Mais ton avis est le bienvenu sergent Garcia !
Il est même très enrichissant 
Merci pour les références.
Pour moi, les afro américains ont fait ce qu'ont fait les humanistes de la Renaissance : ils ont implanté une verve grecque dans le religieux, mélangeant le profane et le sacré. Pour résumer.
Sinon, j'ai une autre référence sur le désespoir qui se conjugue très bien avec le romantisme : Kierkegaard. D'ailleurs, dans ses lettres, il n'hésite pas à dire de son objet aimé, "créature", qu'il compte en faire une création. Il assimile art et amour. (cf à mon sujet sur l'art, la passion et l'amour dans le sujet philo, je vous y invite, cela m'intéresse !)
Sur Blaise Pascal et sa mélancolie, j'ai trouvé ceci :
"Si jusqu’à dix-huit ans, sa mélancolie reste à l’état latent, il a tout de même été un enfant fragile, souvent perturbé par des douleurs gastriques, subissant des troubles de l’humeur, passant d’un état enjoué à un état maussade. L’année 1641 voit l’apparition des premiers graves symptômes qui expriment une maladie du désir. Ce sont des maux de tête insupportables, empêchant le moindre travail intellectuel, assortis de dérangements intestinaux le tenant couché plusieurs jours et inhibant la totalité de son être. Les symptômes faisant suite à la réactivation de sa première grave blessure narcissique, le ramenant à la perte de l’objet aimé. En effet Gilberte, sa sœur aînée, qui jusque-là jouait le rôle de mère de substitution, vient de se marier avec son proche cousin de quinze ans son aîné et quitte le domicile familial. Blaise Pascal connaît alors une phase dépressive. Son narcissisme, de plus en plus défaillant, laisse place à un sentiment d’infériorité et à la jalousie. Il est persuadé d’avoir perdu l’amour de son aînée. Ne pouvant exprimer ses sentiments ambivalents, il pense être incapable d’aimer et d’être aimé. Sa libido, mise en retrait des objets extérieurs, le confine à des travaux de recherche dès que sa santé le lui autorise."
Baudelaire, mélancolique ? Je suis sûr que non... J'y vois plus une pose qu'autre chose.
(ce qui relève de l'art - et ne jamais oublier son dandysme qui n'est rien de moins que de l'art en exercice)
Pareil pour Poe... Ils sont avalés par le mensonge romantique, à mon avis. Ils sont nourris d'une littérature de mal de siècle. Ils sont dans la maladie ontologique comme dirait Girard.
Le cas de Pascal mérite d'être creusé... Sa mélancolie est d'ordre matérielle, la bile. Elle a nourri je pense sa tristesse pour arriver aux questions existentielles qu'il a tirées dans ses Pensées...
Mais ce qui m'interroge ici chez Pascal c'est son invitation à la tristesse (et je ne la crois pas) ou à se considérer misérable (et cette thèse me semble davantage plausible). Là-dessus, je suis sûr que Jean Luc pourrait nous éclairer, notamment 