Zola, La Curée
C'est le premier roman de Zola que j'ai lu. Je l'ai lu cette année mais dans le cadre scolaire. C'était une lecture imposée pour un contrôle de lecture. Les contrôles de lecture en hypokhâgne ne sont pas basiques et impliquent une réflexion. J'ai adoré ce roman et j'ai donc pris beaucoup de plaisir à le lire, c'est ce qui a fait après que j'ai acheté la plupart des romans constituant les Rougon-Macquart (je ne les ai pas encore tous acheté). Je l'ai lu avant L'Assommoir. La peinture de la société de l'époque et le mécanisme de la spéculation financière sont parfaitement rendus. J'adore les descriptions de Zola. Elles ne m'ennuient pas du tout, elles sont essentielles car elles mettent les personnages dans un cadre particulier. Il y a une poésie et surtout un érotisme qui s'en dégagent lorsqu'elles concernent la relation entre Renée et Maxime. J'ai détesté le personnage d'Aristide Saccard. C'est un opportuniste qui cherche simplement à faire des profits. Il délaisse complètement Renée. Il a été cruel avec sa première épouse par ailleurs. La manière de raconter l'histoire d'amour passionnée entre Renée et Maxime est merveilleuse. C'est une histoire d'amour qui est inscrite sous le signe de la fatalité, elle est vouée à l'échec. Le personnage de Renée m'a bouleversé malgré ses défauts, elle est fraîche, très amoureuse et dans le dernier chapitre, elle a suscité ma pitié. C'est une héroine tragique comme justement Phèdre à laquelle sa situation fait penser + les allusions à cette héroine racinienne qui ne font que renforcer cela. Le personnage de Madame Sidonie est intéressant même si secondaire.
Je vous conseille si vous aimez Zola la lecture de ce roman.
