Commentaire comparé - Flaubert, Madame Bovary (II, 8) ; Hugo, Les Travailleurs de la mer (I, I, 6)

Bonjour à tous,
j'ai un commentaire à rédiger sur un corpus de texte composé d'un extrait de Mme Bovary de Flaubert et des Travailleurs de le mer de V. Hugo. Ces deux passages sont des descriptions mais leurs visées sont argumentatives. Je dois faire une présentation du corpus, une problématique, le plan, etc...

Le problème, c'est que je ne sais pas comment faire ce commentaire. Pour la problématique, je pensais à: "Comment un texte descriptif peut se révéler d'une visée argumentative?"
Si vous avez des idées, surtout pour le développement, n'hésitez pas!!
merci d'avance!

mes textes:

ALORS, on vit s'avancer sur l'estrade une petite vieille femme de maintien craintif, et qui paraissait se ratatiner dans ses pauvres vêtements. Elle avait aux pieds de grosses galoches de bois, et, le long des hanches, un grand tablier bleu. Son visage maigre, entouré d'un béguin sans bordure, était plus plissé de rides qu'une pomme de reinette flétrie, et des manches de sa camisole rouge dépassaient deux longues mains, à articulations noueuses. […] Quelque chose d'une rigidité monacale relevait l'expression de sa figure. Rien de triste ou t'attendri n'amollissait ce regard pâle.Dans la fréquentation des animaux elle avait pris leur mutisme et leur placidité.[...]ce demi siècle de servitude

Tel était Gilliatt.
Les filles le trouvaient laid.
Il n’était pas laid. Il était beau peut-être. Il avait dans le profil quelque chose d’un barbare antique. Au repos, il ressemblait à un dace de la colonne trajane. Son oreille était petite, délicate, sans lambeau, et d’une admirable forme acoustique. Il avait entre les deux yeux cette fière ride verticale de l’homme hardi et persévérant. Les deux coins de sa bouche tombaient, ce qui est amer ; son front était d’une courbe noble et sereine ; sa prunelle franche regardait bien, quoique troublée par ce clignement que donne aux pêcheurs la réverbération des vagues. Son rire était puéril et charmant. Pas de plus pur ivoire que ses dents. Mais le hâle l’avait fait presque nègre. On ne se mêle pas impunément à l’océan, à la tempête et à la nuit ; à trente ans, il en paraissait quarante-cinq. Il avait le sombre masque du vent et de la mer.
On l’avait surnommé Gilliatt le Malin.

2

Commentaire comparé - Flaubert, Madame Bovary (II, 8) ; Hugo, Les Travailleurs de la mer (I, I, 6)

Bonsoir Imothep,

Tu pourrais d'abord regarder cette fiche de méthode ici.

Il s'agit de portraits typés, comme à valeur symbolique.
Tu remarqueras combien leur milieu de vie les a façonnés.
Mais leur caractéristique fondamentale n'est donnée qu'à ceux qui savent voir et interpréter.

Commentaire comparé - Flaubert, Madame Bovary (II, 8) ; Hugo, Les Travailleurs de la mer (I, I, 6)

Merci beaucoup pour ta réponse, je commençais à désespérer! J'ai gardé l'idée du façonnement, c'est le point qu'il me manquait dans la première partie de mon plan, et je peux le mettre en lien avec Phèdre que j'ai étudié l'année dernière ! J'ai même récité le passage "Mon mal vient de plus loin...", que de souvenirs !
Tout ça pour dire, MERCI MERCI MERCI !!