tu dis que le futur est le projectile et non le but à atteindre, j'ai compris ça aussi mais comment puis-je l'interpréter?
Il s'agit d'un poète, c'est-à-dire quelqu'un qui se promène aisément dans la quatrième dimension (le temps) : et si ce projectile, c'était MON futur, ou autrement dit, MOI dans le futur ?
On aurait donc une thèse, celle exposée par Léah « Non, la litt. nous renvoie au passé, elle est passive et nous rend passifs. », qui nous donne une dimension de la littérature, et une antithèse, celle de Celaya : « la littérature nous projette dans le devenir, donc nous rend acteurs de notre propre futur » et c'est une autre dimension de la littérature.
Ça vaut ce que ça vaut ...
Il m'est venu une autre interprétation possible de la citation mais, étant donné qu'elle est traduite, cela est sujet à caution : on peut comprendre "chargée de futur" comme "porteuse de futur" (comme on dit "chargé d'émotion" ...).
Le sens devient légèrement différent, mais tu retombes sur tes pattes : il y a, dans la littérature, une dimension chargée d'histoire (donc de passé) et une dimension chargée d'avenir (de futur) ; elle nous fait nous projeter dans le futur à la lumière du passé, en en tirant les leçons (ça, c'est la synthèse).
Ça me paraît même moins tordu que ma première interprétation (exit le projectile) et le résultat est voisin : la littérature est vecteur (gardons le parallèle avec l'armement) de l'avenir (ne serait-ce que parce que la littérature d'aujourd'hui sera lue demain, dans le futur) ...