Au XXe siècle, des auteurs comme Orwell et Huxley ont fait basculer l’utopie dans la contre-utopie. En gardant les mêmes caractéristiques narratives (sauf que le lieu clos devient l’ensemble de la planète), ils décrivent un monde qui passe sous la domination des totalitarismes : un petit groupe d’hommes impose sa loi tyrannique à la masse, des principes appliqués sans discernement, jusqu’à l’absurde, en arrivent à priver l’individu de toute liberté. « Le mieux est l’ennemi mortel du bien »(Montesquieu). Les univers ainsi créés refusent la différence, l’individualité humaine. La science-fiction s’est aussi emparée de ce modèle avec les risques de la mécanisation, de l’uniformité. La contre-utopie a donc des visées critiques.