choulie25 a écrit :Imminielle,
pour revenir sur les axes proposés en français c'est vrai que l'axe "L’œuvre littéraire, ses propriétés, ses valeurs" pose encore question. Mais j'avoue ne pas m'être préoccupée tant que ça des axes cette année. Bien sûr les sujets de dissertations donnés par notre professeur étaient en lien avec les différents axes mais c'est surtout l'étude des œuvres qui a primé. C'est l'exemple qui selon moi conduit à l'idée et non l'inverse. Le sujet donné cette année en tronc commun, ne se référait pas spécifiquement à un axe. Bien sûr on retrouvait l'axe de "la poésie" mais également celui de "L’œuvre littéraire, ses propriétés, sa valeur".
Après tu dis qu'il aurait été judicieux de mettre un roman du XIXème siècle au programme puisque c'est "l'âge d'or" du roman. Ils auraient aussi pu choisir un roman du début ou du milieu du XXème siècle ! Après pour construire une dissertation sur le roman, rien ne nous empêche de citer d'autres œuvres avec des citations choisies par nous.
C'est bien le problème de cette épreuvre. Certaines khâgnes travaillent en priorité sur les oeuvres (ça semble être le cas de la tienne), alors que d'autres se concentrent sur les axes (la mienne par exemple). Et au final, à essayer de faire un entre-deux, de mélanger l'ancienne épreuve d'Ulm avec l'ancienne épreuve de Lyon, personne ne sait vraiment ce qu'il faut faire.
Tu remarqueras qu'il était assez difficile de répondre au sujet de français de cette année si l'on s'était uniquement concentré sur les oeuvres : difficile de faire moins philosophique que Villon et, dans une moindre mesure peut-être, Apollinaire.
Et, bien sûr, quand je parlais des romans du XIXè, je pensais aussi à ceux de la première moitié du XXè siècle (Proust, Gide, ce genre d'auteur). Mais je suis sûre que tu as très bien compris l'idée générale.
Mais j'avoue être un peu irrationnelle dès que l'on me parle de cette épreuve, qui, je pense, frise parfois le ridicule. Il est parfaitement légitime de faire des dissertations sur oeuvres ou des dissertations générales, mais tenter de faire les deux à la foi ne rime à rien. Pour vous dire, pendant l'année, nous nous sommes intéressés à la poésie dans Phèdre et dans la Recherche de l'absolu. Mais si le programme avait porté sur le théêtre, je suis sûre que nous aurions travaillé sur la théâtralité chez Balzac, Villon et Apollinaire. C'est l'oeuvre elle-même qui devrait dicter les exes d'étude, et non le programme fixé par l'ENS.
Sullyvan, je maintiens pour le programme de langues anciennes.
Je n'ai jamais travaillé ni Eschyle (jugé trop difficile par mon professeur), ni Térence (qui est souvent négligé au profit d'auteurs postérieurs). Suétone me plait bien aussi, surtout que Caligula, c'est toujours divertissant
.
Cela dit, il est vrai que je vais regretter le programme de cette année, qui était vraiment exceptionnel, avec deux auteurs tardifs et peu connus (Lucien et Apulée), mais pourtant passionants, et les deux grands classiques, Homère et Virgile (mais l'épopée, c'est un peu mon péché mignon).
J'aurais bien aimé avoir de la littérature chrétienne, mais le thème de culture antique porte sur le pouvoir (j'ai oublié l'intitulé exact), je suppose donc que La constitution d'Athènes est plus adaptée.