1

Suppression de la licence de lettres classiques à Caen

Bonjour, il semblerait que les lettres classiques ne soient plus enseignées telles qu'elles l'étaient à l'université de Caen dès la rentrée prochaine et qu'elles soient remplacées par une licence de lettres avec un système d'option.
Si vous êtes au point sur ce sujet votre éclairage me serait bien utile.
     Merci

2

Suppression de la licence de lettres classiques à Caen

Malheureusement, je ne peux apporter aucun éclairage sur l'avenir des lettres classiques à l'université de Caen.

Cela dit, ceux qui se sentent concernés par la situation des langues anciennes dans le secondaire, voudront peut-être lire le rapport que deux inspecteurs généraux ont rédigé à ce sujet en 2011 :

http://media.education.gouv.fr/file/201 … 215553.pdf

Je trouve que ce rapport aborde la question sans tabous et avec beaucoup plus de liberté que les syndicats enseignants. Je trouve aussi qu'il propose nombre de réflexions intéressantes, notamment lorsqu'il compare ce qui se fait en France avec ce qui se fait dans d'autres pays européens.

3 (Édité par Sullien 21/06/2012 à 18:45)

Suppression de la licence de lettres classiques à Caen

Je l'ai parcouru il y a peu, et il m'a laissé la même impression. Dépasser le niveau du constat désabusé, affligé, voire fataliste est devenu chose rare dès lors qu'il s'agit des lettres classiques. Or, il n'en est aucunement question dans ce rapport (3.2 Un enseignement non élitiste tongue*, plébiscité comme enseignement d’excellence ; 4.1 La question de la suppression de cette matière ne se pose pas, etc.) qui regorge, et ça fait plaisir, d'injonctions à l'attention de l'Education Nationale et du nouveau ministre chargé de ces questions. Y a-t-il espoir que cette réponse ne reste pas lettre morte ? Je crains que ça ne prenne du temps...

* Ça reste difficile à croire en France où les langues anciennes, et en particulier le latin, gardent cette aura de conservatisme qui répugne à l'ouverture d'esprit bien connue de la France post-68 et de ses épigones. On aimerait croire que le latin n'a pas grand intérêt, sinon comme propédeutique, et qu'on peut traduire les Méditations métaphysiques sans vraiment connaître grand chose à la langue et à ses subtilités (que, soit dit en passant, Descartes maîtrisait, lui), parce qu'il suffit d'être philosophe, et bla bla bla.