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Ablatif absolu

Bonjour,
Je me permet de vous poser une petite question de latin :
Dans un texte que j' ai en contrôle à la rentrée il y a :

"quam bene Saturno vivebant rege"
et
"fac lapis inscriptis stet super ossa notis "

Dans la première je remarque l' ablatif absolu (avec être sous-entendu) : Saturno rege
dans la seconde : inscriptis notis avec inscriptis un participe parfait passif et notis un ablatif (je suppose) de la première déclinaison.
Alors pourquoi inscriptis notis n'est pas un Ablatif Absolu? 

gratias tibi ago !

Ablatif absolu

inscriptis ... notis
Tu peux considérer qu'il s'agit d'un simple complément circonstantiel : avec ces lettres inscrites ou un ablatif absolu : ces lettres ayant été inscrites.
Cela ne change rien au sens !

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Ablatif absolu

Merci, c'est vrai que ça ne change rien. Mais comment différencier un ablatif absolu et un complément ?

Ablatif absolu

En prose, il a souvent été isolé du reste de la phrase par des ponctuations. En poésie comme l'ordre des mot est perturbé, ce n'est évidemment pas possible. Mais il est aussi inutile de voir un ablatif absolu là où l'interprétation pas un complément est tout à fait logique. Sauf si tu as un professeur qui les aime beaucoup...

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Ablatif absolu

Merci beaucoup pour cette explication.  tongue

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Ablatif absolu

Anne, tout en étant d'accord avec toi, je me permettrais d'ajouter ces précisions : pour qu'il y ait en latin ablatif absolu, c'est à dire proposition participiale, il faut :
- un critère grammatical absolu : que le sujet du participe n'ait pas d'autre fonction dans la phrase et qu'il ne soit pas non plus repris par un pronom de rappel dans la proposition dont il dépend.
- un critère linguistique plus général : que le participe soit à considérer comme verbe, c'est à dire qu'il constitue l'élément principal d'un prédicat si la proposition dont il est le noyau devient une indépendante ou une principale.