Bonsoir,
L'"autonomie" en prépa dépend des matières (en langues vivantes et anciennes, ton travail est pratiquement entièrement guidé, c'est-à-dire qu'on t'impose des versions, thèmes, commentaires, ainsi que l'apprentissage de tel vocabulaire ; et tu as rarement le temps de faire autre chose en plus. Mais dans les matières à dissertation, tu es en général beaucoup plus libre : parfois une dissertation sur un thème n'est précédée d'aucun cours du professeur, on te donne une bibliographie assez large et non exclusive, et tu as un mois pour te préparer tout seul...). Ensuite, elle dépend aussi des professeurs (tous ont un peu leur méthode, a fortiori en hypokhâgne où tous ne s'alignent pas sur les exercices et les programmes exigés au concours de l'ENS), et des élèves (le travail donné est plus intéressant lorsque les élèves ont déjà les bases ; les lycées où le par coeur règne en maître et où le carcan est le plus étroit ne sont d'ailleurs pas généralement ceux qui obtiennent les meilleurs résultats).
Pour enseigner la philosophie, je ne sais pas ce qui est le plus valable. L'Ecole normale supérieure reste, c'est sûr, la voie royale pour les concours de l'enseignement supérieur, mais la diminution des postes aux concours fait que la sélection se fait de plus en plus par l'érudition ; et dans ce cas, les étudiants de l'université qui ont travaillé d'arrache-pied dans les 5 années qui précèdent l'agrégation sont souvent supérieurs. Je crois (mais d'autres te renseigneront mieux que moi) que les agrégatifs de philosophie de l'ENS ont connu une déconvenue à l'une des sessions récentes de l'agrégation.