Je l'ai parcouru il y a peu, et il m'a laissé la même impression. Dépasser le niveau du constat désabusé, affligé, voire fataliste est devenu chose rare dès lors qu'il s'agit des lettres classiques. Or, il n'en est aucunement question dans ce rapport (3.2 Un enseignement non élitiste
*, plébiscité comme enseignement d’excellence ; 4.1 La question de la suppression de cette matière ne se pose pas, etc.) qui regorge, et ça fait plaisir, d'injonctions à l'attention de l'Education Nationale et du nouveau ministre chargé de ces questions. Y a-t-il espoir que cette réponse ne reste pas lettre morte ? Je crains que ça ne prenne du temps...
* Ça reste difficile à croire en France où les langues anciennes, et en particulier le latin, gardent cette aura de conservatisme qui répugne à l'ouverture d'esprit bien connue de la France post-68 et de ses épigones. On aimerait croire que le latin n'a pas grand intérêt, sinon comme propédeutique, et qu'on peut traduire les Méditations métaphysiques sans vraiment connaître grand chose à la langue et à ses subtilités (que, soit dit en passant, Descartes maîtrisait, lui), parce qu'il suffit d'être philosophe, et bla bla bla.