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Sens d'une phrase

Bonjour.

J'ai une phrase dont je n'arrive pas à saisir le sens à cause des deux verbes 'corrompre' et 'tuer' :
"Il faut qu’il corrompe ou qu’il tue".
(Je vous donnerai le contexte après.)

Selon mes dictionnaires, ces deux verbes sont tous transitifs directs.
Mais je ne peux aucunement trouver leurs compléments d'objets directs, soit implicites soit explicites.
Je sais bien que certains verbes sont tantôt transitifs, tantôt intransitifs ; mais il me semble que ce n'est pas le cas ici.

Voici le contexte :

Vous êtes le maître, vous êtes le roi, maître et roi tout-puissant, car le hasard défait  parfois l’œuvre du temps et de Dieu. Je suis avec vous seul, milord ; si le succès vous effraie étant partagé, si ma complicité vous pèse, vous êtes armé, milord, et voici une tombe toute creusée ; si, au contraire, l’enthousiasme de votre cause vous enivre, si vous êtes ce que vous paraissez être, si votre main, dans ce qu’elle entreprend, obéit à votre esprit, et votre esprit à votre cœur, voici le moyen de perdre à jamais la cause de votre ennemi Charles Stuart ; tuez encore l’homme que vous avez devant les yeux, car cet homme ne retournera pas vers celui qui l’a envoyé sans lui rapporter le dépôt que lui confia Charles Ier, son père, et gardez l’or qui pourrait servir à entretenir la guerre civile.

Hélas ! milord, c’est la condition fatale de ce malheureux prince. Il faut qu’il corrompe ou qu’il tue ; car tout lui résiste, tout le repousse, tout lui est hostile, et cependant il est marqué du sceau divin, et il faut, pour ne pas mentir à son sang, qu’il remonte sur le trône ou qu’il meure sur le sol sacré de la patrie.

Qui est-ce qu'il faut corrompre ou tuer ?
Veuillez m'éclairer !!

Merci, d'avance.

Sens d'une phrase

La plupart des verbes transitifs peuvent être employés absolument, c'est-à-dire sans COD.
Le COD sous-entendu a ici un sens très général, cela peut être n'importe qui.
Il n'est pas important de préciser ici qui est corrompu ou tué.
Ce sont les actions  habituelles du prince qui sont soulignées, sa façon de réagir face aux autres, quels qu'ils soient.
"Il faut que... " n'exprime pas une obligation momentanée, mais une sorte de nécessité permanente qui tient au caractère... Le prince ne peut s'empêcher d'agir ainsi.

33 (Édité par Hwang(moijesuisneant) 25/03/2012 à 03:52)

Sens d'une phrase

Bonjour !
Une question s'il vous plait !

Voici un extrait de 'Le comte de Monte Cristo' :

Cette visite avait, pour ainsi dire, ravivé Dantès, depuis qu’il était entré en prison, il avait oublié de compter les jours ; mais l’inspecteur lui avait donné une nouvelle date et Dantès ne l’avait pas oubliée. Derrière lui, il écrivit sur le mur, avec un morceau de plâtre détaché de son plafond, 30 juillet 1816, et, à partir de ce moment, il fit un cran chaque jour pour que la mesure du temps ne lui échappât plus. Les jours s’écoulèrent, puis les semaines, puis les mois : Dantès attendait toujours, il avait commencé par fixer à sa liberté un terme de quinze jours.
En mettant à suivre son affaire la moitié de l’intérêt qu’il avait paru éprouver, l’inspecteur devait avoir assez de quinze jours.
Ces quinze jours écoulés, il se dit qu’il était absurde à lui de croire que l’inspecteur se serait occupé de lui avant son retour à Paris ; or, son retour à Paris ne pouvait avoir lieu que lorsque sa tournée serait finie, et sa tournée pouvait durer un mois ou deux ; il se donna donc trois mois au lieu de quinze jours.

Par souci de vous donner suffisamment le contexte, j'ai extrait un peu démesurément ; mais ma question ne concerne qu'à la phrase soulignée dont je ne peut nullement saisir le sens :

1. son affaire : l'affaire de qui ? de Dantès ? de l'inspecteur ?

2. En mettant à suivre son affaire la moitié de l’intérêt : quel est le sens exact des verbes 'mettre' et 'suivre' ? si l'on les remplace par des verbes au sens plus concret ?

3. En mettant la moitié : quelle est la valeur de ce gérondif ?  condition ? manière ? concession ?

4. J'aimerais bien que quelqu'un réécrive la phrase en décomposant en phrases simples et en utilisant les mots sans ambiguïté.

Veuillez m'éclairer !
Merci, d'avance.

34 (Édité par Marc81 25/03/2012 à 10:19)

Sens d'une phrase

La phrase et le paragraphe sont effectivement organisés de façon un peu complexe...

Selon moi, il faut comprendre : "En mettant / la moitié de l’intérêt qu’il avait paru éprouver / à suivre son affaire".
Ce qui signifie que l'inspecteur, même s'il ne déployait pas plus d'efforts que d'ordinaire à suivre cette affaire (celle de Dantès), parviendrait tout de même à la résoudre en 15 jours.

C'est le point de vue de Dantès qui est adopté dans ce paragraphe, puisqu'il est ensuite écrit : "Ces quinze jours écoulés, il se dit qu’il était absurde à lui de croire que l’inspecteur..." Le "il" ne peut renvoyer ici qu'à Dantès.

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Sens d'une phrase

Bonjour,

Réponse à la question 3

C'est une valeur conditionnelle => "Si l'inspecteur mettait à suivre son affaire - celle de Dantès - la moitié de l'intérêt qu'il avait paru éprouver, il devait avoir assez de quinze jours."

Réponse à la question 2

* "en mettant […] de l'intérêt" = en s'intéressant

* "suivre son affaire" = continuer l'enquête

Sens d'une phrase

Une des constructions avec mettre (TLF, 1re I B 5 a,b,c) est mettre (du temps, de l'argent, telle disposition) à + inf, dans laquelle mettre est synonyme de dépenser ou consacrer.  Dans une phrase simple: J'y ai mis cinq minutes.  Un exemple du TLF, « Davis avait mis tout son soin à meubler sa cabine ».

Un des sens de suivre (TLF, III) est Concentrer son attention, son intérêt, son activité sur quelqu'un ou quelque chose.

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Sens d'une phrase

Bonsoir Marc81, fandixhuit et BillM !

Je viens de revenir d'un petit voyage d'affaire ; je n'ai pas pu vous dire merci plus tôt.
Bien que ce soit un peu tard, je vous exprime mes plus profonds remerciements.
Vos réponses me donnent beaucoup d'aides et du courage.

Je vous souhaite à tous, une bonne soirée.
Amicalement.

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Sens d'une phrase

Pas avec des formules creuses, ni des propos entendus où chacun se dénierait les qualités qu'on pourrait se prêter par ailleurs. En vérité, c'est un choix historique, la France n'a pas le droit à l'erreur.

Dans cette phrase , je n'ai pas compris le sens de cette partie "chacun se dénierait les qualités qu'on pourrait se prêter par ailleurs."

Pourriez-vous m'aider ?

Merci , Bonne nuit.

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Sens d'une phrase

Moi, je veux autre chose, je veux que ce soir soit un moment d'authenticité où chacun donne sa vérité et que les Français en liberté choisissent. Pas avec des formules creuses, ni des propos entendus où chacun se dénierait les qualités qu'on pourrait se prêter par ailleurs.


Chacun nierait posséder une qualité qu'il prétendrait parfois avoir.

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Sens d'une phrase

Merci Anne pour l'éclaircissement,
encore une question  :

Nicolas Sarkozy a cependant réitéré sa position sur la place de l’islam en France : un « islam de France » et non un « islam en France », a-t-il insisté.

Quelle est la différence entre un « islam de France » et  un « islam en France » ??
Que voulait-il dire par ça ?

Merci d'avance.