11

Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, acte I, scène 1

Ah ! d'accord je comprends mieux maintenant !!
Merci encore une fois !  smile

12 (Édité par anissa.mdahoma 23/02/2012 à 12:18)

Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, acte I, scène 1

Bonjour,
Je suis en 1ere S je dois  faire une introduction sur Marivaux( bac de français orale)  sur la scène1 acteI mais je ne suis pas douée je veux savoir si ce que j'ai fait est bon. Merci d'avance
Marivaux dramaturge célèbre des siècles des lumières auteur de le jeu de l'amour et du hasard publié en 1730. Dans ce passage Silvia confie à sa servante son désir de ne pas être soumis à un homme. Ainsi dans un premier temps nous analyserons  le féminisme puis nous étudierons les relations maîtres-valets .

13

Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, acte I, scène 1

Salut,
je vais commencer par corriger tes fautes d'orthographe et de syntaxe :

Marivaux dramaturge célèbre des siècles des lumières auteur de le jeu de l'amour et du hasard publié en 1730.

Ceci n'est pas une phrase, tu as oublié le verbe. De plus, le siècle des Lumières se met au singulier, puisque cela ne concerne qu'un seul siècle, à savoir le XVIIIeme. Tu diras plutôt : "Marivaux est un célèbre dramaturge DU siècle des Lumières, qui a écrit Le Jeu de l'Amour et du Hasard, publié en 1730".
Sur ta copie,pense à souligner le nom du livre. C'est une convention, les titres d'oeuvres doivent toujours être soulignés.

Dans ce passage Silvia confie à sa servante son désir de ne pas être soumise à un homme.

Sylvia est une femme, l'adjectif doit donc porter le marque du féminin → soumise

Ainsi Dans un premier temps, pour étudier ce texte, nous analyserons  le féminisme puis nous étudierons les relations maîtres-valets .

Le mot féminisme n'est pas très approprié pour un texte du XVIIIeme siècle, même si tu as raison, c'est bien l'idée. Sylvia refuse de se soumettre contrairement aux autres femmes. plutôt que e parler de féminisme, parle plutôt de refus de soumission.

Voila  smile
Si tu as d'autres questions, n'hésite pas  wink

14

Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, acte I, scène 1

anissa.mdahoma a écrit :

Bonjour,
Je suis en 1ere S je dois  faire une introduction sur Marivaux( bac de français orale)  sur la scène1 acteI mais je ne suis pas douée je veux savoir si ce que j'ai fait est bon. Merci d'avance
Marivaux dramaturge célèbre des siècles des lumières auteur de le jeu de l'amour et du hasard publié en 1730. Dans ce passage Silvia confie à sa servante son désir de ne pas être soumis à un homme. Ainsi dans un premier temps nous analyserons  le féminisme puis nous étudierons les relations maîtres-valets .

Je te conseille de développer davantage ton intro. L'intro est ce qui permet de montrer que tu connais le texte dont tu va parler ainsi que son auteur. N'hésite pas par exemple à parler un peu plus de l'oeuvre des spécificités de l'auteur et de son style. Tu peux également parler de la comédie, ou développer un peu sur ce qu'on appelle le marivaudage smile...

Ton intro doit s'établir à peu près que ceci:

* Présentation de l'auteur
* Présentation du genre et contexte littéraire (historique si besoin)
* Présentation de l'oeuvre
* Introduire le passage et le situer dans l'oeuvre
* annonce de la problématique
* Lecture du passage
* Annonce du plan

Voila smile

15 (Édité par anissa.mdahoma 23/02/2012 à 15:16)

Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, acte I, scène 1

J'ai tout recommencé dites moi ce que vous en pensez. hmm
Marivaux est un célèbre dramaturge du siècle des lumières, il est le cinquième auteur le plus  joué de la comédie française. Sa passion le théâtre, son premier succès sera Arlequin poli par l'amour(1720). Il est l'auteur d'un grand classique que nous étudierons Le jeu de l'amour et du hasard publié en 1730. L'extrait étudié est l'incipit de l'oeuvre, Silvia confie à sa servante son désir de ne pas être soumise à un homme.

SCÈNE PREMIÈRE

SILVIA, LISETTE.

SILVIA
Mais encore une fois, de quoi vous mêlez-vous, pourquoi répondre de mes sentiments ?
LISETTE
C'est que j'ai cru que dans cette occasion-ci, vos sentiments ressembleraient à ceux de tout le monde ; Monsieur votre père me demande si vous êtes bien aise qu'il vous marie, si vous en avez quelque joie ; moi je lui réponds qu'oui ; cela va tout de suite ; et il n'y a peut-être que vous de fille au monde, pour qui ce oui-là ne soit pas vrai, le non n'est pas naturel.
SILVIA
Le non n'est pas naturel ; quelle sotte naïveté ! Le mariage aurait donc de grands charmes pour vous ?
LISETTE
Eh bien, c'est encore oui, par exemple.
SILVIA
Taisez-vous, allez répondre vos impertinences ailleurs, et sachez que ce n'est pas à vous à juger de mon coeur par le vôtre.
LISETTE
Mon coeur est fait comme celui de tout le monde ; de quoi le vôtre s'avise-t-il de n'être fait comme celui de personne ?
SILVIA
Je vous dis que si elle osait, elle m'appellerait une originale.
LISETTE
Si j'étais votre égale, nous verrions.
SILVIA
Vous travaillez à me fâcher, Lisette.
LISETTE
Ce n'est pas mon dessein ; mais dans le fond voyons, quel mal ai-je fait de dire à Monsieur Orgon, que vous étiez bien aise d'être mariée ?
SILVIA
Premièrement, c'est que tu n'as pas dit vrai, je ne m'ennuie pas d'être fille.
LISETTE
Cela est encore tout neuf.
SILVIA
C'est qu'il n'est pas nécessaire que mon père croie me faire tant de plaisir en me mariant, parce que cela le fait agir avec une confiance qui ne servira peut-être de rien.
LISETTE
Quoi, vous n'épouserez pas celui qu'il vous destine ?
SILVIA
Que sais-je ? Peut-être ne me conviendra-t-il point, et cela m'inquiète.
LISETTE
On dit que votre futur est un des plus honnêtes du monde, qu'il est bien fait, aimable, de bonne mine, qu'on ne peut pas avoir plus d'esprit, qu'on ne saurait être d'un meilleur caractère ; que voulez-vous de plus ? Peut-on se figurer de mariage plus doux ? D'union plus délicieuse ?
SILVIA
Délicieuse ! Que tu es folle avec tes expressions !
LISETTE
Ma foi, Madame, c'est qu'il est heureux qu'un amant de cette espèce-là, veuille se marier dans les formes ; il n'y a presque point de fille, s'il lui faisait la cour, qui ne fût en danger de l'épouser sans cérémonie ; aimable, bien fait, voilà de quoi vivre pour l'amour, sociable et spirituel, voilà pour l'entretien de la société : pardi, tout en sera bon dans cet homme-là, l'utile et l'agréable, tout s'y trouve.
SILVIA
Oui dans le portrait que tu en fais, et on dit qu'il y ressemble, mais c'est un, on dit, et je pourrais bien n'être pas de ce sentiment-là, moi ; il est bel homme, dit-on, et c'est presque tant pis.
LISETTE
Tant pis, tant pis, mais voilà une pensée bien hétéroclite !
SILVIA
C'est une pensée de très bon sens ; volontiers un bel homme est fat, je l'ai remarqué.
LISETTE
Oh, il a tort d'être fat ; mais il a raison d'être beau.
SILVIA
On ajoute qu'il est bien fait ; passe.
LISETTE
Oui-da, cela est pardonnable.
SILVIA
De beauté, et de bonne mine je l'en dispense, ce sont là des agréments superflus.
LISETTE
Vertuchoux ! si je me marie jamais, ce superflu-là sera mon nécessaire.
SILVIA
Tu ne sais ce que tu dis ; dans le mariage, on a plus souvent affaire à l'homme raisonnable, qu'à l'aimable homme : en un mot, je ne lui demande qu'un bon caractère, et cela est plus difficile à trouver qu'on ne pense ; on loue beaucoup le sien, mais qui est-ce qui a vécu avec lui ? Les hommes ne se contrefont-ils pas ? Surtout quand ils ont de l'esprit, n'en ai-je pas vu moi, qui paraissaient, avec leurs amis, les meilleures gens du monde ? C'est la douceur, la raison, l'enjouement même, il n'y a pas jusqu'à leur physionomie qui ne soit garante de toutes les bonnes qualités qu'on leur trouve. Monsieur un tel a l'air d'un galant homme, d'un homme bien raisonnable, disait-on tous les jours d'Ergaste : aussi l'est-il, répondait-on, je l'ai répondu moi-même, sa physionomie ne vous ment pas d'un mot ; oui, fiez-vous-y à cette physionomie si douce, si prévenante, qui disparaît un quart d'heure après pour faire place à un visage sombre, brutal, farouche qui devient l'effroi de toute une maison. Ergaste s'est marié, sa femme, ses enfants, son domestique ne lui connaissent encore que ce visage-là, pendant qu'il promène partout ailleurs cette physionomie si aimable que nous lui voyons, et qui n'est qu'un masque qu'il prend au sortir de chez lui.

Dans un premier temps pour étudier ce texte, nous analyserons l'insoumission de Silvia, puis nous étudierons les relations maîtres-valets.

16

Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, acte I, scène 1

Bonjour, je suis en Première S, je doit faire un commentaire sur l'acte 1 scène 1 (ligne 64 à 111) Du Jeu de l'amour et du hasard.
La problèmatique est: Quelle est la fonction des répliques de Lisette devant l'argumentation de Silvia ? En quoi cette argumentation est-elle significative de la peur du mariage ?

Je ne suis pas très douée en français, j'aimerai bien des pistes pour que je puisse rédiger un bon commentaire. J'ai beau relire le passage, j'ai quelques idées mais pas assez a mon gout pour faire un bon commentaire. (Répliques de Lisette --> Améliore l'argumentation de Silvia, Silvia tout les hommes sont pareils, tout a 2 visages)

Merci de vos reponses

Voila le texte que je dois étudier:

SILVIA
Tu ne sais ce que tu dis ; dans le mariage, on a plus souvent affaire à l'homme raisonnable,
qu'à l'aimable homme : en un mot, je ne lui demande qu'un bon caractère, et cela est plus
difficile à trouver qu'on ne pense ; on loue beaucoup le sien, mais qui est-ce qui a vécu
avec lui ? Les hommes ne se contrefont-ils pas ? Surtout quand ils ont de l'esprit, n'en ai-je
pas vu moi, qui paraissaient, avec leurs amis, les meilleures gens du monde ? C'est la
douceur, la raison, l'enjouement même, il n'y a pas jusqu'à leur physionomie qui ne soit
garante de toutes les bonnes qualités qu'on leur trouve. Monsieur un tel a l'air d'un galant
homme, d'un homme bien raisonnable, disait-on tous les jours d'Ergaste : aussi l'est-il,
répondait-on, je l'ai répondu moi-même, sa physionomie ne vous ment pas d'un mot ; oui,
fiez-vous-y à cette physionomie si douce, si prévenante, qui disparaît un quart d'heure
après pour faire place à un visage sombre, brutal, farouche qui devient l'effroi de toute une
maison. Ergaste s'est marié, sa femme, ses enfants, son domestique ne lui connaissent
encore que ce visage-là, pendant qu'il promène partout ailleurs cette physionomie si
aimable que nous lui voyons, et qui n'est qu'un masque qu'il prend au sortir de chez lui.


LISETTE
Quel fantasque avec ces deux visages !


SILVIA
N'est-on pas content de Léandre quand on le voit ? Eh bien chez lui, c'est un homme qui
ne dit mot, qui ne rit, ni qui ne gronde ; c'est une âme glacée, solitaire, inaccessible ; sa
femme ne la connaît point, n'a point de commerce avec elle, elle n'est mariée qu'avec
une figure qui sort d'un cabinet, qui vient à table, et qui fait expirer de langueur, de
froid et d'ennui tout ce qui l'environne ; n'est-ce pas là un mari bien amusant ?


LISETTE
Je gèle au récit que vous m'en faites ; mais Tersandre, par exemple ?


SILVIA
Oui, Tersandre ! Il venait l'autre jour de s'emporter contre sa femme, j'arrive, on
m'annonce, je vois un homme qui vient à moi les bras ouverts, d'un air serein, dégagé,
vous auriez dit qu'il sortait de la conversation la plus badine ; sa bouche et ses yeux
riaient encore ; le fourbe ! Voilà ce que c'est que les hommes, qui est-ce qui croit que sa
femme est à lui ? Je la trouvai toute abattue, le teint plombé, avec des yeux qui venaient
de pleurer, je la trouvai, comme je serai peut-être, voilà mon portrait à venir, je vais du
moins risquer d'en être une copie ; elle me fit pitié, Lisette : si j'allais te faire pitié aussi
: cela est terrible, qu'en dis-tu ? Songe à ce que c'est qu'un mari.


LISETTE
Un mari ? C'est un mari ; vous ne deviez pas finir par ce mot-là, il me raccommode
avec tout le reste.

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, acte I, scène 1

Bonjours,
Je suis en première ES et je dois réaliser un plan pour la scène d'exposition du Jeu de l'Amour et du Hasard qui répond à la problématique: "En quoi ce texte remplie t-il les fonctions attendus d'une scène d'exposition?"
Mais le plan que j'ai me semble un peu bancale:

I. Ce texte remplie la fonction informative

   a) Le thème du mariage est relevé
   b) Informations concernant les personnages (Lisette et Silvia)
   c)

II. Ce texte remplie les fonctions séductive et codifiante

   a) Vivacité du dialogue (ponctuation, registre comique, phrases brèves)
   b) L'aspect comique (exagération, mélange des niveaux de langue)
   c) On retrouve le thème du double et du masque (fait référence à la suite dans laquelle les héros se déguisent)

Je n'arrive pas à trouver de troisième sous partie pour ma première partie et je voudrai savoir si c'est dérangeant d'avoir un plan bancale?

Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, acte I, scène 1

"En quoi ce texte remplie t-il les fonctions attendus d'une scène d'exposition?"

On attend d'une scène d'exposition  qu'elle réponde au questionnaire  de Quintilien :
qui fait
quoi,
où,
quand,
pourquoi ?

Cela fait cinq points à  traiter et c'est bien assez pour obtenir un plan équlibré.