Dans quelle mesure le roman et l'histoire peuvent-ils se mêler ?
voici les idées principales de mon plan, qu'en pensez-vous ?
I- certains romans sont inspirés de faits réels
Le xixè siècle romantique voit la consécration de l’autobiographie, de nombreux écrivains témoignent de leur expérience de la guerre, notamment celle de waterloo chez alfred de vigny, stendhal ou encore victor hugo dans les misérables. Cependant le réalisme naît de la contestation du romantisme.
1. Les romans réalistes et naturalistes veulent représenter fidèlement la société
Les mouvements réalistes et naturalistes dominent le XIXe siècle, ils concernent surtout le genre du roman.
Les écrivains réalistes situent l’intrigue de leur roman dans l’époque dans laquelle ils vivent. Font évoluer leur personnages dans les milieux sociaux du XIXè dont ils analysent les effets sur l’individu. Leur roman constituent un miroir de la société.
L’écrivain réaliste s’attache plus à représenter les « petits faits vrais »et ses conséquences sur le personnage qu’à mettre en scène des événements spectaculaires et peu vraisemblables.
La position du romancier se veut objective : il ne juge pas mais se contente de rendre scrupuleusement compte de ce qu’il observe.
2. Le réalisme cherche à donner une véritable impression de réel au lecteur
Le narrateur joue un rôle essentiel dans le roman : il raconte l’histoire (et peut rapporter des faits au lecteur). Lorsqu’il est omniscient, il sait tout. Il connaît le déroulement de l’histoire.
Certains romans n’ont pas le même but. Ils peuvent manifester davantage d’intérêt pour les sentiments des personnages. Pourtant la société apparaît souvent en arrière-plan, en toile de fond.
3. Pourquoi
Car la réalité va toucher le lecteur et permettre de créer une identification forte en montrant des situations ou des événements connus du lecteur, ce qui va ainsi intéresser celui-ci, et lui faire passer le message du roman.
« Il a donc fallu doubler l’INTÉRÊT en y ajoutant le SOUVENIR.» Alfred de Vigny
« la France allait plus loin que les autres nations dans cet amour des faits et que j’avais choisi une époque récente et connue » Alfred de Vigny
Transition :
« Nous trouverions dans notre cœur plein de trouble, où rien n’est d’accord, deux besoins qui semblent opposés, mais qui se confondent, à mon sens, dans une source commune ; l’un est l’amour duVRAI, l’autre l’amour du FABULEUX. » Alfred de Vigny
II- Mais le roman reste une fiction
1. L’image donnée de la société dans le roman peut être déformée
Un reflet infidèle : la fiction tend à proposer une image déformée de la société.
Un roman ne peut jamais être tout à fait fidèle à la réalité. En effet, le point de vue de l'auteur est toujours plus ou moins perceptible.
Le roman est en bonne partie imaginaire, d’abord par les personnages ainsi que par le décor qui met en scène une citadelle avec une immense tour Farnèse (Stendhal dans La Chartreuse de Parme)
Le registre épique consiste à amplifier la réalité par la valorisation psychologique et physique excessive au héros.
hyperboles et comparaisons : "tumulte discipliné et terrible (...) comme les écailles de l'hydre"(Victor Hugo dans Les Misérables)
2. pourquoi
L’auteur cherche à magnifier la réalité
La fonction première du romanesque est de nous transporter dans un monde de rêve et d'évasion.
Le roman a aussi le but de divertir, il lui faut donc conter un histoire intéressante comblée de péripéties et d’aventures de tous genres qui changent le quotidien du lecteur.
La plus grande caractéristique de La Chartreuse est d'ailleurs de mettre l’aventure, omniprésente dans ce roman d’action, au premier plan : "ce qui lui sembla horrible, ce fut un cheval tout sanglant (...)en engageant ses pieds dans ses propres entrailles".
