11 (Édité par miki 28/02/2012 à 17:07)

Dans quelle mesure le roman et l'histoire peuvent-ils se mêler ?

voici les idées principales de mon plan, qu'en pensez-vous ? hmm


I- certains romans sont inspirés de faits réels

Le xixè siècle romantique voit la consécration de l’autobiographie, de nombreux écrivains témoignent de leur expérience de la guerre, notamment celle de waterloo chez alfred de vigny, stendhal ou encore victor hugo dans les misérables. Cependant le réalisme naît de la contestation du romantisme.

1.    Les romans réalistes et naturalistes veulent représenter fidèlement la société
Les mouvements réalistes et naturalistes dominent le  XIXe siècle, ils concernent surtout le genre du roman.
Les écrivains réalistes situent l’intrigue de leur roman dans l’époque dans laquelle ils vivent. Font évoluer leur personnages dans les milieux sociaux du XIXè dont ils analysent les effets sur l’individu. Leur roman constituent un miroir de la société.
L’écrivain réaliste s’attache plus à représenter les « petits faits vrais »et ses conséquences sur le personnage qu’à mettre en scène des événements spectaculaires et peu vraisemblables.
La position du romancier se veut objective : il ne juge pas mais se contente de rendre scrupuleusement compte de ce qu’il observe.
2.    Le réalisme cherche à donner une véritable impression de réel au lecteur
Le narrateur joue un rôle essentiel dans le roman : il raconte l’histoire (et peut rapporter des faits au lecteur). Lorsqu’il est omniscient, il sait tout. Il connaît le déroulement de l’histoire.

Certains romans n’ont pas le même but. Ils peuvent manifester davantage d’intérêt pour les sentiments des personnages. Pourtant la société apparaît souvent en arrière-plan, en toile de fond.

3.    Pourquoi
Car la réalité va toucher le lecteur et permettre de créer une identification forte en montrant des situations ou des événements connus du lecteur, ce qui va ainsi intéresser celui-ci, et lui faire passer le message du roman.
«  Il a donc fallu doubler l’INTÉRÊT en y ajoutant le SOUVENIR.» Alfred de Vigny
« la France allait plus loin que les autres nations dans cet amour des faits et que j’avais choisi une époque récente et connue » Alfred de Vigny

Transition :
« Nous trouverions dans notre cœur plein de trouble, où rien n’est d’accord, deux besoins qui semblent opposés, mais qui se confondent, à mon sens, dans une source commune ; l’un est l’amour duVRAI, l’autre l’amour du FABULEUX. » Alfred de Vigny



II- Mais le roman reste une fiction

1.    L’image donnée de la société dans le roman peut être déformée

Un reflet infidèle : la fiction tend à proposer une image déformée de la société.
Un roman ne peut jamais être tout à fait fidèle à la réalité. En effet, le point de vue de l'auteur est toujours plus ou moins perceptible.
Le roman est en bonne partie imaginaire, d’abord par les personnages ainsi que par le décor qui met en scène une citadelle avec une immense tour Farnèse (Stendhal dans La Chartreuse de Parme)
Le registre épique consiste à amplifier la réalité par la valorisation psychologique et physique excessive au héros.
hyperboles et comparaisons :  "tumulte discipliné et terrible (...) comme les écailles de l'hydre"(Victor Hugo dans Les Misérables)

2.    pourquoi
L’auteur cherche à magnifier la réalité


La fonction première du romanesque est de nous transporter dans un monde de rêve et d'évasion.

Le  roman a aussi le but de divertir, il lui faut donc conter un histoire intéressante comblée de péripéties et d’aventures de tous genres qui changent le quotidien du lecteur.

La plus grande caractéristique de La Chartreuse est d'ailleurs de mettre l’aventure, omniprésente dans ce roman d’action, au premier plan : "ce qui lui sembla horrible, ce fut un cheval tout sanglant (...)en engageant ses pieds dans ses propres entrailles".

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Dans quelle mesure le roman et l'histoire peuvent-ils se mêler ?

Bonjour, j'ai actuellement le même sujet pour le 19 Mars, je pense que nous avons le même manuel, P110 ?

13 (Édité par lolitacarnouf34 18/04/2012 à 16:29)

Dans quelle mesure le roman et l'histoire peuvent-ils se mêler ?

Oui, c'est exact, page 110. Je dois rendre le corpus pour lundi, voici mon corpus, il faudrait que je le peaufine mais je ne sais comment et quelle méthode appliquer donc ce serait sympa de m'aider. Les questions sont : 1) Quel est le point de vue adopté dans les textes de Stendhal (La Chartreuse de parme, chapitre 3, livre 1) et de Hugo (les misérables, description du chps De bataille de Waterloo) ? Quels sont les effets produits par ces choix ? 2) Quelle vision du roman Vigny propose-t-il ? En quoi les textes de Stendhal et de Hugo illustrent ils cette vision ?

CORPUS DE TEXTES : 

Ce corpus est composé de trois textes, le premier "La chartreuse de Parme" de   Stendhal parut en 1839, relate la violence et l'horreur de Waterloo par le biais du personnage de Fabrice Del Dongo. Le second est extrait des "Misérables", célèbre roman écrit en 1862 par Victor Hugo, qui présente la bataille de Waterloo comme une épopée chevaleresque. En ce qui concerne le dernier texte, il s'agit de la préface de Cinq-Mars, roman que l'on doit à Alfred de Vigny paru en 1826. Dans cette préface, l'auteur met en exergue l'existence de deux modes de lecture, le roman historique à ces yeux plus attractif qu'un livre d'Histoire constitué essentiellement de faits historiques et par conséquent dépourvu de sentiment et d'émotion que le roman peut fournir grâce à l'imagination de l'auteur et à la liberté prise par rapport à la vérité. Deux des textes ont beaucoup de point convergents, ils relatent tout deux un évènement Historique aussi célèbre qu'important : Les Guerres de Napoléon Bonaparte. 

Victor Hugo adopte un point de vue omniscient, c'est à dire que le narrateur peut être substitué par un personnage faisant parti du récit ce qui donne l'impression au lecteur qu'il vit la scène à travers le narrateur. Le point de vue interne donne donc au texte une chaleur humaine, il permet d’échapper aux clichés faciles du roman d’action qui privilégie les effets de surprise. Il donne vraisemblance, densité au personnage romanesque.
En ce qui concerne l'extrait, il est à  la fois historique et épique en raison des transformations constantes illustrées par les nombreuses hyperboles et métaphores. Il parodie également l'épopée et l'héroïsme ce qui donne au texte un caractère ironique mais moins palpable que dans celui de Stendhal qui juge son personnage et se moque de lui.  Grâce à cette présence au cœur de l’individu, les actes, fruit de décisions spontanées ou délibérées, prennent sens et/ou affirment des valeurs. 
De plus, Hugo veut célébrer la fin de l'épopée napoléonienne ainsi que le basculement qui engendrera la défaite des troupes de Napoléon.



Quant à Stendhal, il fait le choix d'un point de vue subjectif ou point de vue interne. Point de vue interne, cela veut dire que le narrateur devient un personnage à part entière mais qui reste tout de même étranger à l'histoire et  spectateur de la scène. Grâce à ce point de vue du narrateur, le lecteur est encore plus immergé par l'histoire et lui donne donc l'impression de réellement vivre la scène. C’est le même procédé qu’utilisera Stendal pour décrire la participation de Fabrice del Dongo à la bataille de Waterloo dans La Chartreuse de Parme et Flaubert l’utilisera aussi dans Madame Bovary. 
Nous avons là, les  prémices d’un point de vue réaliste.
Avec cette vision, le narrateur juge le personnage à ses yeux naïf, sensible et surtout inexpérimenté qui se dit que "jamais [il] ne [sera] un héros". 
L'auteur veut nous suggérer la complexité d'une bataille à laquelle le combattant "n'y comprenait rien du tout", le choc entre les rêves de gloire d'un jeune homme et la réalité sanglante de la guerre. 

Vigny nous propose une vision enrichissante et complètement différente "de nos Chroniques". Il favorise le roman aux listes de faits historiques présente dans les livre d'Histoire. 
Pour l'auteur, il est impossible de laisser libre court à l'imagination avec un fait raconté froidement, sans histoire et sans vraiment de but de lecture. Sans but de lecture parce que le lecteur n'est pas attiré par une histoire, des personnages qui sont fictifs. L'émotion n'est pas la même quand on raconte un fait sans y ajouter l'émotion ou les sentiments que lorsque un grand auteur nous le conte avec ferveur, bien sûr aidé de son talent d'écrivain. 
De plus, le lecteur peut se reconnaître dans certains personnages ou éventuellement grâce au narrateur interne comme c'est le cas dans le texte de Stendhal. Dans ce passage, le narrateur joue le rôle d'un personnage étranger à la scène qui narre la première impression ainsi que les sentiments de Fabrice. 
Ces deux extraits illustrent parfaitement et fidèlement le propos de Vigny, en effet, ces textes sont extraits de romans dans lesquels l'histoire de personnages fictifs est lié à une époque de la grande Histoire.
Il est ainsi possible de noter que le roman peut prendre des libertés par rapport à l'Histoire que les Chroniques ou les livres d'Histoire ne peuvent pas se permettre. Ces libertés rendent meilleures, selon l'auteur, l'assimilation des faits historiques souvent difficiles à s'approprier sans l'intervention du roman.  

Pour conclure, il est possible de remarquer une forme d'ironie plus ou moins intense dans les textes. Hugo nous une suggère une parodie de l'épopée et de l'héroïsme à travers de nombreuses métaphores et hyperboles alors que de son côté, Stendhal se moque indirectement de son personnage principal qui est le héros dans le passage étudié. Stendhal peut se permettre de juger et de se moquer de son personnage grâce à la place du narrateur dans l'extrait. Enfin, Alfred de Vigny nous fait part de la différence entre un livre d'histoire dictant solennellement et froidement les faits alors qu'en revanche un roman historique y ajoute de l'émotion grâce aux personnages fictifs naissant de 
l'imagination de l'auteur. En ce qui concene Vigny, il nous livre dans sa préface, une formidable réflexions digne des plus grands philosophes de notre histoire. Il nous fait part de la différenciation qui se doit d'être faite entre le roman et un simple fait historique. Pour l'auteur, il est impossible d'apprécier la grande Histoire sous forme de simple chroniques donc il met en avant l'existence du roman historique

14 (Édité par lolitacarnouff34 09/05/2012 à 18:26)

Dans quelle mesure le roman et l'histoire peuvent-ils se mêler ?

Exact, je suis actuellement au lycée Berthollet à Annecy en éco, si tu peut me dire si mon corpus va ou pas ?
Je le rend demain ducoup j'ai eu un délais ..
Merci !
NTG.

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Dans quelle mesure le roman et l'histoire peuvent-ils se mêler ?

bonjour, j'ai un sujet de dissertation et j'aimerais l'introduire avec une citation qui reprend le thème de ce dernier cependant je n'en saisis pas totalement le sens :

"L’histoire est un roman qui a été ; le roman est de l’histoire qui aurait pu être."
Edmond de Goncourt (1822-1896) et Jules de Goncourt (1830-1870)

si vous pouviez m'éclairer smile

Dans quelle mesure le roman et l'histoire peuvent-ils se mêler ?

Bonjour...

Mais quel est le sujet de ta dissertation ?
Un commentaire de cette citation des Goncourt ?

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Dans quelle mesure le roman et l'histoire peuvent-ils se mêler ?

bonjour, voici mon sujet "selon vous, dans quelle mesures le roman et l'Histoire peuvent-ils se mêler ?"

je sais que je dois faire un plan dialectique avec thèse antithèse synthèse mais je ne sais pas dans quelle partie il faut que je mette mon opinion.

merci pour vos réponses
smile

Dans quelle mesure le roman et l'histoire peuvent-ils se mêler ?

Tu pourrais lire les messages précédents de cette discussion...
De toute façon, dans n'importe quelle partie, ce sera bien ton raisonnement à toi et tes arguments à toi.

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Dans quelle mesure le roman et l'histoire peuvent-ils se mêler ?

non pas du tout le sujet est "selon vous, dans quelle mesure le roman et l'Histoire peuvent-ils se mêler ?"
et j'aurais aimé amorcer mon intro par cette citation...

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Dans quelle mesure le roman et l'histoire peuvent-ils se mêler ?

bonjour à tous,
j'est un sujet de dissertation en français mais je n'arrive pas à trouver un plan, pour le contenu je vois à peu près ce que je vais mettre ..

voici mon sujet "Selon vous, dans quelle mesure le roman et l'Histoire peuvent-ils se mêler"
j'ai à ma disposition trois textes de corpus à savoir
Alfred De Vigny "Réflexions sur la vérité dans l'art"
Stendhal "la Chartreuse de Parme"
Victor Hugo "Les misérables"

merci de votre aide