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Corrigés de l'EAF du BAC 2006, série L

Bonjour à tous,

je voudrais savoir si quelqu'un a un corrigé de l'EAF de Français de l'année dernière, 2006, en série L. La dissertation portait sur les relations entre la poésie et le réel.

Merci ! big_smile

PS : en parlant de corrigé, un plan de dissertation me suffirait amplement...

Corrigés de l'EAF du BAC 2006, série L

Oui, j'ai corrigé L et ES (et je les ai aussi interrogés à l'oral)...

Donne-nous déjà un peu le fruit de tes réflexions sur le sujet.

Séb

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Corrigés de l'EAF du BAC 2006, série L

Et bien, je bloque sur la partie 3, c'est pour cela que j'aurai besoin du corrigé (le plan) :

I. Eloignement du réel
       1. Le rêve
       2. L'Idéal
       3.

II. Rapprochement du réel
       1. Comment ? (images) => épopées du Moyen-Âge
       2. Réalité perçue par l'auteur ou le peuple (=> sonnets de Ronsard ou de Louise Labbé)
       3.

III. La poésie nous éloigne du réel pour mieux nous le faire comprendre
       1.
       2.
       3. Pouvoir de la poésie (=> arme d'attage car peu de mots mais plus forts, comme dans les poèmes de la résistance)

Si tu pouvais me donner ton corrigé, s'il te plaît... smile

Corrigés de l'EAF du BAC 2006, série L

Euh, je suis depuis peu sur ce forum et je crois que ce n'est pas dans les habitudes de la maison de donner des corrigés tels quels, mais plutôt des orientations et des conseils...

Je rappelle d'ailleurs que, en français, la notion  même de corrigé-type est chimérique... Bref...

En ce qui concerne ton plan, quelques éléments incontournables semblent s'y trouver mais tu devrais plancher sur un plan détaillé car cela reste bien confus pour moi. Pour ma part, j'inverserais le I et le II, ce qui me semble plus pertinent pour arriver à ton III qui s'articule comme un paradoxe apparemment. Certes, le pouvoir de la poésie comme un vers qui attaque - voir toutes les caractérisations de la poésie chez Hugo, par exemple, le vers qui se fait "fer rouge", entre autres... Il faudrait évoquer que la poésie est aussi une re-création du réel - je pense au hasard, comme ça, à un poème d'Apollinaire qui décrit les industries (j'ai oublié le titre) ou à Verhaeren avec les Villes tentaculaires.

Je ne vois pas trop ce que tu vas dire dans ton II.2 Pour l'histoire de l'épopée (II.1), est-ce vraiment une manière de se rapprocher du réel ou une occasion de le magnifier avec les hyperboles, la vision manichéenne du monde (je pense à la Chanson de Roland), etc.

Je conseille à mes élèves, lorsqu'ils sèchent sur les arguments, de passer en revue tous les poèmes (en l'occurrence) qu'ils connaissent et d'essayer d'en dresser une typologie. cela te donnera certainement d'autres perspectives de réflexion.

Séb

Corrigés de l'EAF du BAC 2006, série L

Bonjour, vous parlez de Verhareren, je travaille sur Les campagnes hallucinées dans le cadre de l'objet d'étude La poèsie, je dois expliquer le titre du recueil. Si j'ai bien tout compris, ce qui m'étonnerai, le recueil est basé sur l'exode rurale et l'avancée des industries ? A ce moment là, les campagnes sont changées et sont désaxées, déséquilibrées ? merci

Corrigés de l'EAF du BAC 2006, série L

Bonjour tout le monde,
je poste mon sujet ici, car ma question ressemble à celle de Martin-TI, je cherche le corrigé de L'EAF 2005, L (Amérique du Nord), car je bloque moi aussi sur mon plan pour mon commentaire et j'aurais besoin d'aide, donc si vous pouvez m'aider à trouver le corrigé, mais j'ai un peu travaillé sur mon plan, le commentaire porte sur un extrait de l'acte V de Cyrano de Bergerac, scène 5, je dois montrer les enjeux et les jeux de l'énonciation masquée...je trouve cela un peu difficile,votre aide me sera importante, merci d'avance wink

si vous pouvez me dire ce que vous en pensez:

I) Une révélation progressive

II) Enjeux liés à la reconnaissance d'une péripétie

[Cyrano, près de mourir et depuis toujours amoureux, vient rendre visite à Roxane, dont le jeune époux Christian est mort il y a des années à la guerre après lui avoir écrit une lettre bouleversante.]

ROXANE, debout près de lui :
Chacun de nous a sa blessure : j'ai la mienne.
Toujours vive, elle est là, cette blessure ancienne,
(Elle met la main sur sa poitrine.)
Elle est là, sous la lettre au papier jaunissant
Où l'on peut voir encor des larmes et du sang !
(Le crépuscule commence à venir.)
CYRANO :
Sa lettre !... N'aviez-vous pas dit qu'un jour, peut-être,
Vous me la feriez lire ?
ROXANE :
                            Ah ! vous voulez ?... Sa lettre ?
CYRANO :
Oui... Je veux... Aujourd'hui...
ROXANE, lui donnant le sachet pendu à son cou :
                                      Tenez !
CYRANO, le prenant :
                                              Je peux ouvrir ?
ROXANE :
Ouvrez... lisez !...
(Elle revient à son métier, le replie, range ses laines.)
CYRANO, lisant :
                         « Roxane, adieu, je vais mourir !...»
ROXANE, s'arrêtant, étonnée :
Tout haut ?
CYRANO, lisant :
              « C'est pour ce soir, je crois, ma bien-aimée !
« J'ai l'âme lourde encor d'amour inexprimée,
« Et je meurs ! jamais plus, jamais mes yeux grisés,
« Mes regards dont c'était...»
ROXANE :
                                         Comme vous la lisez,
Sa lettre !
CYRANO, continuant :
               «...dont c'était les frémissantes fêtes,
« Ne baiseront au vol les gestes que vous faites.
« J'en revois un petit qui vous est familier
« Pour toucher votre front, et je voudrais crier...»
ROXANE, troublée :
Comme vous la lisez, -- cette lettre !
(La nuit vient insensiblement.)
CYRANO :
                                                   « Et je crie
« Adieu !...»
ROXANE :
               Vous la lisez...
CYRANO :
                                       « Ma chère, ma chérie,
« Mon trésor...»
ROXANE, rêveuse :
                 D'une voix...
CYRANO :
                                 « Mon amour...»
ROXANE :
                                                        D'une voix...
(Elle tressaille.)
Mais... que je n'entends pas pour la première fois !
(Elle s'approche tout doucement, sans qu'il s'en aperçoive, passe derrière le fauteuil se penche sans bruit, regarde la lettre. -- L'ombre augmente.)
CYRANO :
« Mon cœur ne vous quitta jamais une seconde,
« Et je suis et serai jusque dans l'autre monde
« Celui qui vous aima sans mesure, celui...»
ROXANE, lui posant la main sur l'épaule :
Comment pouvez-vous lire à présent ? Il fait nuit.
(Il tressaille, se retourne, la voit là tout près, fait un geste d'effroi, baisse la tête. Un long silence. Puis, dans l'ombre complètement venue, elle dit avec lenteur, joignant les mains.)
Et pendant quatorze ans, il a joué ce rôle
D'être le vieil ami qui vient pour être drôle !
CYRANO :
Roxane !
ROXANE :
             C'était vous.
CYRANO :
                             Non, non, Roxane, non !
ROXANE :
J'aurais dû deviner quand il disait mon nom !
CYRANO :
Non ! ce n'était pas moi !
ROXANE :
                                  C'était vous !
CYRANO :
                                                     Je vous jure...
ROXANE :
J'aperçois toute la généreuse imposture
Les lettres, c'était vous...