| Auguste | |
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1. Auguste vient d'apprendre par Euphorbe, confident de Maxime, qu'un complot a été fomenté contre lui par Cinna et par Maxime lui-même. C'est Maxime qui a envoyé Euphorbe dénouer la conjuration, poussé par son dépit politique (Cinna semble avoir changé radicalement ses opinions) et par ses espoirs amoureux (il aime en secret Émilie)...
Cependant Auguste était prêt à quitter de lui-même le pouvoir, il avait là-dessus consulté ses deux "amis"... Cinna l'avait encouragé à demeurer sur le trône impérial... Auguste ne comprend plus...
Chez Corneille, la "crise" d'un personnage comporte trois phases bien visibles : l'émotion, manifestée par des cris, des imprécations, des lamentations ; la prise de conscience, où le personnage définit sa propre situation et commence à la clarifier ; enfin la décision par laquelle il surmonte héroïquement les contradictions qui le déchiraient.
Ici l'évolution est plus complexe.
3. Auguste est retenu (d'où son indécision) par des raisons diverses :
Enfin on peut expliquer l'irrésolution du personnage par cela que Corneille "ménage ses effets" dans l'attente du coup de théâtre final !
4. Auguste, "prince malheureux" peut éveiller notre sympathie : parvenu par des crimes au pouvoir suprême, il en a bien usé et par là semble justifier les moyens par la fin.
Et ce retour effrayant du passé le trouve moralement désarmé.
Ou plutôt, nous le savons, la vertu romaine va lui donner la force de remporter sa dernière victoire, la plus difficile, la victoire sur lui-même...
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