Balzac, Sarrasine - Tout à coup des applaudissements à faire crouler la salle...
Bonsoir à toutes et à tous,
Je suis en première S, et je dois faire un commentaire composé sur le livre Sarrasine. Plus précisément sur la première apparition de Zambinella dans l'oeuvre, comme je l'ai indiqué dans le titre.
Je n'arrive pas trop à avancer, j'ai déjà quelques idées : je voulais tout d'abord étudier la progression de cette "extrait", puis montrer qu'il y a une grande présence de la féminité (portrait précis de Zambinella), et enfin montrer la passion amoureuse.
Qu'en pensez-vous ?
Merci d'avance !
Rhegar.Voila la partie dont je fais allusion.
Tout à coup des applaudissements à faire crouler la salle accueillirent l'entrée en scène de la prima donna. Elle s'avança par coquetterie sur le devant du théâtre, et salua le public avec une grâce infinie. Les lumières, l'enthousiasme de tout un peuple, l'illusion de la scène, les prestiges d'une toilette qui, à cette époque, était assez engageante, conspirèrent en faveur de cette femme. Sarrasine poussa des cris de plaisir. Il admirait en ce moment la beauté idéale de laquelle il avait jusqu'alors cherché çà et là les perfections dans la nature, en demandant à un modèle, souvent ignoble, les rondeurs d'une jambe accomplie ; à tel autre, les contours du sein ; à celui-là, ses blanches épaules ; prenant enfin le cou d'une jeune fille, et les mains de cette femme, et les genoux polis de cet enfant, sans rencontrer jamais sous le ciel froid de Paris les riches et suaves créations de la Grèce antique. La Zambinella lui montrait réunies, bien vivantes et délicates, ces exquises proportions de la nature féminine si ardemment désirées, desquelles un sculpteur est, tout à la fois, le juge le plus sévère et le plus passionné. C'était une bouche expressive, des yeux d'amour, un teint d'une blancheur éblouissante. Et joignez à ces détail qui eussent ravi un peintre, toutes les merveilles de Vénus révérées et rendues par le ciseau des Grecs. L'artiste ne se lassait pas d'admirer la grâce inimitable avec laquelle les bras étaient attachés au buste, la roideur prestigieuse du cou, les lignes harmonieusement décrites par les sourcils, par le nez, puis l'ovale parfait du visage, la pureté de ses contours vifs, et l'effet de cils fournis, recourbés qui terminaient de larges et voluptueuses paupières. C'était plus qu'une femme c'était un chef-d’œuvre ! Il se trouvait dans cette création inespérée de l'autour à ravir tous les hommes, à des beautés dignes de satisfaire un critique. Sarrasin dévorait des yeux la statue de Pygmalion, pour lui descendue de son piédestal.
