accéder à un bonheur inaccessible; bref des personnages issus du commun des mortels et auxquels le lecteur peut s'identifier... (bref, je suis sûre que c'est faux).

Emma Bovary est loin d'être modeste, elle fait partie de la petite bourgeoisie de province. Elle a simplement des aspirations aristocratiques. Mais je connais pas votre argumentation, vous allez peut-être convaincre votre correcteur.