Textes littéraires XVIe siècle XVIIe siècle XVIIIe siècle XIXe siècle XXe siècle Auteurs Histoire littéraire Genres littéraires Esthétique générale
Fiches de méthode Termes littéraires Annuaire littéraire
Grammaire Questionnaires Stylistique Rhétorique Ancien français
Les épreuves Conseils pour l’écrit Conseils pour l’oral
Entraide scolaire Littérature Langue française Filière littéraire Bac de français Esthétique générale Autres littératures Langues vivantes Langues anciennes Sujets classés Auteurs
Plan Flux RSS Infolettre Recommander

Baudelaire, Les Fleurs du mal

L’Albatros

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

5 À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
10 Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
15 Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

Charles Baudelaire (1821-1867), Les Fleurs du Mal (1857), II.
Cette page a été rédigée par Oregann.

Éléments pour commenter le texte

Présentation

Étude

Pour conclure

Cette page a été rédigée par Oregann.
 Lire ses autres contributions.

Document publié le 10/10/07.