Quelle pertinence pour l'enseignement scolaire de la littérature ?
Bonjour, bonsoir !
Je sais, c'est un gros pâté de texte, mais maintenant que vous avez cliqué sur cette page, je vous interdit de cliquer sur "Précédent" ou la petite croix rouge. Huhuhu.
Loin de moi l'opiniâtre idée de "cracher" sur le système. Simplement, je voudrais des éclaircissements divers et variés !
Remontons le temps...
Au début, il y a la primaire, endroit cloîtré où on vous apprend à déchiffrer des petits symboles rigolos assemblés tout aussi rigolottement. En même temps, on vous initie à ces Rigolotteries = exercices intensifs sur la formation des lettres sur des gros gros gros carreaux (peut-être parce qu'on a des petits yeux quand on est au CP).
Quelques années plus tard mais pas trop, c'est le collège : la floraison des figures de style, synonymes de sales notes au contrôle (j'ai toujours les nerfs contre un foutu contrôle dont la consigne était "Soulignez toutes les figures de style et indiquez leur nom : mesdames, messieurs, j'ai entouré). Personnification, oxymore, anacoluthe... ect. On lit quelques livres dont tout le monde s'en branle. C'est cher woah ! j'aurais préféré acheter des jeux vidéos à la place.
Finalement, il y a le lycée. Le lycée, pour ceux à qui ça remonte, c'est un lieu fabuleux où un prof de français plus ou moins intéressant peut vous faire cours de français, mais il prétend qu'on fait de la littérature. Certes, certes. Et ma disert ? Bah, quand c'est André Breton, c'est du surréalisme, mais quand c'est moi, c'est de la me*** (il manque "rde"). La prochaine fois j'écrirai quelque chose qui signifie quelque chose.
Alors, je me posais, moi chétive, la plus grande des problématiques :
"Quelle pertinence a l'enseignement scolaire de la littérature ?"
Dit comme ça, c'est pas très sexy, j'vous l'accorde.
Peut-être trouvez vous les figures de styles, les classifications des mouvements littéraires, les registres et tout le reste trop... limités ? limiteurs ? Parce que trop codifiés ? Parce que l'art est libre et ne peut être codifié ?
C'est qu'on apprend souvent, dans nos années scolaires :
• chiasme : accentue les éléments BB
• métaphore : comparaison sans outil de comparaison
• litote : consiste à dire le moins pour faire entendre plus. Exemple : "Va, je ne te hais point." est [censé être] plus fort que "Je t'aime !" ---> Je préfère qu'on me dise la deuxième phrase perso.
Tels mots assemblés de telle manière = ça.
Le registre pathétique s'identifie de telle manière. Le dramatique, comme ça... ect.
Va-t-on dans un sens de simplification du processus de Littérature par des procédés littéraires réglementés ? Est-il pertinent d'apprendre ses leçons à la lettre pour être un "littéraire" ?
Pensez-vous qu'un professeur (que je respecterais !) soit profondément apte à parler d'une œuvre qu'il ne comprend à peine ? Je sais bien qu'il y en a des plus passionnés que d'autres, mais c'est pourtant souvent des profs qui rabâchent un Zola parfaitement banal mais qui ne parlent presque jamais de Mallarmé parce que c'est un Très-Rigolo.
Pensez-vous qu'il faille changer la manière de former les produits de l'Éducation nationale pour mieux assimiler la littérature ? Enfin, d'après vous, une manière différente d'enseigner ferait-elle automatiquement adhérer tous les élèves à la littérature, à la philosophie, à la culture, à la critique ?
Attention, c'est un sujet glissant.
J'ai une opinion (que vous avez en partie cerné), mais je serais davantage intéressé par votre avis personnel. Surtout, vous n'êtes pas obligés de répondre à mes questions, tant que vous me dites des choses intéressantes.
Bien cordialement,
Nephtys
